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Qu’elle fût belle cette Stars Night

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Il faut bien l’admettre pour Mohamed Amara, cet épisode 2020 de la Stars Night est sans aucun doute le plus compliqué qu’il a proposé. Les forfaits en cascade et ce quelques jours avant parfois, n’ont pas eût raison de sa volonté de proposer un show d;’une intensité folle que vous avez pu vivre en live radio avec Samir Mohamed . Un problème empêche la rediffusion des séquences et nous proposerons désormais les lives facebook pour les commentaires. Cette soirée a eût son roi : Hakim Ketaieb. On voit un champion après un revers et force est de constater que le pensionnaire de l’AJSR a été grand.

L’exposition médiatique ne fait pas tout ! Il s’agit également d’assumer un statut. En cela Hakim comme Thibaut Arias ont répondu présent. Dans cette « guerre des tranchées » le game plan de Ketaieb a fait mouche. Arias a axé essentiellement sur les frappes en jambes et les middles. C’était sans compter sur la détermination d’Hakim qui a varié de manière plus large puisqu’aux techniques de Thibaut, il a sorti une anglaise chirurgicale qui souvent fait mouche. C’est dans ce registre que le match a basculé en sa faveur, ce qui trahi au passage un travail énorme à la salle, l’uppercut étant compliqué a placé. Quel match a offert Hakim Ketaieb ! Quel match a offert Thibaut Arias. Finalement le seul regret qu’apporte ce combat, c’est de ne pas l’avoir vu en 5 reprises. Clairement il faut un autre match tant celui-ci a été intense et généreux. Les deux hommes qui se connaissent ont fait abstraction de tout, offrant un des combats les plus relevés de cette saison.


Samantha Jean François, trop vite, trop forte, trop efficace. En une poignée de secondes, elle a expédié les affaires courantes avec un genoux au corps qui a fait abdiquer la roumaine Elora Elena Marian.


Face à Jonathan Mayezo, Amansio Paraschiv n’a pas réussi à imposer sa puissance même quand il a enfermé le français dans un coin du ring. Cette image est révélatrice de ce que fût le fight : Jonathan a offert un récital de geste technique mais aussi une aisance dans la gestion du combat que l’on ne voit que chez les « vieux routiers » du ring. Il Fenomeno a frappé, perturbé, énervé et même les petites irrégularités de son adversaire ne l’ont pas déstabiliser. Mayezo, poussé par Mohamed Houmer son coach, a tout pour lui. Sa faculté à évoluer sur le ring comme il le fait en atteste ; son déficit de puissance sera comblé quand il sera à maturité physique et à ce moment-là, il sera difficile à cadrer. Avec cette victoire, Jonathan Mayezo s’est testé à l’échelon et prouver qu’il a déjà franchi un cap.


Tarik Ben Ahmed a encore secoué le ring comme jamais. Face à Tommi Blanco pourtant très entreprenant, il a sorti un geste osé, un geste fou qui a mis KO plus que pour le compte. Il enchaîne avec un nouveau succès dans l’élite mais également un succès avant la limite spectaculaire.


Adam Ghaleb est plus que jamais un régal à voir pour ceux qui aiment les boxeurs-rouleau compresseur. Le menton comme le mental de Kaloyan Nikolov doivent être salué. Car le bulgare a « goûté » à de nombreuses à la puissance du marseillais, appliqué comme jamais.  Ajouté au délai de préparation très court de Nikolov, l’équation était trop difficile à résoudre face à un boxeur déterminé comme jamais mais toujours respectueux de l’adversaire. Adam Ghaleb remet le kick boxing à l’honneur à avec cette prestation engagée qui a fait lever la salle Maurice Piot.


Vincent Del Guerra a habitué le public vitrollais à des victoires avec panache. Et face à Jean Daniel Wolny, le marseillais a encore frappé. C’est avec un genoux direct qu’il a mis fin aux débats, démontrant au passage une belle dextérité et surtout son adaptation réussi au K-1.


