Passion : État affectif intense et irraisonné qui domine quelqu’un (petit Larousse)

Ce mot colle parfaitement à ce que fût la 9ème édition du Phénix Muaythai qui s’est déroulé il y a quelques jours à Trets sous la baguette d’un chef mordu comme jamais par ces sports : Anthony Perrin. Véritable chef d’orchestre du show, c’est un véritable marathon qu’il a livré toute la journée puisque une bonne vingtaine de combats amateurs ont rythmé la journée. Avec un timing parfait, les 14 combats ont finalement offerts le spectacle attendu sans compromission aucune. Dans ce reportage, nous vous invitons à parcourir les photos de l’excellent Pierre Roussey, un vrai soutien de Fight Infos durant la zone de turbulences que nous connaissons. Merci mille fois. Lui aussi est un passionné par ce qu’il fait !

Album photos par Pierre Roussey

La finesse de Fiorenti, la puissance de Varela

Djany Fiorenti comme Wilson Varela ont marqué le public avec leurs armes et des prestations enflammées. Dans la revanche qui l’attendait face au solide hongrois Alex Gonczi, Djany s’est montré fidèle à lui-même : méthodique et précis tandis que son adversaire cherchait trop l’épreuve de force. La rencontre a été palpitante à souhait mais, a également livrée un rythme endiablé où les temps morts n’avaient pas leur place. Les deux hommes se sont éprouvés dans un match qui appelle un troisième opus, rien que pour le plaisir de les revoir en opposition. Wilson Varela a fait parler sa puissance face à Claudio Ivaldi solide et rusé. Compté dans la première, il a compris qu’il ne fallait pas rester en face. Varela puissant poursuit le game plan : faire parler la foudre en poing comme en jambe acceptant à tort tout de même de « suivre » sans couper la route. Il s’impose de nouveau aux points, confirmant, malgré peu de métier en pieds-poings, qu’il est un boxeur redoutable et redouté.

Sans compromission !

Celles et ceux qui boxent dans une production signée Perrin savent que la victoire s’obtient dans la douleur. Tarek Guermoudi, Fabien Fouquet et Thibaut Arias le savaient. Opposés respectivement à Shan Cangelosi, Jim Brazzale et Dragos Zubco, les trois hommes n’ont pas triché mais se sont inclinés face à des adversaires solides et volontaires. Les opposants choisis par l’organisation ont tout simplement enflammé le complexe de la Gardi. Il faut saluer ici le fair play du public qui a su pousser mais également saluer la performance des vainqueurs. Le ring est impitoyable à domicile comme à l’extérieur. Il livre son verdict parfois implacable. Il faut bien admettre Shan, Jim et Dragos n’étaient pas des plus tendres. Cangelosi est un boxeur d’envergure mondiale avec des shoots dévastateurs et il faut saluer Tarek d’avoir accepté ce challenge pour un retour aux sources. Dragos a prouvé qu’à ce poids, les choses sont différentes à souhait et Fabien Fouquet qui a voulu à tort l’épreuve de force en a fait les frais. Quant à Jim Brazzale, c’est clairement un homme à suivre ; il a offert une prestation digne de ce nom. Au final, si les résultats n’ont pas été au rendez-vous pour les locaux, le spectacle était à la hauteur.

Du pancrace de haut niveau

Les plus sceptiques envers le pancrace ont forcément changé d’avis après avoir assisté aux deux confrontations proposées par Anthony Perrin. Quels matchs ! Il faut remercier ici les quatre acteurs qui ont assuré un spectacle au-delà du possible y compris dans les phases difficilement compréhensibles parfois. Jean Do Duc, Vladyslave  Vorobiov, Sébastien Coste et Martin Kalucz : voilà le quatuor qui a offert au public des prestations exceptionnelles. Comme souvent c’est malheur aux vaincus même s’il faut reconnaitre les bons combats de Jean Do Duc et du hongrois Martin Kalucz. Les adversaires étaient plus performants, il faut l’admettre. Chez les -67kg, Vladyslave  Vorobiov est un monstre de puissance et de physique qui a bien géré son match. Sébastien Coste pour sa part a tout passé en revue face à un opposant volontaire à souhait. Le français a offert un combat d’une belle intelligence que ce soit au sol ou debout. Clairement, on demande à revoir les deux hommes rapidement !

Du K-1, un KO et des costauds

Discipline phare de la soirée, le K-1 a participé au succès de ce neuvième opus qui en appelle forcément un 10ème. Malgré un bémol quant au déroulement du duel qui a mis aux prises Geysim Derouiche à Rakhim Dadaev (où le premier s’impose sur une technique interdite (saisie de jambe – low kick) validée par l’arbitre ce qui n’a pas été du goût du camp adversaire), il faut retenir le match de bûcheron entre Arthur Serodes et Kevin Velut  qui ont offert un troisième round complètement débridé. Le public signe tout de suite pour la revanche ! Geoffrey Mocci a pour sa part usé puis mis KO Roberto Straffalaci dans la troisième. Dans la famille Gonzci, je demande le frère, Janus qui s’est imposé en toute logique aux points devant Mickaël Buigues qui a démarré très fort, peut être trop, face à un boxeur hongrois précis et efficace tout au long de la rencontre. Chez les amateurs, Antoine Rethore a signé un bon match face à Mohamed Kirat entreprenant à souhait mais qui a pêché dans la gestion du match.

Du muaythai, évidemment !

Pour ses adieux au ring, Franck Stempniakowski voulait en découdre, trop ! Opposé à Maxime Ferrer qui a suivi à la lettre la stratégie prévue, Franck a salué la victoire de son adversaire qui a su rester concentré jusqu’au bout. Nelson Gomez Barbosa a lui aussi était rusé face à Bastien Nigues. Il a imposé son rythme malgré la différence de taille.

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