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Punch Night : Mathilde Mignier en tête de file !

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Par Luxo
Photos : FB de Mathilde et Mohamed, avec leurs autorisations.

Le gala de « Savate Pro » organisé à BLAGNAC par Mohamed BENGUENAOUI et Siriki KONDE le 15 Avril mettra à l’affiche le talentueux Modibo DIARRA. Si ce dernier est une vraie locomotive pour les sports de combats à TOULOUSE, cet article veut aussi rappeler que la région Occitanie reste un fief majeur de la Savate Boxe Française, sport reconnu comme une excellente école pieds-poing.
Comment expliquer cela ?
Par le passé, la présence du club renommé du TOAC y a fait pour beaucoup, ce club ayant donné plusieurs grands champions à la Ville Rose et ainsi développé des vocations sportives et une vraie culture de la « B.F ». En 2017, les résultats impressionnants du T.M.B (qui hissent 6 athlètes en finales Elite « A » parmi les 14 possibles !) sont eux aussi remarquables. Enfin l’implantation de longue date du Pôle France Savate Boxe Française au CREPS de TOULOUSE attire les athlètes en quête de cursus scolaires encadrés et de performances sportives de haut niveau.
Fort de ce constat, il nous paraissait utile de mettre en lumière la (presque) locale Mathilde MIGNIER, ambassadrice d’une Savate Boxe Française qui réussit son pari que d’amener les filles vers les rings. Redoutable d’efficacité, victorieuse lors des finales Elite « A » 2017, la jeune femme a précédemment collectionné les titres en Assaut et à ce titre, offre une grande technicité aux amateurs de beaux gestes…
Vous aurez compris que pour les amateurs et surtout les 40 % de licenciées en Boxe Française (soit 21834 féminines, si on veut être précis), Mathilde est l’athlète à suivre de cette fin de saison !

Salut Mathilde ! Merci de te prêter au jeu de l’interview et commence si tu veux bien par les présentations d’usage en Boxes … Ton vécu sportif, tes catégories de poids, tes années de licence, tes clubs depuis tes débuts ? Que doit-on retenir ?

Pour commencer, on peut évoquer mon parcours en disant un mot sur ma famille, si tu le veux… Avec un père enseignant d’EPS et ancien cadre fédéral en Badminton, j’étais sensibilisé aux bienfaits du sport de longue date. Mais ceci sans préconçus, je me suis essayé à tout ! J’aimais beaucoup la gymnastique, ainsi que le football que j’ai pratiqué en parallèle de mes débuts en Savate Boxe Française, en 2002 dans le club de Youns Maafi (Club du COUSERANS Multi Boxes, en Ariège). A un moment, il a fallu choisir entre ces activités et peu à peu, j’ai privilégié la B.F.

Que gardes-tu en mémoire de tes débuts ?

Au début, j’ai boxé par seul plaisir de la « belle Boxe », du geste sportif parfait. J’ai pris conscience assez tôt, sans doute vers l’âge de 16 ou 17 ans, que nous pouvions offrir un beau spectacle. J’aime l’idée que mon sport mette en avant une gestuelle la plus aboutie possible, peut être est-ce pour cela que je pratique un sport aussi codifié.

Quelques années après tes débuts en compétition, quel est ton palmarès ?

Celui d’une entêtée, manifestement ! Car chez les jeunes, avant d’obtenir des titres, j’ai été six fois Vice Championne de France en Assauts. Par la suite, j’ai intégré le Pôle Sports Etudes du CREPS en Septembre 2010, j’ai travaillé dur et les choses ont bien fonctionné selon les objectifs que je m’étais fixé, à savoir construire ma vie professionnelle mais aussi tenter de performer en Savate Boxe Française.
J’ai été plusieurs fois Vice Championne de France, mais une seule fois en jeune, le reste c’était en junior/sénior, et en Assaut (-56kg) : Championne de France Technique 2013, 2014, 2015, 2016, puis Championne d’Europe Technique 2013, 2015 et enfin Championne du Monde Technique 2014, 2016.
J’ai obtenu la Médaille d’or aux « World Combat Games » de 2013, une belle compétition !
En Combat, toujours en -56kg, j’ai été Championne de France Espoir 2014, j’ai remporté le Tournoi de France 2015, 2016 et enfin Championne de France Elite 2017.

Et sur le plan professionnel ? Ton statut d’athlète de haut niveau a-t-il été utile ?