Entre Anthony Valverde et Romain Falendry, le combat se résume ainsi : la rencontre de l’école du coeur et l’école de la technique. Plus posé qu’a l’accoutumée, Valverde a bousculé, étouffé un Falendry plus sur la réserve dans la première reprise. Dans la seconde, le toulousain sort son retourné aux corps de belles liaisons pieds-poings qui stoppent un peu son adversaire. Le match s’équilibre peu à peu. C’était sans compter sur une réaction d’Anthony malgré quelques bonnes phases de Romain. Le match est serré comme il fallait s’y attendre. La détermination de Valverde est toujours la même et a posé problème à l’expérience de Falendry moins à l’aise même s’il a placé les techniques les plus nettes. Le verdict est allé en faveur du premier au bénéfice justement de cette prise d’initiative d’Anthony Valverde bien conscient que ce genre de combat prête toujours à la controverse. L’histoire retiendra qu’il a battu Romain Falendry aux points.


La carte amateur a clairement participé au succès de la Stars Night. Un nom doit être néanmoins retenu : celui de Wassim El Mestari. Quelle puissance de frappe mais aussi quelle décontraction affichée par le protégé de Giovanni Gross qui a signé un splendide KO, malgré une coupure rapidement.


Laoiri Ben Mohamed comme Joachim Chiarenza n’ont pas volé leur succès. Opposé respectivement à Ernesto Eduardo Santos et Oyon Arizala Borja, les deux pensionnaires de la team Amara ont construit patiemment leur match malgré une blessure au tibia pour Laoiri. Face à ces deux boxeurs espagnols, il ne fallait pas sortir du match pour pouvoir marque les points nécessaires à la victoire. Ils s’y sont parfaitement  astreint, marquant les 2 premiers points de la team dans l’ordre chronologique de la soirée.


Joker de dernière minute, Lucas Montagne a tout donné face à Fabio Loisi. La gestion de Fabio était la bonne. Il a su laisser passer l’orage pour mieux appliquer sa boxe même si Montagne est resté dangereux jusqu’au bout.


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K-1 Event 13 : Yohan Lidon version bûcheron !

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ABDOUL PHOTOGRAPHY

Il y a quelques jours, un héros du kick boxing était attendu à Troyes. Yohan Lidon, champion du peuple a sans aucun doute apprécié son séjour dans une ville où le pieds-poings a trouvé son essor sous l’impulsion de Dany Coquet. Promoteur du K-1 Event, ce dernier avait fait de Lidon une priorité absolue et le public lui a donné raison. Dans la salle omnisport de la ville, ils n’étaient pas lojn de 2.000 à être venu voir celui que l’on appelle le bûcheron. Et les fans du boxeur n’ont pas été déçu.

Yohan Lidon a assumé son rang face à l’italien Federico Spano. Ce dernier n’est pas parvenu à se libérer face au français méthodique et appliqué. Coaché par Fabrice Tiozzo (le parrain de la soirée) et René Même, Lidon était en mode bûcheron et après une analyse rapide de la situation dans la première reprise, ses middles ont claqué sur les bras de son adversaire. Des frappes lourdes ajoutées au low kick et autre frappes des 2 mains. Le travail de sape rapidement payé, hélas pour Federico qui va constater que son illustre opposant n’a pas usurpé sa réputation. Ce dernier va se retrouver avec un bras cassé qui mettra fin à tous ses espoirs dans un combat mal engagé il est vrai. Succès en toute modestie pour Yohan Lidon qui ne s’est pas épancher dans une joie non controlée. Non, l’homme est resté dans la mesure avant que l’arbitre lui lève le bras en signe de victoire. En 2 rounds, il a rappelé qu’il n’est pas simple de le battre à tous ses jeunes prétendants.


Yohan Lidon est resté près d’une heure sur le ring à faire des photos, répondre à la presse ou signer des autographes.


Le pensionnaire retrouvera sa double casquette promoteur – boxeur le 23 avril prochain dans sa ville de Saint Priest pour une nouvelle édition du Muay thai Fighting Championship.

Lisiecki, l’avenir c’est lui !

Patrick Lisiecki est clairement l’avenir chez les poids lourds. Véritable artiste du ring, le protégé de Rodrigo Alamos a rapidement expédié sa demi finale face à Sead Kahrovic (Allemagne) compté plusieurs fois puis finalement arrêté logiquement par l’arbitre. en Finale, il retrouvait le lion camerounais, Elvis Tchapda, qui a été hors norme dans l’attitude n’abdiquant jamais même la difficulté. Et le match a été difficile, malgré quelques frappes lourdes des deux mains, malgré des low-kicks cinglant, Elvis a su bi l’allonge de Patrick qui a bien usé des genoux sans oublier de suivre avec ses deux mains. Lisiecki en impose en s’appuyant sur un registre technique large que l’on voit peu dans la division reine. Vainqueur du tournoi, il sait l’impact d’un tel succès dans une carrière. Il rejoint dans l’histoire des vainqueurs de l’épreuve Nordine Mahieddine ou encore Stéphane Susperregui, des noms qui ont font l’actualité actuellement. Patrick a un potentiel énorme qui lui permet d’envisager le futur sereinement. Indéniablement, l’avenir c’est lui chez les poids lourds !


