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Power Trophy : Franck Reoutzkoff impressionnant !

A Magali et Marjorie. Merci pour l’accueil !

Pari réussi pour Nicolas Bouisson et Gilbert Donati qui proposait la deuxième édition du Power Trophy 2.0. Et c’est de nouveau dans un espace Alphonse Daudet plein à craquer que les deux hommes ont proposé leur show sur et en dehors du ring. Une fois encore tout a été parfaitement organisé pour que chacun passe une excellente soirée. Et ce ne fût pas difficile avec le programme qui était proposé. Un nom tout de même s’est détaché parmi tous les acteurs conviés : celui de Franck Reoutzkoff.

Power Trophy : Franck Reoutzkoff impressionnant !

Franck Reoutzkoff impressionnant !

Il faut bien admettre que le sociétaire du KBCM a bluffé son monde dans un registre où il se sent mieux : l’agressif. Quand un garçon comme lui, qui possède le panel technique le plus développé de la catégorie, fais le choix du pressing, ces adversaires n’ont pas autre choix que celui d’abdiquer. Méthodique, il l’a été face au hongrois Robert Geczei, en demi finale puis face à Julien Souve en finale. S’appuyant sur des low-kicks chirurgicaux, Reoutzkoff a imposé ce rythme qui est un peu son identité pugilistique. Que dire de ces variations des zones de frappe qui ont aussi fait merveille. Sans faire injure à ses adversaires, il était une classe au-dessus. C’était clairement son soir et il prouve que 2018 sera une belle année pour lui. Cette victoire en tournoi ou plutôt ses victoires l’ont propulsé au premier rang du classement Fight Infos – Canal+ aux côtés d’Hakim Ketaieb et Aiiman Al Radhi. Des confrontations intéressantes à offrir au public sont envisageable. Franck est revenu au premier au plan avec un vrai travail d’abnégation et l’autocritique à celui qui prétend faire carrière sur ce ring, si terrible parfois !

Une demi au forceps pour Julien Souve

Julien Souve n’a pas eût la partie facile face à l’italien Guillermo Palermo. Ce dernier n’a rien lâché jusqu’au bout, faisant jeu égale avec le français à plusieurs reprises. Julien s’est fait violence même si le manque de ring se faisait sentir en début de match. C’est au mental qu’il est allé sa victoire, prenant des risques qui l’ont clairement amoindri pour la joute finale. Victoire dans la douleur mais victoire quand même pour le français qui mérite une vraie dynamique de combats.

Bohbot a dû batailler ferme face à Thiel

Pour Antonin Bohbot, elle n’a pas été simple cette confrontation face à François Thiel, c’est d’ailleurs ce qui rend la victoire plus belle. Thiel est un mordu qui ne lâche rien, loin de là. Mobile, entreprenant, il a posé bien des problèmes à Bohbot qui a offert une boxe plus mature. Pressant lui aussi avec son travail des deux mains au corps, Antonin a souvent acculé son adversaire dans les cordes, montrant dans la justesse dans les frappes au corps. Mais Thiel n’est pas du genre à lâcher et il reviendra à la charge tel un aimant vers le métal. Verdict un succès logique aux points pour Antonin, plus efficace et précis mais coup de chapeau à François qui a pris Bénard et Bohbot en l’espace d’un mois !

Pascal Touré se révèle, Francesko Xhaja aussi

Pascal Touré est un des nassériens dont on ne sait pas grand chose. De lui, nous savons désormais qu’il est dans la lignée de ce qu’enseigne Nasser Kacem dans sa salle, à savoir entreprenant et destructeur. Touchant rapidement Karim Bidouch au corps, il a infligé plusieurs décomptes à son adversaire qui n’a pas pu repartir. Victoire sans appel pour Pascal dont il faudra retenir le nom. Touré ! Chez les poids lourds, l’italien Francesko Xhaja a littéralement puni le marocain Hassen Otman. Bien que plus petit et plus léger, Francesko  a usé en low kick, remisant avec ses poings, Hassen se montrant trop attentiste et surtout sporadique dans la façon de faire. Victoire aux points pour Francesko Xhaja que l’on devrait revoir en France.

Les amateurs enflamment le public

Trois combats amateurs étaient sur la carte principale et quels combats. Chronologiquement, Anthony Valverde et Karim Dian se sont lancés dans une explication musclée voir complètement folle. Ces deux-là ont donné au public le lot de sensations fortes qu’il était venu chercher. Si Valverde s’impose aux points, Dian a offert une opposition constante qui doit lui offrir une revanche. L’envie de faire était présente entre Abdelnasser Bayejou et Hicham Chaara qui évoluait dans un contexte négatif (il a perdu son oncle la veille du match). Longtemps électrique, la rencontre s’est débridée pour Bayejou plus efficace et précis dans ses frappes. Méthodique il remporte la victoire, faisant preuve d’une belle intelligence de ring. Pour Grégory Servier, c’était le match des adieux. Face au hongrois Pal Petrina, le français a d’abord été entreprenant des deux mains avant de céder sous les frappes dans les jambes de son opposant. Petrina Pal a littéralement cassé les appuis de Servier qui va démontrer alors un courage hors norme avant d’être logiquement arrêté. Il met fin à sa carrière en partant la tête haute face à un boxeur à suivre.

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