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Susperregui en impose au Phenix Boxing Only

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IMG_6126A Manuela Gross

Pascal Pastor a tenu son pari : proposer une soirée équilibrée et explosive mais que ce fût compliqué. Imposer un casting logique relevait plus du casse-tête chinois que de la prise de plaisir que peut procurer l’exercice quand il se passe dans de bonnes conditions. Et pourtant, la soirée fût bonne devant un public venu en nombre soutenir les boxeurs présents et parmi des hommes tel qu’Abdellah Ezbiri ou encore Olivier Muller, promoteur de la Fight Night Saint Tropez qui a regardé tous les combats avec un réel intérêt. Sous les caméras de VXS Production pour les chaînes du groupe Canal+, les combats se sont enchaînés à une allure folle offrant tour à tour le lot de sensations qu’étaient venus chercher les spectateurs.

Et des sensations fortes il y en a eût dans le main event qui opposait Stéphane Susperregui au Moldave Pavel Voronin. Ces deux-là ont offert un vrai fight sans se dérober ni chercher la bassesse dans l’attitude. Non, ils étaient dans la générosité et la volonté de gagner dans les règles de l’art. « A ce jeu là » même si le ring n’est sûrement pas un jeu, Stéphane Susperregui s’est montré efficace et redoutable, infligeant un down sur un high kick magnifique dans la première reprise. On aurait pu croire le match plié mais Pavel est un dur, un costaud qui ne lâche jamais et il le prouve dans la deuxième, posant problème avec une anglaise lourde mais aussi en jambes. Le français a compris qu’il fallait construire et rien d’autre. Inutile de chercher le coup dur avec ce genre d’opposant. Alors il va poursuivre son travail sur un rythme soutenu et varié. Imposant clairement son timing dans la dernière reprise, il impose aussi sa distance et son coup d’oeil ce qui constitue le bon choix pour la victoire puisqu’au terme des 3 rounds, il est logiquement déclaré vainqueur. Test réussi pour Stéphane Susperregui qui confirme plus que jamais qu’il faut compter avec lui.

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Antonio Gomez (Espagne) et Mohamed Hendouf (Belgique) ont eux aussi mis leur pierre à l’édifice dans la réussite de cette soirée. Les deux hommes ont offert un match identique tout en agressivité même si c’est dans la gestion qu’ils ont été différent. Antonio démarre mieux son fight et place son travail à mi-distance. Hendouf peine à rentrer dans son fight, et se montre un peu emprunter dans cette première reprise. Mais à mi-combat les choses changent, il reprend sa distance sort les frappes lourdes dans les jambes et travaille bien des deux mains. Gomez ne s’en laisse pas compter, cherche à placer ses poings mais encaisse les genoux. Il est pris de vitesse par le belge qui est bien dans son match. Mohamed Hendouf sera finalement déclaré vainqueur sur le fil même si un match nul convenait mieux en regard du très bon début de fight de l’espagnol.

Rayan Mekki a accepté au pied levé ou presque cette confrontation avec Vang Moua, un match qui a surpris par son intensité et la volonté des deux hommes d’en découdre. Mekki a ce culot de la jeunesse et il n’a jamais douté et ce dès l’entame de match. Il impose son rythme, sa vitesse et nous aurions pu croire que le match allait être « tranquille ». C’est mal connaître Vang Moua qui a démontré que le temps n’avait pas d’emprise avec des frappes lourdes et un finish digne d’un jeune boxeur. Rayan concédant même la dernière à son adversaire au micro de Philippe Velghe (Canal+). Il s’impose logiquement aux points, s’enrichissant au passage d’une belle expérience en K-1.

Aydin Tuncay a fait parler l’expérience mais également l’intelligence de ring face à Murseli Kadri. Aux frappes lourdes des poings de ce dernier, Aydin a fait le choix du travail en zone basse avec des low-kicks dévastateurs. La clef du match était bien dans ce secteur car dès lors, Kadri va baisser en rythme et essuyer le travail des deux mains de Tuncay qui s’impose en patron. Il signe une belle victoire aux points dans une catégorie où on ne l’attendait pas :  les -80kg.

Il était attendu, Lucien Gross, pour ce 4ème Phenix Boxing Only. Malgré la grève des transports, il a parcouru les 400 kilomètres en voiture finalement et s’est présenté au poids, 57,800kg. Pour le bon déroulement de l’organisation, son adversaire, Issam Arabat Ziane essuyait 700 grammes de trop, le combat ayant été conclu à 58kg pas un gramme de plus. Malgré, les discussions et des propositions, le combat ne s’est pas fait. Lucien n’a pas voulu compromettre une échéance à venir estimant à juste titre avoir rempli sa part du contrat. Son cheminement est logique puisqu’il vient de la catégorie du dessous. Finalement Issam Arabat Ziane a affronté et battu le moldave Victor Dosu qui n’a pas opposé que sa volonté de boxer devant les frappes lourdes du français vainqueur en deux rounds. Il faudra retenir que le niçois n’est pas fait pour cette catégorie des -58kg et que son poids de forme se situe autour de 60kg.