J’ai obtenu le concours du CAPEPS en juin 2012, je suis enseignante en Lycée et Collège. Je n’ai fait valoir mon statut que pour éviter des mutations lointaines et ainsi rester près de mon lieu d’entrainement. Je n’ai jamais bénéficié d’avantages durant mes études et la charge d’entrainements biquotidiens, avec ou sans statut de haut niveau, reste un sacré défi personnel à relever… A titre d’exemples, du fait des compétitions qui s’enchainent, cela fait six ans que je n’ai pas pris de vacances sportives !
J’ai aussi passé les diplômes d’entraineurs au niveau fédéral : BEES 1er degré en Savate BF obtenu en 2011, et instructeur fédéral en 2014.

Pour beaucoup d’observateurs, le niveau des finales Elite « A » était élevé cette saison… As-tu un regard d’ensemble sur tes partenaires de l’équipe de France et sur ces finales 2017, garçons et filles confondus ?

Que dire ? J’ai peur d’oublier l’un d’entre eux mais le retour d’Enoch EFFAH fait un bien fou à la discipline, évidemment. Chez les garçons, le niveau de Dylan COLIN est extraordinaire et la finale de Nassibou et Albertus chez les – 75 kg, quel combat ! Chez les 70kg, le futur de notre discipline s’est peut être révélé avec la belle victoire de Charles Denis.
A son propos, je relève qu’il réussit comme moi le passage de l’assaut vers le combat, alors que beaucoup disaient que cela ne marcherait pas…
Chez les filles, on retient cette année encore les valeurs sûres que sont Marion MONTANARI, Maurine ATEF ou Cyrielle GIRODIAS, ce sont de sacrées guerrières avec une frappe impressionnante.

Et quel souvenir garderas-tu de ta propre finale remportée face à Flora Yanga ?

J’ai perdu le peu de capital confiance que j’avais après ma victoire contre elle en tours de Poules pour cette finale. En effet, Flora était une référence pour moi, présente depuis six ans en finale et issue de la bonne école du TMB en combat.
Au final, rien ne s’est vraiment passé comme je l’attendais, les stratégies évoquées n’ont pas vraiment été vérifiées, j’ai essayé à mon habitude d’offrir un combat propre et j’ai mis de l’intensité lorsque cela était nécessaire mais sans forcément en avoir conscience.
Je suis en tout cas ravie de cette victoire qui m’offre d’autres opportunités ! Le tournoi de qualification des championnats du Monde arrive bientôt, à Varazdin en Croatie en Juin 2017…

Pour le gala de BLAGNAC, tu boxeras en Savate Pro ? Que sais-tu de ton adversaire russe Valeria Kolosheina et de la discipline ?

La discipline impose moins l’armé des coups et a une tolérance importante sur les frappes tibiales mais pour ce qui est de mon adversaire, je n’ai pas d’information précise et à vrai dire, je n’en cherche pas ! J’ai eu l’occasion de mettre les gants cette saison avec la très puissante Lizzie Largillière, titrée en Full Contact, j’espère que notre échange va continuer à porter ses fruits. Ma préparation ne diffère pas, j’ai à envisager cette échéance comme une rare occasion de boxer « à la maison » et je sais que les combattantes de l’Est ne viennent jamais pour faire de la figuration ! J’espère cette fois encore permettre un beau spectacle !

Les mots des hommes de coin

Youns MAAFI (COUSERANS Multi Boxes, 09) :
« Mathilde est devenu très tôt, une référence pour les pratiquants du club et des environs. Nous en sommes très fiers et notamment les jeunes, pour ses superbes performances sur le ring en Assaut, à tous les niveaux. Mathilde présente une remarquable capacité de travail. Elle est une technicienne appliquée qui dispose d’un bon sens tactique. A ces qualités viennent s’ajouter une sérieuse détermination avec ténacité dans l’engagement. J’ai toujours plaisir à observer les performances de Mathilde. La voir évoluer ainsi nous motive et stimule l’engouement chez les pratiquants. Mathilde est un bel exemple, dont chacun peut s’inspirer ! »

De Siriki KONDE et Mohamed BENGUENAOUI (Coach et organisateur du PUNCH BLAGNAC) :
Pour Siriki, «Mathilde est clairement une grande championne, qui marque l’histoire de notre sport. Elle est à la fois esthétique et efficace, elle a su d’ailleurs faire parler ces deux qualités lors de sa victoire Elite A cette saison. Exigeante avec elle-même, elle a une grande faculté d’adaptation et elle peut encore nous surprendre dans les années à venir. Elle fait partie de ces boxeuses que l’on retiendra en Savate Boxe Française. »
Pour Mohamed, «  l idée de vouloir faire combattre Mathilde en Savate Pro, c’est lui donner l’occasion de se confronter à une figure montante en Russie. Ce sera là un gros challenge, aussi j’ai clairement hâte d’y être ! »

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Villejuif Boxing Show : Pascal Arène sait ce qu’il veut !

