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Le mûr : Qu’il nous a manqué ce Power Trophy !

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Crédit photo : Nathan

Le ton était finalement donné bien avant que la soirée se déroule avec la vente de toutes les places disponibles. Le Power Trophy était attendu par son public, nostalgique des ambiances folles de Chateaurenard. Gilbert Donati et Nicolas Bouisson ont réussi le pari de cette délocalisation qui fût un succès total. Cette première collaboration entre les deux homes a fonctionné à merveille et placé la ville d’Orange parmi les villes en devenir du pieds-poings français. Nous n’oublions pas Attila Racz qui fût le trait d’union entre la Hongrie et la France ; il a su sélectionné les combattants qu’il fallait pour assurer le spectacle mais également une réplique redoutable.

Le succès de ce Power Trophy tourne autour justement de la qualité des oppositions proposées mais également d’un show prenant en dehors du ring. L’ouverture de la partie pro fût captivante à souhait et on en vient à regretter de ne pas voir cet événement dans le fameux théâtre antique d’Orange. C’est une perspective à étudier, c’est une évidence car le lieu se prête formidablement à des joutes pugilistiques modernes. Et le maire d’Orange, Jacques Bompard n’a pas été insensible à la proposition du journaliste de Canal+, Philippe Velghe qui a noté que finalement la salle était trop petite en guise de clin d’oeil. Le premier des citoyens a apprécié le spectacle offert par les plus jeunes mais également les plus aguerris. Il ne peut en être autrement.

Car les acteurs de la soirée ont tenu leur rang et leurs engagement de donner tout même si rien n’est jamais parfait sur le ring. Nicolas Atmani avait donné le ton de cette soirée en offrant une belle partition qui lançait comme il faut l’élite, bien inspiré. Et finalement, Jérémy Ragazzacci et Johan Tkac ont enfoncé le clou avec un match fantastique en 4 rounds car le corps arbitral dans son ensemble et Gabriel Laruffa, superviseur de la confrontation, se sont appuyés sur le règlement pour propulser les deux hommes vers un quatrième acte logique. Ragazzacci a été tout simplement impérial face à Tkac frappeur hors pair qui envoie son adversaire au tapis sur un crochet magistral. Tour à tour, les combats ont livré leur lot de sensations fortes. Thibault Rey a lui aussi apporter sa pierre à l’édifice face à un Achraf Athmani entreprenant à souhait. Fidèle à lui-même, Rey a pressé avant de faire craquer. Usant avec des frappes lourdes, Rey a signé un succès logique qui rappelle combien il est redoutable à mi-distance.

Qui se plaindra du fight entre Sébastien Pace et David Elszaszer (Hongrie) ? Personne ! Le français monstre de puissance, s’est montré vaillant face à un adversaire redoutable qui a su construire, user notamment avec ses genoux pour pousser le coin du français à jeter l’éponge. Le mot d’ordre était simple sur cette soirée : envie.

Car de l’envie il en fallait pour aller chercher sa victoire. De l’envie il en fallait à Jonathan Challut face au très prometteur Alex Gonkzi (Hongrie). Ce dernier est un petit phénomène qui avait rater son examen de passage à la Stars Night. Rapide, précis, il a infliger deux décomptes à son adversaire qui va pourtant , ne jamais lâcher, trouvant même plusieurs faille. Il y a des défaites qui vous font grandir et Jonathan devra s’inspirer de ce combat pour la suite.

La France s’est imposé dans cette confrontation avec la Hongrie. Mickael Pignolo est de ceux qui ont donné un point. Revenant aux affaires, l’arlésien voulait bien faire et s’est parfois un peu emballé. Physiquement au top, il lui faudra évidemment quelques combats de plus pour revenir à son meilleur niveau. Force est de tout de constater qu’il en a sous le pied, imprimant un rythme infernal à son com back qui lui tenait à coeur. Karim Bidouch a pour sa part fait l’essentiel : gagner. Face à un opposant compliqué à boxer, il a fait le choix de l’intelligence et briser les appuis du hongrois, solide pour le coup. Quelque peu frustré par cette opposition, le français voulait prendre du plaisir, le ring en a décidé autrement.

Et puis vainc Giovanni ! Il l’a voulait cette ceinture Giovanni Gross, il l’a voulait tant. Face à un véritable bloc en la personne de Laszlo Zoke, il a fallu être patient ou presque. Car ce back fist dans la première donnait le ton de ce match. Down, Laszlo n’est pas venu figurer, ni participer, il vient chercher une couronne mondiale ! Les coups de genoux plein fer n’ont que pour résultat une envie croissante d’en découdre. Il faut se reconcentrer côté français car en face c’est dangereux. Ca peut faire très mal ! Mais « Gio » n’est pas là par hasard. Ce genre de matchs, il en a fait encore et encore, il le sait. Ca va venir ! Dangereux avec ses poings, c’est pourtant sur une jambe qu’il va s’appuyer pour mettre fin au débat. Il devient le nouveau champion du Monde ISKA chez les -55kg. Cette victoire le conforte dans sa position de numéro 1 français de la catégorie c’est un fait. Plus que jamais, le Japon lui tend les bras, il le doit. Giovanni Gross est sans aucun doute l’homme le plus à-même de bousculer la hiérarchie nippone.

