Le ring est ainsi, il livre sa vérité défiant des fois toute logique. C.est ce qui lui permet de connaître ce succès populaire auprès du grand public. Le public justement, celui de Gardannes, a vécu quelque chose d’intense, de fort comme seules les boxes pieds-poings ou non peut livrer.

Vacaris champion du peuple

Xavier Vacaris À vécu quelque chose de fantastique face à un adversaire dur au mal et terriblement dangereux en la personne de Yannick Mertens, vainqueur logique de ce combat. Xavier, leader d’une véritable fratrie, à donner la réplique, assurer le spectacle, fait peur mais à finalement fait l’unanimité auprès de tous. Véritable champion du peuple, il a surpris par son show d’entrée mais également sa fraîcheur physique qui trahi une préparation optimale sous la houlette de Francis Gimenez dont il faut saluer le travail. Ce combat a fait rire, a fait pleurer les jeunes de sa team forcément admirateur d’un coach formidablement humain. Il fallait être sacrément culotté d’affronter Yannick Mertens, véritable bûcheron aux frappes lourdes, sociétaire du Queensburry de Samir Mahjoubi que l’on ne présente plus. Yannick n’est pas tombé dans l’émotion, il a honoré son adversaire en livrant une très bonne prestation. En infligeant un décompte au francais, le Belge pensait avoir réalisé le plus dur mais le boss de VXS Production possède un Fighting Spirit à faire palir de jalousie nos cousins britanniques.

Xavier n’a jamais rien laché, se montrant même entreprenant jusqu’au bout. Le gong met fin au meilleur combat de la soirée et Yannick aura un beau geste de conclusion en remettant sa ceinture de vainqueur à Xavier Vacaris qui aura une belle déclaration : « La victoire n’est pas importante pour moi ce soir. Je me suis fais plaisir c’est l’essentiel. » Il ne pouvait en être autrement avec lui : pas de triomphalisme exacerbé, non de la joie certes mais avec son clan le sourire ayant pris la place de la concentration sur son visage.

Mircea casse les appuis

Claude Pouget a forcément apprécier la prestation d’Eduard Mircea, vainqueur du tournoi dédié aux -80kg. En s’imposant par deux fois avant la limite, le Belge du Queensburry  a démontré que le revers subi à Marseille ne pouvait résumer seul ses qualités pugilistiques. Disposant de Vincent Del Guerra et Sofiane Mwayembe, Eduard s’est appuyé sur des low-kicks de bucheron que l’on à l’habitude voir en Hollande. Mircea a prouvé qu’il avait sa place sur le devant de la scène pugilistique en France mais également en Europe charge à lui de concrétiser. Sofiane Mwayembe et Kevin Vellut ont offert eux-aussi un temps fort de la soirée dans ce qui constituait la première demi-finale du tournoi. Si le premier s’est imposé logiquement avec une boxe plus variée et une anglaise chirurgicale, le second a clairement progressé, structurant mieux sa boxe. Avec une quinzaine de combats à son actif, il a une belle de progression.

Mahieddine a pris son temps

Face à Sasa Polugic, Nordine Mahieddine a construit dans ce championnat d’Europe WAKO Pro. Après un avertissement sans frais sous forme de crochet, le marseillais a testé, jaugé puis foudroyé son adversaire sur un magnifique crochet au corps. Le français a exulté et prouvé une fois encore l’étendu de son talent quand il est en pleine possession de ses moyens. Nordine Mahieddine est le plus beau poids lourd français en activité et évidemment, le meilleur est à venir.

Ce qu’il faut retenir

Il faut retenir la puissance impressionnante d’Hassen Otman qui a brisé le fémur de son adversaire sur une frappe dans les jambes, la grande forme de Geoffrey Viviés expéditif face à Tarek Guermoudi. Il faut retenir aussi, le coup de Giovanni Gross qui s’est imposé sur un splendide coup de pied retourné au corps, la blessure qui a stoppé Yvan Sorel, l’électricité qu’il y a eut entre Wilson Varela et Nicolas Atmani  qui ont un peu perdu leur boxe dans une tentative d’explication musclée. Enfin ce qu’il faudra revenir, c’est que jamais Fabien Fouquet et Steve Magniez ne sont parvenus à se libérer dans ce match où Steve est reparti avec sa couronne européenne ISKA en imposant de belles séries des deux mains dans la dernière reprise.

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