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C’est un homme passionné qui propose le Villejuif Boxing Show le 15 mars à venir. Pascal a la passion du ring et des boxeurs à tel point qu’il fait de son engagement un vrai sacerdoce. Représentant de la WMC en France, il n’en oublie pas son rôle de coach et celui de promoteur. Malgré un emploi du temps chargé à souhait et à quelques jours de la soirée, il a répondu à nos questions dans une entrevue exceptionnelle.

Pascal Arène et Xavier Lafaye (arbitre international WMC)

Comment ça va ? Ca va bien Jérôme, très bien.

Où en es-tu à quelques jours du Villejuif Boxing Show ?  On est en plein boulot, c’est la dernière ligne droite, les derniers réglages, entre l’organisation et la fin de préparation de nos boxeurs.

Le main event est le jubilé de Bakari Tounkara face à Karim Benmansour. Quelle est ton histoire avec « Bak » ?  Tout d’abord, je tiens a remercier Karim d’avoir accepté ce combat, c’est toujours difficile pour un entraîneur qui est a la fois le promoteur d’un gala de préparer la fightcard et encore plus quand il s’agit du dernier combat de son premier grand champion.
Mais avec la belle et longue carrière de Bakari, je ne pouvais pas présenter au public un combat contre un faire valoir, il fallait un champion, un champion avec des valeurs. Karim correspondait a ce que je recherchais et il était disponible.
Ils se sont déjà rencontrés tous les deux, c’était un très beau combat, je suis certain que cette revanche et donc ce jubilé sera sensationnel.
Bakari est avec moi depuis qu’il fait des combats au KO, aujourd’hui son palmarès affiche 115 fights, cela fait plus de 20 ans !
On s’est construit ensemble, lui en tant qu’athlète moi en tant que coach ! Bakari a boxé sur les plus grands plateaux Français, les Bercy de l’époque du grand Canal+ et de Samy Kebchi, les TK2 de Aix… et voyagé dans de très nombreux pays et pris
des titres, des ceintures, des médailles, jusqu’au SportGames à Pékin. On a gagné, on a perdu mais on s’est toujours régalé. On a pris du plaisir et c’est cela le plus important comme ce magnifique gala Ile-Maurice Vs France avec Johnny Halliday en parrain de la soirée avec nous dans les vestiaires !

C’est un événement où dans tous les combats il y aura un boxeur de ta team, l’Academies des Boxes de Villejuif. Ca te tenait à coeur de promouvoir les membres de ton club ? C’est clair, nous avons une grosse team, mais il nous manquait notre gala, chez nous a Villejuif. Je tiens a remercier Monsieur Le Bohellec Maire de notre commune pour son engagement à notre côté, sans son appui le VBS n’aurait pas vu le jour.
Je remercie également nos deux élus aux sports et les Services de la Jeunesse et des Sports et de la Communication pour l’énorme travail et soutien qu’ils nous ont apporté depuis le début de l’organisation de ce grand gala International.

Quelle relation il y a entre toi et les membres de ta team ? C’est un lien fort essentiel dans ton fonctionnement ? Nous avons une relation forte entre entraîneurs et boxeurs, pour moi je dirais même qu’elle est essentielle.
Avec l’ensemble du staff de l’Académie, messieurs Sidy Koné, Laurent Lutz, Samake Tomboron, Florent Guilon, Mamadou Diambang et Flavien Granet nous veillons à conserver cet état d’esprit. Nous sommes un club formateur, une famille d’ailleurs après le départ de notre président historique Francis Hamdaoui, c’est son neveu Jeremy qui a pris la présidence.
Les Berthely, Reine, Kébir, Saoudi pour ne citer qu’eux ont étés formé chez nous et sont encore là, des années et des années après…c’est cela notre force. C’est aussi ce que nous voulons transmettre. Nos coachs aussi sont d’anciens compétiteurs de notre team, ils ont choisis de rester, de passer leurs diplômes et de continuer le boulot.

