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Simply The Best : Lello Perego soigne son retour

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A Mimie, merci pour tout

Le week end passé, dans un contexte particulièrement difficile puisque la Belgique était en état d’alerte, la commune de Farciennes, grâce à un renfort exceptionnel des forces de l’ordre, Osman Yigin a pu proposer au public le Simply The Best 9. Et en ces temps de discorde, plusieurs pays étaient représentés (Argentine, France, Belgique, Turquie, Hongrie, Roumanie, Grèce, Russie, Malte….) preuve qu’il est possible de faire des choses constructive ensemble.

JBR_7437Devant une assistance chaleureuse (la salle était à guichet fermé), le 9ème opus a tenu toutes ses promesses avec des combats engagés, filmés par les caméras de VXS Production. Il y avait du beau Monde au plat pays :  Stéphane Cabrera (président de la World Kickboxing Network), Noël Van Den Heuvel (immense champion belge), Yilmaz Demirkapu (redoutable guerrier) mais aussi partenaires et mordus de pieds-poings ont répondu présent.

Cette date était symbolique pour un homme : Lello Perego. « Le sultan », sociétaire du Osman Gym, faisait son retour après deux ans d’absence où il a découvert les joies de la paternité. Lello était attendu par le public mais également son adversaire, le grec Nikolaos Kontagiannis. Ce dernier n’était pas venu au plat pays pour faire de la figuration, loin de là. La question la plus récurrente c’est quel impact a eût ce break de deux ans sur Perego. Finalement, le belge avait parfaitement préparé ce combat. En imposant d’emblée son rythme, il n’a jamais laissé le grec s’installer. Dit comme cela, ça pourrait passer pour de la facilité mais ce serait faire injure au jusqu’au-boutisme de Nikolaos qui n’a jamais rien lâché, posant même des problèmes avec ses poings. Lello a su travailler des deux mains, conclure en low kick et ponctuer de genoux. De plus en plus à l’aise au fil des rounds, la troisième reprise fût la meilleure pour lui puisqu’il va mettre à mal la résistance du grec qui va essuyer de lourdes séries en poings, frôlant de très peu le knock down. Victoire logique aux points pour Lello Perego qui revient avec force sur le devant de la scène, prouvant au passage que cette coupure e deux ans lui a été bénéfique.

Il est l’autre homme fort du Osman Gym, Nordine Saidane. Il gravit les échelons un à un et face à l’argentin Ariel Araneda, il l’a prouvé. Taillé dans un roc, Araneda a payé tout au long du combat, sa mauvaise gestion du poids. Car s’il a passé sans problème l’examen de la pesée, ce fût au prix de lourds sacrifices. Néanmoins, l’homme a été dangereux notamment en poing et en jambe (le pieds-poings est clairement en bonne voie au pays de Maradonna).Nordine a été intelligent tout au long des cinq rounds. Il a construit patiemment sans tomber dans le piège tendu par son adversaire. Il travaille bien des deux mains, suit toujours avec une jambe et ne se laisse pas débordé même si le travail au corps de son rival était solide. Nordine trouve la faille dans la 3ème avec un crochet. Ariel est compté et on le croit mal engagé pour la suite. Il n’en fût rien. L’homme est fier et revient peu à peu dans le match avec ses poings lourds, ses jambes qui claquent.Mais le belge ne s’en laisse pas compter et poursuit son débit constant jusqu’au coup de gong final. Il s’impose aux points et devient champion intercontinental WKN dans les règles K-1.

Il s’appelle Paolo Renna, vient du Girardi Gym et ce boxeur fait clairement partie de la relève en Belgique. Face au roumain Alexandru Felipe, Renna qui a rapidement compris que la foudre était dans les poings de son adversaire, a imposer son savoir faire en matière de lows-kick qui ne sont pas sans rappeler ceux de l’école hollandaise. Patiemment, Paolo a travaillé à l’intérieur comme à l’extérieur poussant finalement son adversaire à l’abandon. Ce dernier aura chercher systématiquement à placer ses crochets larges, en vain. Paolo Renna signe une victoire très nette et se fait clairement remarquer de la meilleure des façons.

Il s’appelle Magomed Munayev, il a la foudre dans les mains et face au maltais Reuben Azzopardi, il a tout simplement été impressionnant. Attentif à la boxe de son adversaire, il va trouvé une première faille en poing sur une charge de son adversaire. Compté, Reuben repart en guerrier même s’il doit gérer. Dès lors, le match a basculé car c’est un contre magistral en crochet que Magomed va stopper la rencontre, Azzopardi étant ko pour le compte. Il s’appelle Magomed Munayev et il va faire parler de lui.

Pour le seul combat féminin de la soirée, la belge Ashley Gilson affrontait la hongroise Lehota Krisztina pour une opposition de styles et de physiques en règle. Rendant plusieurs centimètres à sa rival, la hongroise a dû casser la distance constamment dans ce combat. Gilson a gérer la boxe brouillonne avec ses genoux en contre et un travail en ligne en poing. Du coeur, Lehota n’en a pas manqué loin de là ; mais elle n’est pas parvenu à trouver la solution face Gilson qui va finir très fort le combat et s’imposer aux points.

