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Phenix Boxing Only – Enfusion : comme une première !

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Elle était attendue cette première édition du Phenix Boxing Only – Enfusion. D’abord il faut bien expliquer que ce nom découle du fait que le promoteur de cet événement n’est autre que Pascal Pastor et personne d’autre. L’Enfusion n’a finalement fait que collaborer avec l’organisateur français qui a du déployer des trésors de patience pour bien des raisons. Comme pour une première au théâtre ou pour la tournée d’un chanteur à succès, il y a eût des instants magiques et des choses perfectibles ce qui expliquent que ce premier opus alimentera les discussions toutes proportions gardées évidemment. Globalement, la soirée fût bonne avec un tournoi qui a tenu ses promesses et quelques sensations fortes distillées par des combats enjoués pour ne pas dire pimentés. Retour sans photo sur cette soirée puisque l’Enfusion a interdit toute prise de cliché par la presse dans son ensemble. Un comble difficilement explicable de la part d’un circuit qui est finalement loin d’avoir la dimension qu’il veut bien faire croire.

Merci mille fois à Pascal Pastor et son équipe qui ont su accueillir dignement les boxeurs malgré un nombre impressionnant de contre-temps de dernière minute qu’il a fallu régler. Déménager cette soirée sur Sallanches était une décision difficile à prendre mais Pastor a tenu bon et si la salle était remplie à 85%, il faut bien admettre que le pieds-poings a peut être trouvé une place dans cette région de France.

Un tournoi passionnant

Il faut bien admettre que le tournoi proposé par Pascal Pastor a tenu toutes ses promesses. Quels rebondissements il y a eût avec d’emblée l’élimination au premier tout de Marvin Monteiro par un Mickael Palandre surprenant à souhait. Il a joué crânement sa chance, sans faire de complexe et c’est passé. Dans la douleur bien sur car Monteiro n’est pas le premier venu. Dans ce combat, il fallait osé et le français ne s’en est pas privé pour finalement prendre un succès qui sera marquant pour la suite de sa carrière. Pour Carlo Bérichon, les choses ont été plus compliquées ; jamais il n’est parvenu à se libérer pour imposer sa boxe face à Youssef Challouki qui allait devenir par la suite le vainqueur de l’épreuve. Le belge a aisément cadré son adversaire pour imposer son travail des deux mains au corps tout en gérant son capital physique. Du grand art puisqu’il s’est totalement libéré en finale pour infliger plusieurs décomptes à Mickael Palandre amoindri par les stigmates d’un premier combat usant. Dans la gestion comme dans la manière de faire, Youssef Challouki a impressionné. Clairement son métier a fait la différence dans ce tournoi où il en ressort que l’expérience était un facteur déterminant.

Bokeme méritait mieux

On attendait avec une certain impatience Ulrik Bokeme. Opposé au marocain Hicham El Gaoui, le congolais s’est montré observateur avant de déclencher des missiles en poing. El Gaoui mouline bien des deux mains, balance cette jambe à l’intérieur mais manque cruellement d’efficacité. En boxeur d’intelligence, Ulrik reste vigilant et poursuit sur le même schéma dans la seconde reprise. C’est vrai qu’Hicham prend l’initiative mais il faut attendre la dernière reprise pour le voir réellement durcir sa boxe. Il se libère peu à peu et trouve des failles dans la garde de Bokeme au point de prendre ce dernier round. Le verdict tombe en sa faveur et c’est un coup dur pour Ulrik Bokeme qui méritait mieux. L’efficacité et la précision des coups dont il a fait preuve auraient dû lui octroyer le gain du match. C’est un coup d’arrêt pour celui qui restait sur une belle dynamique de combats victorieux. L’homme a du tempérament et si la déception était de mise, il aura le coeur pour relancer rapidement la machine.

Carton rouge à Ruby Mesu

Avec 2,6kg de trop sur la limite fixée par le contrat qu’elle avait signé pour ce combat, Ruby Mesu n’a clairement pas respecté son adversaire, Amel Dehby. Pire encore, on a senti une certaine habitude dans la façon de la part de son coin dans la discussion qui a suivi la pesée pour trouver un accord. Rien ne peut être reproché à la française qui avait fait le job en honorant ses engagements. Si des adversaires ont été évoqué, hélas, il a fallu se résoudre à l’annulation d’un fight qui aurait dû être important pour Dehby qui veut affronter les meilleures de sa catégorie.

Rachid Magmadi et son high kick !