Tu restes néanmoins un coach exigeant. C’est une qualité fondamentale pour amener des boxeurs au plus haut niveau ? Oui l’exigence et la discipline, sans ces 2 éléments tu ne peux pas avoir de très bons résultats, c’est même impossible. La boxe demande beaucoup, de sacrifices, du temps, de la souffrance mais au bout c’est tellement beau que cela mérite de les faire, mais il faut avoir faim !

Quel est le rôle le plus dur : coach ou promoteur ? Promoteur tu montes un plateau, une organisation, tu as une date, un objectif, tu bosses dessus et une fois que c’est fait tu souffles.
Coach c’est un engagement, tu as des boxeurs à faire évoluer qui ont confiance en toi, tu les accompagne dans leurs choix, dans un moment de leur vie plus ou moins long mais pendant cette durée tu vies avec eux. Tu les vois plus que ta famille et eux la leur ! C’est autre chose…

Quel est ton but avec le Villejuif Boxing Show ?  Mon but avec le Villejuif Boxing Show est de donner à nos boxeurs un gala à la hauteur de leur team, de notre Académie et de permettre comme le souhaitait également Monsieur Le Maire aux Villejuifois de voir leurs champions boxer à domicile.

Quelques mots pour finir ? Pour terminer Jérôme, je tiens a remercier ceux qui ont toujours étés à nos cotés, et j’ai une pensée pour ceux qui ne sont plus là. Merci à l’ensemble de nos partenaires et je vous donne rendez-vous le 15 mars. Nous sommes déjà à guichet fermé mais pour ceux qui ne peuvent assister à notre gala Canal+ notre diffuseur proposera un premier passage le mercredi 20 mars.

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Matthias « The Fire » Riccio

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Par Luxo . Crédit photo : Facebook de Matthias Riccio avec son aimable autorisation 

Pionnier du MMA français, enseignant, compétiteur dans l’âme et toujours prêt pour un défi sportif, sa parole fait autorité car il transpire sur les tatamis et les rings du Sud-Ouest depuis plus de 20 ans… et n’est pas prêt de s’arrêter.
Fort de sa gouaille, de son verbe haut mais surtout de sa posture d’expert du combat sous toutes ses formes, Matthias se prête pour fightinfos.com au jeu de l’interview, après un titre mondial en Jiu Jitsu aux côtés de son coach et compère Thomas Loubersanes.

Salut Matthias ! L’interview publiée en 2017 te donnait la parole sur des thèmes divers, ton parcours et celui de ton frère Damien, ta vie de coach et ton point de vue sur les sports de combats en France … Alors, quoi de neuf en cette fin 2018 ? Pour un homme qui comme moi rajeunit à vue d’œil, tout est neuf !
Depuis le gala-hommage à mon frère Damien, en Avril 2017, j’ai opéré un léger « délestage » de quatorze kilos… Durant cet évènement hautement symbolique, j’avais repris un kata qui m’avait valu un titre de champion de France de Karaté par le passé, ma sœur l’ayant appris aussi, nous avions traversé cela avec nos valeurs martiales, en famille.
J’avais par contre remis les gants « au talent » et avec tout le respect dû à mon partenaire ce soir là, j’avais boxé sur mes acquis…. tout en ayant peut être conscience d’un chemin restant à mener pour retrouver ce que je suis aujourd’hui.
Après, sur le plan personnel ou en terme de résilience, il y a eu du bon et aussi du mauvais, ce gala a consacré mon besoin viscéral d’échéances pour me prendre en main.
J’ai par le passé stoppé ma carrière à 27 ans et aussi étonnant que cela soit pour les non initiés au combat, j’avais en moi l’idée qu’à 40 ans, mon lien avec la situation d’opposition n’était pas fini !

Quelle forme cela a-t-il pris, concrètement ? Par des choses peu connues ici mais qui m’attirent, au Pérou et dans un voyage axé sur le chamanisme. Ce voyage a clôturé une période de deuil très dure, un cap à passer par rapport à l’évolution de la relation avec mon frère, dont la présence dans tout ce que je fais est une évidence.

Quelles conséquences au retour en France ? Des changements majeurs comme l’arrêt du travail de nuit par exemple et la mise en œuvre de projets divers, liés au sport sous toutes ses formes en tant qu’enseignant de Kick Boxing/ K.1 ou MMA. Parallèlement, en tant que pratiquant, je suis au cœur d’une étape de vie pressentie mais inespérée : mon retour en compétition en Jujitsu brésilien, où je redeviens « élève », en quelque sorte.