Cette confrontation a clos une soirée qui a fait du bien. S’appuyant sur des valeurs d’humanisme et de générosité, il va falloir tout de même patienter quelques mois avant de retrouver le Power Trophy. C’est la seule ombre au tableau !

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Glory 70 : l’absence de Doumbe redistribue les rôles !

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L’absence de Cédric Doumbe aura au moins une connotation positive : celle de redistribuer les rôles des français en live dans ce 70ème opus du Glory. La carte principale prend un autre intérêt notamment pour Abdellah Ezbiri.

De par le lieu mais aussi son statut, Abdellah Ezbiri avait déjà les faveurs du public. Désormais, les lyonnais attendent de lui un peu plus encore dans cette véritable demie-finale mondiale. L’occasion est belle pour Abdellah de bénéficier de ce surplus d’exposition médiatique qui l’oblige un peu plus encore à faire un grand match. Il en va de même pour Mickael Palandre actuel numéro 8 chez les lightweights. Boxeur réservé, le pensionnaire du BT 42 avait déjà annoncer la couleur face à Vlad Tuinov en s’imposant aux points. Palandre est en pleine ascension, peu importe l’adversaire, il va jouer les premiers rôles dans cette édition lyonnaise où les français sont en nombre.


Troy Jones, surprenant joker de Doumbe. L’américain, numéro 4 chez les welters, a été désigné pour affronter Murtel Groenhart. Invaincu au Glory, Jones va disputer le plus gros match de sa carrière face à un boxeur habitué des rencontres de haut niveau depuis plusieurs années maintenant.


Cela s’applique aussi aux Superfight Series et aux Prelims. Nordine Mahieddine aura un rôle important à jouer dans une division qui obtient toujours les faveurs du public. La France se cherche un héritier chez les poids lourds, un successeur à Brice Guidon qui est le seul français à ce poids à avoir disputé une finale pour le titre. C’est héritage là que doit assumer le marseillais qui est capable de grandes choses comme s’imposer au Glory parmi le top 5. Il ne faut pas oublier Yassine Ahaggan qui a de la ressource même s’il reste sur deux revers. C’est un boxeur qui sait réagir !


Guerric Billet et Mohamed Hendouf vont livrer un match à part. Ce duel franco-belge est dans la lignée d’un Osman Yigin vs. Jean Charles Skarbowsky, Noel Van Den Heuvel vs Dida Diafat. C’est un combat où l’enjeu dépasse le cadre, où les pronostics sont compliqués. C’est un match qui fait déplacer les foules !


En carte préliminaire, le duel entre Yoann Mermoux et Ahamada Saïd vaut son pesant d’or, largement. Il en va de leur suprématie au sein de leur ligue, la ligue Rhône Alpes Auvergne. Au-delà de ça, il faut se hisser au sein de la hiérarchie de la très relevée des -67kg. Il ne va de même pour Mehdi Kada et Cédric Do en -77kg. Le premier revient à la compétition après une blessure, le second voit son exposition médiatique s’accélérer et va devoir convaincre le Glory. Anaëlle Angerville est la boxeuse sur laquelle il faut compter au Glory. C’est une certitude : elle a le métier, la maturité mais aussi la boxe pour s’imposer. A Lyon, devant son public, la boxeuse chevronnée a tout pour réussir même si rien n’est simple au Glory.

Chacun des boxeurs français va devoir saisir cette chance supplémentaire de s’approcher du devant de la scène et se distinguer dans un circuit qui bouge beaucoup et évolue constamment.

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Sofiane Gaham à la War Fight Night 4

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Le 30 novembre prochain, Sofiane Gaham sera au programme de la 4ème édition de la War Fight Night. Le pensionnaire du BT42 sera opposé Chafai Djedoui.

Ce puriste du muay thai est injustement méconnu. L’homme ne manque pas de talent ni d’envie et à chaque fois qu’il a été programmé, il a répondu présent avec des fights engagés et volontaires. Dans cette production signée Steven Denizot, Sofiane aura à cœur de marquer les esprits face à un adversaire dur au mal et résolument agressif dans le bon sens du terme.

Chafai est un polyvalent qui combat également en MMA. Très à l’aise en striker, son passif pugilistique laisse augurer une belle bataille dans la carte principale de cet événement. L’objectif d’offrir au public un match à sensations est d’ores et déjà garantie avec ce match. Sofiane Gaham sait ce qu’il veut ! Partenaire d’entraînement de Mickael Palandre, il tutoie le haut niveau chaque jour et se positionne plus que jamais comme un candidat crédible pour les grands événements pieds-poings français !

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