Elvis Tchapda et Akram Mrad ont offert une demi finale de folie. Engagement total ! Après une première rencontre cauchemardesque où il a été compté 2 fois, Mrad a fait le forcing pour renverser la vapeur mais ça n’a pas suffi aux yeux des juges.


Gaétan « the smile » Augustin

Méfiez-vous du sourire de Gaétan Augustin, il cache en réalité un boxeur redoutable et Sylvain Moreau en a fait les frais. Touché sur des low-kicks dévastateurs, Moreau a été compté 2 fois avant de finalement jeter l’éponge dans la première reprise. 100% efficacité pour Gaétan Augustin qui mérite vraiment d’être programmé dans toute la France.

Mathieu Tavares impose son statut

Dans ce combat qui l’opposait au courageux et solide Baptiste Gavazzi, Mathieu Tavares a imposé son statut et sa boxe. Redoutable de précision, Mathieu a de surcroit varié sans arrêt lez zones de frappe ce qui a compliqué la tâche de son adversaire. Tavares a marqué des points et fait mouche à 2 reprises avec ses genoux. Infligeant deux décomptes à son jeune rival, Mathieu a parfaitement géré son match et fait la différence avec son expérience. Verdict, une nouvelle victoire aux points, 15 jours seulement après s’être imposé au TEK Fight 3.

Yann Coquet construit devant les siens

Face à Mohamed Belzaham, bien handicapé par les règles complexes du K-1 à la française (il a écopé de 2 points négatifs pour saisies de jambes répétées), Yann Coquet a su construire au fil des minutes sans jamais sortir de son match. Plus précis, il a su accélérer au bon moment pour faire mouche dans la troisième reprise avec une série conclue par un splendide high kick. Mohamed ne pourra repartir dans cette troisième reprise et le fight prend fin sur ce superbe enchainement. Belle victoire pour le troyen qui laisse exploser sa joie devant un public entièrement acquis. L’homme a su se sortir d’un combat piège où la concentration était le mot clef.

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Nice Fight Night 9 : La grande classe de Jimmy Vienot !

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A Malika Mahboub Qu’elle fût compliquée cette 9ème édition de la Nice Fight Night. Coronavirus, soirée de derby chez les footeux (OGC Nice jouait contre l’AS Monaco) sont autant de facteurs qui ont rendu les nuits difficiles pour Xavier Lafaye le promoteur. Paradoxalement, cette difficulté a peut être rendu encore plus belle cette fin de première décennie pour le Nice Fight Night. Les champions ne manquaient pas dans l’assistance : Manon Fiorot, Johny Tancray, Grégory Grossi, Cédric Castagna, Mickael Piscitello ont participé de différentes manière à cette belle fête du pieds-poings. Une page s’est tournée mais pas dans la douleur. Les valeurs humaines ont été forte, le respect fût total et le public fantastique. Indéniablement, il y a eût un effet Vienot. Le quintuple champion du Monde, champion du Lumpinee en 2019, a imposé son aura et son humilité. L’accueil a été à la mesure de sa notoriété ! C’est un public debout qui l’a accueilli dans une salle Leyrit garnie à souhait.

La grande classe de Jimmy Vienot !

