Par Mika A peine revenu en France, nous avons posé quelques questions à Tahar Hadbi après sa victoire au Brave FC. Engagé dans un match impressionnant, Tajhar est revenu pour sur cette soirée fantastique.

Salut Tahar ! Bravo pour ta victoire de vendredi soir face à Mohammad Fakhreddine. Peux-tu nous rappeler le contexte de ce combat…
Bonjour à tous ! Le contexte : Il y eu une grosse guerre médiatique entre nous et ce depuis que mon adversaire avait déclaré forfait la veille de son combat pour le titre mondial de l’organisation face au britannique Carl Booth en août 2017. Je l’avais alors accusé de s’être défilé et d’avoir ruiné l’événement du Brave au Brésil. S’en est suivi altercations à répétition sur les réseaux jusqu’à que cela prenne l’ampleur que l’on connaît et que le Brave décide de nous opposer.
Nous nous sommes alors affrontés lors de la neuvième édition du Brave au Bahreïn en novembre 2017. Le combat avait été déclaré no Contest suite à un coup de genoux accidentel reçu par mon adversaire sur les parties et d’un commun accord nous avions décidé de nous affronter à nouveau pour en terminer avec cette rivalité. Le Brave a alors organisé le rematch en mars 2018 pour sa dixième édition en Jordanie.

Tu restais sur 2 no Contest consécutif avec le Brave, cette victoire par KO doit avoir une saveur particulière pour toi…
Effectivement, je pense être le seul combattant au monde présentant une fiche professionnelle avec deux no Contest consécutifs donc cette victoire avant la limite soulage forcément ! De plus, personne ne me donnait victorieux face à ce combattant classé fightmatrix numéro un au moyen orient et dans le top 100 mondial de la catégorie.

Le Brave avait titré au sujet de ce combat que c’était la plus grosse rivalité de l’organisation. As-tu abordé ce combat avec une pression particulière ?
Ce sont les dires du président Mohamed Shahid en personne et je pense qu’il n’a pas tort. Il y a eu beaucoup d’engouement autour de ce combat. Comme je le disais précédemment, beaucoup de clashs médiatiques entre nous, les fans ont également pris part à tout ça. Au final, tout le monde attendait ce combat, et c’est bon pour les affaires !
Pour ma part, je n’avais aucune pression particulière. J’ai abordé mon camp d’entraînement comme à l’habitude avec une grosse motivation de finir ce combattant que personne n’avait réussi à finaliser avant moi.

Il faut quand même préciser que ton adversaire était quand même un « client » avec 7 victoires par KO en 10 victoires. Cette fois-ci cela a été son tour…
Oui, un gros client aux vues de son palmarès et de son rang au classement mondial. Je présente également une fiche de 8 ko’s en 14 victoires. Aujourd’hui, il fait partie de mes stats, je suis le seul à l’avoir finalisé.

Il y avait ton partenaire de club, David Bear et le Montpelliérain Elias Boudegzdame à l’affiche de cette édition du Brave, on se sent un peu plus à l’aise quand il y’a des compatriotes dans la même soirée ?
La présence de compatriotes facilite la tâche c’est sûr. Nous nous retrouvons tous ensemble pour un même objectif, l’atmosphère est donc plus détendue, la pression du résultat se ressent moins et le séjour devient vite plus confortable.

Après un passage à vide en 2011, tu es revenu très fort par la suite quelles sont tes objectifs pour la suite de ta carrière ?
Une année noire que j’avais décidé de vite oublier avec une grande remise en question et un changement de catégorie passant de 84kg à 77kg. Aujourd’hui, mes objectifs sont clairs, je veux combattre les plus grands et pour ça, il n’y a que l’UFC.

Tu as effectué ton 20ème combats pro, peut-on dire que tu commences à faire partie des anciens ?
Non, je ne pense pas. Si on parle palmarès, je pense que 20 combats ce n’est pas énorme. Et si on parle âge, je me sens encore capable de combattre une décennie de plus !
Je ne fais pas parti des anciens même si cela fait un moment que je suis professionnel au contraire, je suis l’actualité !

La Team Obyfight est une équipe très en vue, on vous sent tous assez proche…
Obyfight c’est le présent et l’avenir, croyez-moi !
Nous disposons d’une salle à l’américaine, avec une partie dédiée à la préparation physique et une autre aux sports de combat en général. A cette structure spacieuse et moderne, s’ajoute un staff très professionnel et performant, présent et à l’écoute de ses athlètes et dont le seul objectif est la recherche de l’excellence. Il y a également un fort vivier de futurs athlètes et une équipe de compétiteurs déjà bien présente dans diverses disciplines.
On a tous un objectif commun, celui de faire briller Obyfight à chacune de nos sorties, tout le monde s’entraide et veut le meilleur pour son partenaire, cela nous rapproche tous et crée une ambiance familiale.

Avant de nous quitter, Peux-tu nous dire quelques mots sur le combat a venir de Mickaël Lebout le 10 mars prochain au M-1..
Mickaël va combattre dans l’une des plus grosses organisations russes face à un adversaire coriace du nom de Faley. Encore une échéance importante pour tout le team et surtout pour lui-même, il aura à cœur de prouver qu’il est l’un des tous meilleurs combattants français. Il est prêt, nous avons préparé ce combat avec minutie, rien n’a été laissé au hasard. Il reviendra avec une belle victoire si Dieu veut.

Ça fait un petit moment que tu connais Mika…
On se connaît depuis près de 10 ans maintenant, on a fait nos armes ensembles, on a évolué ensemble, on a gagné et perdu ensemble… Mickaël c’est quelqu’un de très positif et réfléchi, il cherche toujours à progresser et tirer le meilleur de lui-même, il n’abandonne jamais.

Dernière question, que peut on te souhaiter pour cette année 2018 ?
La santé et le bonheur, le reste n’est que bonus !

As-tu des partenaires ou des amis à saluer avant de nous quitter ?
Je remercie tous ceux qui m’ont aidé de prêt ou de loin dans cette dernière préparation. Ceux qui me soutiennent et croient en moi depuis le départ.
Ma team Obyfight, le boss Abdel Kheznadji et son associé Jean-Karl Leo ainsi que chacun de ses membres. Mon préparateur physique, Sébastien Charreteur (que je conseil à tous ceux désirant améliorer leurs aptitudes physiques) sans qui je ne serai pas devenu l’athlète que je suis aujourd’hui.
Mes frères et partenaires d’entraînement depuis le départ David Bear, Yassine Belhadj et Mickaël Lebout ainsi que Fousseni Samake, Reda Oudgou et Abdelslem Serradj pour leur précieux conseils et accueil ! Merci également au Gym Mahmoudi pour la partie striking ! Merci à mes sponsors Rinkage et Les Sopranos !
Et le plus important, ma famille, mes premiers et plus importants supporters !

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