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Sammar Rachid a offert le match le plus expéditif face au suisse Pedro Barros. Après une série rapide, Barros ne reprendra pas le combat avant le dix fatidique.

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100% Sanda spirit au Takedown Fighting Championship

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Crédit photo : Julien Strai

L’esprit sanda était une volonté forte que voulaient imposer Cédric Bullion et Yannick Mondelain. Le week-end dernier, à Saint Quentin Fallavier (périphérie de Lyon), les 2 hommes ont proposé un show unique que vous avez pu vivre en live. La magnifique salle du Médian a vibré durant plusieurs heures au rythme d’un spectacle total. Malgré quelques bouleversements de dernière minute sur le programme, l’esprit du sanda a clairement habité les lieux et appelle à une prochain édition. De la danse du lion à la victoire de Socrate Essefi dans le tournoi, le tandem Bulion – Mondelain a mené comme il se doit les choses tout en s’appuyant sur un Jérôme Vidil (le speaker), survitaminé.

Le sanda a ce pouvoir de séduire le public avec des projections rendues spectaculaires par un règlement plus permissif que l’on peut voir en muay thai par exemple. Comme toujours, quand une technique est bien appliquée, elle est efficace. Et il faut bien admettre que dans ce registre là, l’écossais Ryan Donald, malgré une attitude parfois limite, a été impressionnant.


Du sanda à l’UFC il n’y a qu’un pas que plusieurs ont franchi : Cung Le, Muslim Salikhov, Zabit Magomedsharipov ont tous les 3 été titrés en sanda avant de rejoindre l’octogone le plus célèbre de la planète.


La jeunesse n’a pas manqué de piquant durant cette soirée. Socrate Essefi, pensionnaire de la Red’s Team de Redha Sadouki, incarne ce fait en remportant le tournoi contender. En imposant sa puissance en demi-finale (il s’est imposé en 1 round), il est arrivé frais pour affronter et battre le très prometteur Hamza Abdou. Socrate en impose de par sa puissance mais aussi sa faculté à s’adapter à ses adversaires. Le hasard fait bien les choses finalement puisque il est dans une team où des champions de sanda comme Vang Moua, Olivier Moriano ou encore Stéphane Attely ont été par la suite champion en kick boxing sous la griffe de la Red’s Team. La boucle est bouclée.

La Turquie est elle aussi un pays de sanda. Erçin Şirin et Yavuz Selim Kazanci se sont tous les 2 imposés dans leur match respectif (le premier face à Lou-Elie Nguea Makongo et le second face à Florent Burillon joker de dernière minute qui n’a jamais lâché durant ces 5 rounds). Les deux hommes ont affiché une belle maîtrise technique et sens tactique aiguisé. Même s’il leur a fallu rester vigilant jusqu’au bout, les turques ont clairement assumé cette programmation pour repartir au pays victorieux.

Le bilan est positif malgré une faible affluence  expliquée par une diffusion gratuite sur une web tv. Pour Fight Infos c’est une belle découverte que cette « version sportive » du kung fu traditionnel. Le chantier pour développer le concept est énorme mais le duo Bullion –  Mondelain a de bonnes bases pour la suite. Bien encadré, c’est une discipline qui pourrait faire bon nombre d’émules. De ses origines à sa modernité, le sanda à tout pour plaire et une belle vitrine : le Takedown Fighting Championship !

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Jimmy Vienot vu par le photographe Manu Da Luz !

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85104504_327386591515267_2837247192350064640_nLorsqu’un champion de la trempe de Jimmy Vienot passe par l’objectif d’un photographe de renom, Manu Da Luz, cela donne des photos d’exception qui immortalise les instants forts de la carrière d’un boxeur. Vainqueur de son championnat du Monde WMC au Empire Fight, Jimmy va pouvoir ces instants comme seules les photos peuvent donner.

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Evénements

29 février 2020

Glory 75 Utrecht+ de 5 combats pros

Central Studios Evenementenlocatie, Utrecht, Gietijzerstraat 3, 3534 AV Utrecht, Pays-Bas

04 avril 2020

FK One Revival+ de 5 combats pros

Palais des Sports Marcel Cerdan, Levallois, 141 Rue Danton, 92300 Levallois-Perret

Pas d'événement actuellement programmé.

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