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Rendez-vous pieds-poings réussi à Cavalaire

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IMG_3739Crédit photo : Florian Carmona pour le Cavalaire Kickboxing Show

S’il n’est pas seul à avoir proposé le premier Cavalaire Kickboxing Show puisque sa société IT Agency et la mairie de Cavalaire pour l’événement, Yacin Berrabah a marqué les esprits avec un événement parfaitement réglé, une fightcard soignée, équilibrée et volontaire qui a ravi le public présent. Du premier magistrat, monsieur Philippe Leonelli aux spécialistes que sont Olivier Muller et Vincent Pelat, promoteurs de la Fight Night Saint Tropez qui étaient venus soutenir le CKS, tous se sont montrés élogieux à l’égard de la soirée. Et ils ont eût raison car le spectacle a été là et nous adressons une mention spéciale aux boxeurs de l’AJSR Saint Raphael de Badri Rouabhia qui ont littéralement volé la vedette aux autres boxeurs présents.

Cyril Benzaquen, l’intelligence du ring

« Anima Sana In Coropore Sano » (un esprit sain dans un corps sain) pourrait être la devise de Cyril Benzaquen. Le parisien a fait preuve d’une belle intelligence de ring samedi soir sur le ring de Cavalaire. Opposé à l’anglais Kev Ward, le français n’est jamais tombé dans le piège du britannique bien plus grand mais qui n’a pas su profiter de son allonge. La clef du match résidait dans la mobilité pour Benzaquen mais également dans la prise d’initiative en poing comme en jambe. Ward s’est montré dangereux avec son travail en ligne et ses frappes en jambes trop sporadiques il est vrai. Cyril était prêt pour ce genre de match qui fût essentiellement tactique où il ne fallait pas faire d’erreur. Il a su resté concentré et gérer comme il fallait son championnat du Monde dans lequel il défendait pour la première fois son titre. Mission accomplie pour lui qui doit se tourner vers l’avenir où les challenges ne manquent pas. Dans cette division des -80kg, les noms de Cédric Tousch pour une revanche ou Mehdi Kada sont synonymes d’adversaires crédibles et à prendre au sérieux.

Made in Branchu

Jocelyn et Matthias Branchu ont lancé une « branchu mania » depuis quelques jours. Les jumeaux de l’AJSR ont clairement fait leur effet auprès de la gente féminine lors de la pesée officielle avant de ravir le public avec deux matchs rugueux et intelligents. Dans l’ordre chronologique des faits Jocelyn disputait le titre de champion de France de kick boxing à Jean Luc Assaméné. Quelle belle science du combat nous ont offert les deux hommes le long de ses 5 rounds. Dans un début de match très engagé où chacun a tenté d’éprouvé l’autre avec des frappes puissantes, en jambes. Jocelyn, ponctue avec ses mains et revient sans cesse en zone basse. La solution était là puisqu’il va saper peu à peu les appuis de Jean Luc qui ne lâchera pas pour autant. Sans se précipiter, Branchu a construit patiemment, affichant un stoïcisme absolu et une volonté inébranlable. En toute logique, il est devenu champion de France de kick boxing des -66,800kg en s’imposant aux points. La voie était tracé pour Matthias qui affrontait le bouillant Sylvain Chambaudry pour le titre national en K-1 chez les -64,800kg. Ce match a offert au public son lot de sensations fortes. Sylvain a chargé d’emblée, cassant la distance pour imposer ses poings. Rapidement, Branchu trouve des failles en poings et contre durement malgré une belle mobilité du buste. Le rapahaëlois varie bien les zones de frappes, touche en genoux au visage, sort les lows kick. Il inflige un knock down à son adversaire avec un contre magistral en poing. Dès lors, il prend la mesure du combat et durcit considérablement les choses. Chambaudry fait preuve d’un coeur énorme car le match est dur, son visage en atteste. Il tentera le tout pour le tout jusqu’au bout mais les frappes de son adversaire ont fait leur oeuvre. Matthias Branchu offre un deuxième titre de champion de France à sa team. Quelque chose nous dit que ce n’est pas fini !

Hakim Ketaieb, champion de France

Il est souvent important ce titre de champion de France qui a pris tout son sens dans cette soirée dont il faudra s’inspirer. Hakim Ketaieb affrontait Mickael Gérard pour le titre national des -66,800kg dans les règles K-1. Ketaieb rentre plus difficilement dans son match, la faute aux frappes lourdes des deux mains de son opposant. Gérard est à l’aise avec ses poings et ne se gêne pas pour contrer durement. Hakim se montre patient puis se lâche peu à peu, remisant systématiquement en low kick. Peu à peu, les frappes zone basse ont raison de la résistance de Mickael qui ne veut rien lâcher et qui reste dangereux en contre. Hakim place ses genoux à la Boussaha, genoux qui monte haut et trouve leur cible. Il poursuit son travail dans les jambes jusqu’au coup de gong finale. Il s’impose aux points, félicité par son adversaire qui montre un bel état d’esprit malgré la défaite.