Il y avait une belle série de classe B dans cette soirée ; Osman Yigin n’a pas fait de cadeaux à ses troupes et si victoire il y a eût, il a fallu aller la chercher. Xavier Lejour s’est démarqué face à Abdellah Aarab. Ce dernier a offert une réplique solide mais Xavier a construit et offert une boxe plus précise. Face au français Ahmed Mezatni (le frère cadet de Kamel), Gaetano Pirello dit le tigre a fait la différence en anglaise même s’il a connu de sérieuses difficultés en corps à corps. Enfin, Valentin Di Quinzio (Osman Gym) croisait le fer avec le très solide et puissant Killian Moulun. Ce dernier a parler la poudre avec des jambes redoutables au corps et des frappes lourdes dans les mains devant un boxeur un peu noué par ce premier combat devant son public.

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  1. Pingback: Belgique : Engin Senel propose l’Ultimate Fight Night | Les Infos Du Fight

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L’Europe remet en cause la main mise des fédérations sportives

C’est un article très intéressant paru dans Le Point qui nous a fait bondir : A travers sa commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager remet clairement en cause la main mise des fédérations sportives sur les sports qu’elles régissent. En résumé, elle estime qu’une fédération de tutelles ne peut en aucun cas ne peut faire interdire un événement privé.

L'Europe remet en cause la main mise des fédérations sportives

Evidemment, cette annonce faite en décembre dernier est un véritable coup de tonnerre parmi les disciplines sportives les plus en vue comme le football qui voit clairement arriver la menace d’une concurrence qui pourrait faire des dégâts.

Et le pieds-poings, qui fait figure d’épingle dans la botte de foin de la jungle sportive, n’échappe pas à cette règle même si pour l’instant aucun cas ne fais jurisprudence. La raison est simple : actuellement la loi française est bien plus complexe que la loi européenne et ce serait forcément compliqué de tenter une telle aventure. Pourtant compliqué ne veut pas dire impossible, bien au contraire.  L’entreprise sera difficile car les pouvoirs publics français veille mais l’organisateur qui ira jusqu’au bout de son projet, ouvrira une brèche.

Evidemment, le système à ses failles comme la professionnalisation du statut de l’athlète qui se verra contraint de payer ses charges à l’état en tant que salarié et il en va de même pour le promoteur qui devient employeur pour le coup. L’appellation « pro » prendrait tout son sens même si encore une fois, il est possible de faire autrement

C’est en cela que les fédérations qui régissent nos disciplines ne sont pas inquiétées car, en France, il n’y a pas de promotions professionnelles hormis les circuits. En revanche ce peut être un véritable contre-pouvoir qui obligerait les instances fédérales à plus de dialogue et d’écoute envers les clubs.

Les mois qui viennent s’annoncent passionnant car il va y avoir évidemment des tentatives de ce que l’on pourrait appeler une émancipation. Ce qui entrainera des batailles juridiques sans précédents, souvent longues mais qui pourrait déboucher sur une évolution de nos disciplines. Une certitude les choses vont changer ! Il ne peut en être autrement même si cela prendra un peu de temps. Selon le droit européen, une entreprise pourra désormais mettre un circuit privé ou une compétition privée en place sans un aval fédéral. Ce n’est plus un pavé mais clairement un parpaing qui est jeté dans la marre !

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Phenix Boxing Only – Enfusion : comme une première !

Elle était attendue cette première édition du Phenix Boxing Only – Enfusion. D’abord il faut bien expliquer que ce nom découle du fait que le promoteur de cet événement n’est autre que Pascal Pastor et personne d’autre. L’Enfusion n’a finalement fait que collaborer avec l’organisateur français qui a du déployer des trésors de patience pour bien des raisons. Comme pour une première au théâtre ou pour la tournée d’un chanteur à succès, il y a eût des instants magiques et des choses perfectibles ce qui expliquent que ce premier opus alimentera les discussions toutes proportions gardées évidemment. Globalement, la soirée fût bonne avec un tournoi qui a tenu ses promesses et quelques sensations fortes distillées par des combats enjoués pour ne pas dire pimentés. Retour sans photo sur cette soirée puisque l’Enfusion a interdit toute prise de cliché par la presse dans son ensemble. Un comble difficilement explicable de la part d’un circuit qui est finalement loin d’avoir la dimension qu’il veut bien faire croire.

Merci mille fois à Pascal Pastor et son équipe qui ont su accueillir dignement les boxeurs malgré un nombre impressionnant de contre-temps de dernière minute qu’il a fallu régler. Déménager cette soirée sur Sallanches était une décision difficile à prendre mais Pastor a tenu bon et si la salle était remplie à 85%, il faut bien admettre que le pieds-poings a peut être trouvé une place dans cette région de France.