En quoi cela est-il possible et pourquoi à Toulouse ? Du fait d’une belle connexion humaine et sportive avec Thomas Loubersanes, un coach et pratiquant de haut niveau qui me malmène sur les tatamis et qui à 38 ans défie les plus jeunes en toutes catégories (et leur met des branlées d’ailleurs !).
Ce garçon m’a mis sur les rails d’un projet compétitif, en l’occurrence le championnat d’Europe de JJB à ROME en Avril 2018, en me poussant vers le haut et en constituant une belle équipe autour de lui et de son maître de Luta Livre (Roberto Leitao, légende vivante de ce sport au Brésil).
Ce dernier était présent suite à l’invitation de ses élèves français et retrouver la compétition dans ce cadre était parfait, sous le regard de Thomas qui m’a très bien coaché. Maître Leitao, du haut de ses 82 ans a insufflé un mental de vainqueur à tous…
Le résultat a dépassé nos espérances avec 19 médailles pour la délégation (essentiellement) toulousaine, et dans mon cas de belles sensations qui donnent envie d’aller plus loin.

Thomas Loubersanes et Matthias Riccio

Peux tu préciser les choses sur les compétitions de ROME puis aux USA il y a peu ? Il faut imaginer d’où je viens et mon style initial, qui valorise l’esprit guerrier et la recherche du KO, initialement…
En JJB, cela marche peu, il faut marquer des points et soumettre, c’est un renouveau complet pour moi que d’approcher un sport aussi tactique et d’admettre que parfois le passage en force ne marchera pas !
A Rome, j’ai entamé le plus mal possible les choses dans ma catégorie (Master 3, Ceinture Violette, de 41 à 44ans, en -97kg), j’ai essuyé une vraie raclée devant le champion d’Europe en titre en voulant passer tout en puissance, en m’échauffant trop… J’ai vraiment subi un déclic, en voyant l’aspect vain en JJB de mon approche, toujours trop liée à mon vécu en MMA ou Kick Boxing.
Suite à cela, Thomas a choisi de m’inscrire en « toutes catégories » et j’ai eu la chance de pouvoir prendre ma revanche contre le même adversaire que j’ai cette fois bien battu. Au tour suivant, contre un italien de 130kg, j’ai aussi vu que j’avais de belles attitudes et de la tonicité à revendre, qui me sera utile très bientôt.
En effet, après trois mois d’entrainement, j’ai su performer à Rome ! Donc, cela a guidé nos pas pour la suite : après une préparation intense en Thailande, nous sommes partis aux USA début Décembre 2018, en Californie pour les mondiaux de l’IBJJF.
Dans ma catégorie (Master 3 / Ceinture Violette), je finis champion du monde. Thomas lui est classé n° 5 mondial dans la catégorie reine (Adulte, Ceinture Noire Poids Lourds), il réalise un authentique exploit. L’objectif est atteint pour nous deux.
Cela nous engage à nous frotter aux meilleurs mondiaux, aussi nous irons en Février 2019 à SAN DIEGO où s’entraîne l’équipe ATOS, classée n° 1 mondiale. C’est là que nous comptons progresser, encore et toujours !
Cela me motive et m’engage même à revenir en MMA en 2019, voilà le scoop que je peux confier, sans entrer dans les détails pour l’instant…

Que retires-tu de ton actualité sportive ? J’y vois du sens sur le plan de la continuité d’une force, sur la nécessité d’effacer ma dette et sur ce que j’ai véhiculé pour ceux qui connaissent les Riccio.
De façon plus globale, pour les fans d’arts martiaux et de sports de combats, je sais que la vérité ne se trouve qu’en se mettant personnellement en question.
Car pour moi comme pour mes élèves, nous sommes notre seul et unique adversaire.
J’établis ainsi lorsque je rencontre les gens dans les salles où j’enseigne une forme de « bilan » initial : comprendre ce dont il a besoin et l’amener à la découverte de lui-même.
Cette formule n’est pas une vue de l’esprit, cela s’éprouve au quotidien, sur vos rings, vos tatami, devant vos sacs de frappe… Et à chacun de définir son exutoire, pour ma part la recherche de KO en était un, à chacun de visualiser sa part.

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01 juin 2019

Nuit du KBP 2

Complexe sportif Paul de Vivie, Pernes Les Fontaines, 391 Avenue René Char, 84210 Pernes-les-Fontaines

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