Yannick Reine confirme devant Mikael Peynaud

C’était un combat revanche, entre Yannick Reine, vainqueur du premier combat et Mikael Peynaud. Les deux hommes ont livré chacun une partition différente. Peynaud a axé sur sa puissance de frappe, Yannick a fait le choix d’un panel technique varié. Le sociétaire de l’USV a démontré l’étendu de son talent, appliquant à la lettre le coaching de Pascal Arène, fin stratège qui connaît bien son sujet. Yannick désaxe, remise en jambe, sort les genoux et n’oublie pas ses poings. Il surprend Mikael avec un direct magnifique en contre. Compté, le boxeur du Maccabi Paris revient un peu dans la seconde avec une meilleur précision dans ses coups mais Reine ne l’entend pas de cette oreille. Il utilise à merveille son jeu de jambe et poursuit son travail en variant les zones. Du grand art. Il s’impose logiquement aux points et se rapproche un peu plus de la première place du classement LIDF 2016 des -63,500kg.

Vincent Del Guerra trouve ses marques

Transfuge du pancrace, le marseillais Vincent Del Guerra trouve peu à peu ses marques en K-1. Face à René Dione, il a su faire parler sa puissance mais également construire malgré la robustesse de son adversaire. Il touche durement dans la première reprise sans pour autant suivre ; Dione marque le pas avant de se reprendre un peu plus tard avec un travail des deux mains. Il encaisse la puissance en poings de son adversaire qui en oublie un peu sa garde et laisse des failles dans sa défense. Dione sort les low-kicks et profite un peu d’une baisse de régime de Del Guerra pour revenir un peu plus dans le match. Vincent va alors tout donner pour marquer les points les plus net et s’imposer logiquement aux points.

Mallaury Kalachnikoff confirme

Face à Malika Seyah, Mallaury Kalachnikoff voulait confirmer son premier succès. Les deux jeunes femmes ouvraient la soirée et elles ont mis la manière dans ce premier débat. Malika axe sur un travail en jambe et tente un pressing des deux mains. Mallaury pour sa part choisi les frappes lourdes en poing. Elle fait mal dans ce secteur du combat où elle est supérieure à son adversaire. Poussée par Badri Rouabhia, Kalachnikoff sort sporadiquement les jambes mais également les genoux. Face à un adversaire volontaire à souhait, Mallaury va pousser l’arbitre à compter dans la troisième reprise avec une série des deux mains. Comptée, Malika repart au combat mais laissera en toute logique le gain du match à son adversaire qui confirme peu à peu les espoirs placés en elle.

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Glory : Mickael Palandre, se révèle et intègre le Top 10 !

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S’il y a un boxeur qui a marqué le Glory à Paris le week-end passé, c’est bien Mickael Palandre qui a donné bien des leçons en 3 rounds de 3 minutes. Bien sûr que Wlad Tuinov était le favori de cette rencontre mais il fallait être ignorant pour ne pas voir la possibilité d’une victoire en faveur du français. En même c’est un sport national chez nous que de « dézinguer » un boxeur là où la solidarité devrait être de mise autour de lui.

Palandre et sa team ont fait fi de tour pour répondre sur le ring, rien que sur le ring. Les rois du clavier n’ont pu que constater que « Mikk » n’était pas là par hasard. Par le passé il avait déjà battu des solides comme le russe. Gaëtan Dambo, Yazid Boussaha sont de ceux-là. Palandre a une qualité maîtresse dans sa panoplie de boxeur : un mental à toute épreuve. Cette force de caractère lui a servi tout au long du match qu’il a mal démarré.

Mais quel retour dans la deuxième reprise où ses frappes en zone basse et médiane ont été efficace sans oublier ses genoux. Malgré les missiles des deux mains de Tuinov, le pensionnaire du BT 42 a boxé en patron, imposant sa distance et son rythme ce qui n’était pas au goût de son rival qui s’énervait à la minute de repos. Palandre s’est transcender durant le match poussé par les siens, motivé à l’idée de gagner et gravir les échelons.

Le Glory l’a bien compris et l’a intégré dans le Top 10 des -70kg (il est classé challenger numéro 9). C’est une belle récompense qui plus est méritée pour le français qui voit que le travail porte ses fruits même si le plus dur reste à venir. Il a franchi un cap mais il y a encore du chemin à faire.