Un tournoi passionnant

Il faut bien admettre que le tournoi proposé par Pascal Pastor a tenu toutes ses promesses. Quels rebondissements il y a eût avec d’emblée l’élimination au premier tout de Marvin Monteiro par un Mickael Palandre surprenant à souhait. Il a joué crânement sa chance, sans faire de complexe et c’est passé. Dans la douleur bien sur car Monteiro n’est pas le premier venu. Dans ce combat, il fallait osé et le français ne s’en est pas privé pour finalement prendre un succès qui sera marquant pour la suite de sa carrière. Pour Carlo Bérichon, les choses ont été plus compliquées ; jamais il n’est parvenu à se libérer pour imposer sa boxe face à Youssef Challouki qui allait devenir par la suite le vainqueur de l’épreuve. Le belge a aisément cadré son adversaire pour imposer son travail des deux mains au corps tout en gérant son capital physique. Du grand art puisqu’il s’est totalement libéré en finale pour infliger plusieurs décomptes à Mickael Palandre amoindri par les stigmates d’un premier combat usant. Dans la gestion comme dans la manière de faire, Youssef Challouki a impressionné. Clairement son métier a fait la différence dans ce tournoi où il en ressort que l’expérience était un facteur déterminant.

Bokeme méritait mieux

On attendait avec une certain impatience Ulrik Bokeme. Opposé au marocain Hicham El Gaoui, le congolais s’est montré observateur avant de déclencher des missiles en poing. El Gaoui mouline bien des deux mains, balance cette jambe à l’intérieur mais manque cruellement d’efficacité. En boxeur d’intelligence, Ulrik reste vigilant et poursuit sur le même schéma dans la seconde reprise. C’est vrai qu’Hicham prend l’initiative mais il faut attendre la dernière reprise pour le voir réellement durcir sa boxe. Il se libère peu à peu et trouve des failles dans la garde de Bokeme au point de prendre ce dernier round. Le verdict tombe en sa faveur et c’est un coup dur pour Ulrik Bokeme qui méritait mieux. L’efficacité et la précision des coups dont il a fait preuve auraient dû lui octroyer le gain du match. C’est un coup d’arrêt pour celui qui restait sur une belle dynamique de combats victorieux. L’homme a du tempérament et si la déception était de mise, il aura le coeur pour relancer rapidement la machine.

Carton rouge à Ruby Mesu

Avec 2,6kg de trop sur la limite fixée par le contrat qu’elle avait signé pour ce combat, Ruby Mesu n’a clairement pas respecté son adversaire, Amel Dehby. Pire encore, on a senti une certaine habitude dans la façon de la part de son coin dans la discussion qui a suivi la pesée pour trouver un accord. Rien ne peut être reproché à la française qui avait fait le job en honorant ses engagements. Si des adversaires ont été évoqué, hélas, il a fallu se résoudre à l’annulation d’un fight qui aurait dû être important pour Dehby qui veut affronter les meilleures de sa catégorie.

Rachid Magmadi et son high kick !

Il y a beaucoup à dire sur Rachid Magmadi et son high kick. Déjà c’est une technique qui fait des merveilles chez le sociétaire du club Ebam car c’est la troisième fois qu’il signe un KO à la première reprise avec ses jambes. Son adversaire, Antonin Marconi en a fait les frais malgré une belle entame de match. La force de Rachid c’est son sens du timing : il sait placer ce coup au moment où il faut pour abréger la rencontre. Pour l’anecdote, c’est la deuxième fois de la saison qu’il s’impose de cette manière et de toute évidence, ce succès va lui faire faire un bon au classement Fight Infos – Canal+ chez les -67kg où l’attendent plusieurs défis.

Gross – Iseli, trop électrique

Giovanni Gross et Milan Iseli se retrouvaient pour une revanche avec à la clef la ceinture du Enfusion des -57kg. L’enjeu a clairement paralysé les débats qui se sont fait finalement dans les règles K-1 à la française et non celles plus permissives du Enfusion. Le match a été tronqué par les clinchs à répétition de Milan, perdu dans ce règlement bien trop complexe. Il y a eût de l’énervement chez Gross qui en a oublié sa boxe au grand regret de son coin qui lui demandait de rester concentré. Ce qui a donné au final un match parfois border line, trop même pour laisser décanter les quelques belles actions que l’on a pu voir. En finalité, le français s’est imposé aux points, au bénéfice justement de tentatives plus lisibles malgré un menton en béton du suisse bien malheureux après le match, de ne pas avoir pu s’exprimer comme il le voulait.

Du talent et de l’envie

Dans la carte préliminaire, le talent et l’envie étaient bien présents. Et le match le plus âpre et le plus disputé fût celui qui opposait Chafia Djouahra à Majda Amassafi. La française a dû batailler devant les charges incessantes de l’italienne qui a confondu parfois vitesse et précipitation. Chafia a fait la différence sur un travail varié (genoux, low kick) en réponse au pressing constant des deux mains de Majda qui a tout de même séduit. Thierry Mosimann a lui aussi solide et entreprenant face Adriano Tripoli. Le suisse, a réalisé un finish en puissance pour obtenir le gain du combat. Yoann Mermoux obtient un succès aux forceps face à Victor Bordage qui mérite vraiment une revanche car il s’est montré entreprenant à souhait. Enfin Jaouadi Abderrahim a dominé aux points Hamza Sahli dans un match très animé.

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