Face à Saro Presti venu seul d’Italie mais finalement coaché par Ayaydin Tuncay, Jimmy a été implacable, réalisant même ce que peut de boxeurs français avait réussi avant lui : le battre avant la limite. L’italien est monté en connaissance de cause. Il savait quel champion il avait en face de lui. Jimmy a respecté son adversaire en boxant, en faisant de sa connaissance impressionnante du muay thai. Saro n’a rien pu faire face à un nakmuay de cette trempe. Il en a pourtant vu mais là, il affronte un phénomène, un boxeur de classe mondiale qui vient de conserver son titre de champion du Monde WMC. Alors oui, Vienot a respecté le parcours de son adversaire et se montrant sous son meilleur jour. C’était important pour lui, conscient de Saro Presti aurait pu se défiler, il ne l’a pas fait. Jimmy a pris son temps, jauger, sorti les coudes, surpris avec son high kick. Les frappes sont devenues plus lourdes au fil des minutes qui passent. Et sur un splendide coup de genoux, il provoque une coupure sous l’oeil gauche mais aussi la fin du combat, le calvaire devenant de plus en plus intense pour son opposant du jour. Voilà qui est Jimmy Vienot : un grand ! Un boxeur de classe qui n’a même pas lever les bras quand le combat a pris fin. Jimmy est resté respectueux jusqu’au bout, se prêtant aux exigences de ses fans après la rencontre. Détenteur de la ceinture de l’organisation, il sera appelé à défendre ce titre symbolique et ouvrir une nouvelle décennie dans l’histoire du show niçois.

Ghiles Oudelha, intraitable !

La Nice Fight Night est le premier événement à avoir proposer un programme pluri-disciplinaire dans la région. Le pancrace y a trouvé sa place grâce notamment à 2 combats d’anthologie entre Benjamin Baudrier et Ghiles Oudelha. Ces deux-là se sont retrouvés pour la 3ème fois sur le ring du NFN. Les choses ont été beaucoup plus rapide que pour les épisodes précédents, la « faute » à un Ghiles Oudeha, redoutable de précision dans le striking. Baudrier, offensif, n’a rien pu faire pour contrer la boxe efficace de son adversaire (le passage de Ghiles en K-1 lui a clairement été bénéfique). Le pensionnaire du Sambo Saint Pierre a plié la rencontre avec ses genoux et ses frappes des 2 mains. Benjamin a fait front debout, à tort ou à raison mais il s’est comporté en guerrier comme on pouvait s’y attendre. La trilogie a pris dans cette première reprise, liant une dernière fois les deux hommes qui se souviendront longtemps de leurs matchs. Le ring a été terrible, rappelant au passage que l’on ne joue pas entre les cordes ! Bravo à Ghiles Oudelha que l’on retrouvera au Power Trophy en mai prochain. Merci à Benjamin Baudrier d’avoir donné ce qu’il a donné durant cette trilogie.

Purdy prend le titre devant Vandenouc

Ce championnat d’Europe WMC est l’archétype même du combat qui prête à discussion. Engagé, électrique, volontaire, c’est un combat qui n’a pas manqué d’intérêt. Timothée Vandenouc voulait ce titre cela s’est vu tout au long de la rencontre face à un adversaire parfois fuyant. Mais le sort n’a pas plaidé en sa faveur : coupé à l’arcade, il a du composer avec une blessure à la cheville durant les 2 tiers du combat. Purdy lui a démarré timidement, s’est montré souvent limite dans l’attitude notamment dans les projections (il n’a pas hésité à faire passer le français par-dessus les cordes). Est-ce qu’il méritait un point négatif ? Oui mais au regard du travail de l’anglais dans la seconde partie de championnat. Il a fait mal en poing mais aussi en genoux. Ses coups sont devenus plus précis malgré le courage de son opposant qui a repoussé bien plus que ses limites. Le verdict est tombé en faveur de Jake Purdy à la majorité preuve que le fight a été équilibré. Une revanche s’impose clairement : les faits de matchs il y en a eût mais de toute évidence, Timothée a les atouts pour prendre cette couronne rapidement.

Le réalisme de Diane Voituret

Face à la bouillante et entreprenante Michela Socci, Diane Voituret savait qu’elle aurait un match compliqué à réaliser. Et ce fût le cas : affûté comme jamais, l’italienne est restée fidèle à cette boxe généreuse qu’elle a l’habitude d’offrir au public. La française a dû être patiente et marqué ses points en faisant du simple en jambe comme en poing. Michela est revenu sans cesse à la charge, trouvant des failles dans la garde (provoquant une hémorragie nasale) mais manquant parfois de précision. C’est ce qui lui a porté préjudice sur la décision finale qui est revenue à Diane Voituret. La déception a été grande pour Socci, boxeuse attachante de surcroît. Un second match pour le plaisir des fans serait le bienvenu car les deux femmes ont mis beaucoup d’intensité dans cette rencontre.

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