Mickael est nié entouré avec Irwyn Baltazar Dias qui sait se montrer patient. La leçon à retenir de ce que réalise Palandre actuellement est là : il faut construire et ne pas se précipiter en écoutant le chant des sirènes. Les faits donnent raison au duo et leur team qui n’ont pas fini de faire parler d’eux !

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Doumbe, Meksen le règne sans partage !

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Crédit Photo : James Law, Glory Sports International Indéniablement, le règne est sans partage pour Cédric Doumbe comme pour Anissa Meksen. Ces deux-là sont au sommet de leur art et maîtrisent parfaitement leur sujet à tel point qu’il est devenu très difficile de leur trouver un challenger digne de ce nom.

Qui peut battre Cédric Doumbe ?

Après son impressionnant succès face à Alim Nabiyev au Glory 66, Cédric Doumbe a franchi un cap en entrant un peu plus dans la légende. Jamais un boxeur n’avait connu une ascension aussi fulgurante. Homme de caractère mais surtout homme de séduction, Cédric a su apprendre de ce qu’il fait pour pouvoir grandir. Il a repoussé tous les codes imaginables et ouvert une nouvelle voie aux combattants de la génération qui suit. Car plus que jamais, de la communication à son style devenu terriblement efficace (sur ses 5 derniers combats il en a remporté 4 avant la limite), il s’est métamorphosé pour devenir une machine de combat ultra-perfectionnée. Il maîtrise tout parfaitement et soigne chaque détail de ce qu’il entreprend ce qui impose une capacité d’analyse poussée à son paroxysme. Physiquement, mentalement il n’est plus le même homme et de toute évidence, même si le ring ne met pas à l’abri d’une surprise, il n’a pas de rival qui puisse le renverser actuellement. Cette situation force à l’interrogation. Quel peut être l’avenir de Cédric ? Il est à un stade où il a battu les meilleurs de sa catégorie. Il jouie désormais d’un statut à part avec cette ceinture des welters qui ne le quitte plus.

C’est un combattant phare du Glory qui génère une véritable interaction avec le public (samedi soir en l’espace de quelques minutes, il a réalisé un nombre conséquent de photos avec les fans sous le charme de celui qui allait devenir quintuple champion du Glory). Quoi qu’il en soit, l’avenir est doré pour Cédric Doumbe qui est bel et bien la grande star française dont le pieds-poings avait besoin.

La dimension Meksen

Pour Anissa Meksen les choses sont quelques peu différentes même si elle aussi affiche une maîtrise du ring inégalée à ce jour. Anissa a ouvert des portes en prenant la ceinture du Glory et en la conservant aussi longtemps. Après avoir battu tous ses challengers, elle se retrouve sans rivales à sa hauteur et la tâche est ardue de lui trouver des boxeuses dignes de ce nom et qu’elle n’a pas déjà battu. Sa plus grande force est sa détermination sans faille. C’est quelque chose que l’on voit souvent dans les autres disciplines sportives, un peu moins en pieds-poings où la carrière est plus accessible. Meksen se distingue en cela mais aussi de part son expérience (elle affiche 120 combats environ). Le Glory va devoir remuer ciel et terre pour lui trouver des challengers crédibles car elle a déjà battu tout le Monde. A 31 ans, Anissa est au sommet de son art et elle est partie pour durer. Les challenges n’ont jamais été un obstacle car après la savate boxe française, c’est en muay thai qu’elle s’est illustrée. Elle s’est essayée à la boxe où elle a pris le titre de championne de France, elle peut donc envisager sereinement son avenir. C’est une boxeuse incontournable du Glory, elle est même fer de lance des féminines. Meksen connaît bien les circuits et leur fonctionnement (elle a remporté le Enfusion et fait une finale au Kunlun Fight). Elle a apporté une nouvelle dimension à la boxe féminine et susciter bien des carrières. A chaque période sa championne même si de ce côté là, elle réalise ce que personne ou peu avait réalisé avant.

La difficile mission du Glory

Le Glory va devoir faire des efforts colossaux pour dynamiser ces catégories pour les rendre toujours plus attractive et sortir des combats comme ceux de samedi soir. La concurrence est rude avec le One Championship, l’Enfusion etc…. même si certaines de ces organisations n’ont pas les moyens du circuit de Pierre Andurand, elles agissent de plus en plus avec des contrats pour conserver leurs boxeurs. La difficile mission du Glory est de recruter des boxeurs les faire évoluer rapidement pour en faire des challengers crédibles et capables de battre des champions tels que Cédric Doumbe et Anissa Meksen. Et pour l’instant, nous ne sommes pas loin du mission impossible !

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juillet 2019
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