Avec le retour de la possibilité de combattre tous les 14 jours (règlement fédéral FFKMDA), il est devenu évident que le retour des tournois à 8 pouvait se faire. Interdit en France (ahhh… la France et ses interdits), ce concept fait les beaux jours des grands événements au Japon, en Europe de l’Est et ailleurs. Une fois encore, la France se distingue par un archaïsme absolu ou une méconnaissance de l’essence même du pieds-poings.

Le tournoi à 8 est effectivement le concept qui a offert au pieds-poings moderne ses plus grandes lettres de noblesse. De la grande époque du K-1 au Krush en passant par la Nuit Des Champions, force est de constater que quelques-unes des sensations les plus intenses ont été livré à travers des combats épiques. Qui a oublié la finale de Jérôme Le Banner face à Ernesto Hoost, le tournoi livré par Abdallah Ezbiri ou encore le fantastique tournoi remporté par Olivier Cerdan ? Personne !

L’hexagone se démarque en ayant fait le choix d’interdire l’épreuve à 8 parce que le fait d’enchaîner 3 combats dans la même soirée est néfaste. Pourquoi pas ! Mais alors qu’en est-il du boxeur qui enchaîne des combats durs tous les 14 jours ? Vous savez le genre d’affrontements rugueux où se rend coup pour coup. Ces confrontations qui usent un organisme à vitesse grand V. N’importe quel spécialiste le dira : la répétition des combats que nous évoquons engendre des dommages irréversibles bien plus grave qu’un KO. Nous soulevons ici le problème des compétitions fédérales où parfois l’athlète dispute bien plus de 3 combats dans la même journée selon la catégorie dans laquelle il évolue.

Il est temps que la France daigne prendre conscience de l’archaïsme de cette situation et réfléchir à un retour des tournois à 8 avec des règles plus renforcées comme le délai sans combattre. Pourquoi ne pas imposer 6 à 8 semaines de délai avant l’échéance suivante ? C’est assez simple à mettre en place et cela permettrait au pieds-poings français de retrouver le piquant qui lui manque !

Paris, Marseille, Lyon ont accueilli jadis ces joutes fantastiques qui donnaient leur sens à la fameuse phrase : « il ne peut en rester qu’un« . Plus que jamais, la FFKMDA et son président Nadir Allouache doivent se pencher sur la question et changer ce qui doit l’être pour enfin revenir sur le devant de la scène internationale.

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