Il y a beaucoup à dire sur Rachid Magmadi et son high kick. Déjà c’est une technique qui fait des merveilles chez le sociétaire du club Ebam car c’est la troisième fois qu’il signe un KO à la première reprise avec ses jambes. Son adversaire, Antonin Marconi en a fait les frais malgré une belle entame de match. La force de Rachid c’est son sens du timing : il sait placer ce coup au moment où il faut pour abréger la rencontre. Pour l’anecdote, c’est la deuxième fois de la saison qu’il s’impose de cette manière et de toute évidence, ce succès va lui faire faire un bon au classement Fight Infos – Canal+ chez les -67kg où l’attendent plusieurs défis.

Gross – Iseli, trop électrique

Giovanni Gross et Milan Iseli se retrouvaient pour une revanche avec à la clef la ceinture du Enfusion des -57kg. L’enjeu a clairement paralysé les débats qui se sont fait finalement dans les règles K-1 à la française et non celles plus permissives du Enfusion. Le match a été tronqué par les clinchs à répétition de Milan, perdu dans ce règlement bien trop complexe. Il y a eût de l’énervement chez Gross qui en a oublié sa boxe au grand regret de son coin qui lui demandait de rester concentré. Ce qui a donné au final un match parfois border line, trop même pour laisser décanter les quelques belles actions que l’on a pu voir. En finalité, le français s’est imposé aux points, au bénéfice justement de tentatives plus lisibles malgré un menton en béton du suisse bien malheureux après le match, de ne pas avoir pu s’exprimer comme il le voulait.

Du talent et de l’envie

Dans la carte préliminaire, le talent et l’envie étaient bien présents. Et le match le plus âpre et le plus disputé fût celui qui opposait Chafia Djouahra à Majda Amassafi. La française a dû batailler devant les charges incessantes de l’italienne qui a confondu parfois vitesse et précipitation. Chafia a fait la différence sur un travail varié (genoux, low kick) en réponse au pressing constant des deux mains de Majda qui a tout de même séduit. Thierry Mosimann a lui aussi solide et entreprenant face Adriano Tripoli. Le suisse, a réalisé un finish en puissance pour obtenir le gain du combat. Yoann Mermoux obtient un succès aux forceps face à Victor Bordage qui mérite vraiment une revanche car il s’est montré entreprenant à souhait. Enfin Jaouadi Abderrahim a dominé aux points Hamza Sahli dans un match très animé.

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Panda Master Tour : une belle fête du pieds-poings

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De nombreuses photos ici

Crédit photo : Xavier David Durant 2 jours, la ligue Rhône Alpes Auvergne a proposé la première édition du Panda Master Tour, une compétition entièrement dédiée aux pieds-poings version light contact. Pas moins de 850 compétiteurs ont participé à cette grande fête du sport. Car ce fut une fête où une majorité d’enfants et un nombre conséquent d’adultes sont venus se tester ou dépasser leurs limites. Chef d’orchestre du projet, Steven Denizot a proposé une organisation de main de maître avec un timing parfait et un sens aigu de l’organisation..

L’événement a été soutenu par de nombreux champions : Chafia Djouahra, Guerric Billet, Abdellah Ezbiri ont tenu leur rôle (respectivement juge-arbitre et coach). Leur présence symbolise une véritable transmission auprès des plus jeunes. Chacun a joué son rôle durant ces deux jours et ces soutiens de poids ont donné une dimension supplémentaire au Panda Master.

Une semaine après leur combat au Glory de Lyon, Abdellah Ezbiri et Guerric Billet ont pu constater la notoriété qui est la leur. Les deux hommes ont été sollicité à de nombreuses reprises en signant des autographes et en réalisant des selfies.

Au-delà de l’esprit convivial qui a régné durant la compétition, il faut noter le niveau des compétiteurs. On y a vu beaucoup de beaux gestes et des panels techniques assez large que ce soit chez les enfants ou les adultes. Cela démontre à quel point le travail dans les salles est bon. Il y a un vrai nivellement vers le haut, ce qui laisse entrevoir une certaine sérénité quant à l’évolution de ces champions en devenir même si tous n’aspirent pas à la même chose.

A l’origine du projet, Nabil Mazari a pu mesurer l’impact du Panda Master Tour dans le paysage pieds-poings français. Le succès de cette première édition en appelle une deuxième avec une bonne base pour construire l’avenir.

Le Panda Master Tour a permis de sortir le pieds-poings hors des salles de boxe. On a pu croiser des loisirs franchissant le cap de l’épreuve sportive pour se tester ou encore repousser ses limites. Ce concept a permis de faire émerger des ambitions et démontré au passage que l’on peut pratiquer en toute quiétude sans crainte de blessure grave . Venu soutenir cette initiative, Christian Robert, vice président de la FFKMDA s’est dit satisfait de voir cette évolution.

Le mot qui résumé ces deux jours ? Passion ! Celle des pratiquants repartis riches d’une nouvelle expérience. Celle des coachs qui ont su apprendre à leurs compétiteurs la prise de plaisir. Celle des parents venus soutenir dans le plus grand respect leurs enfants, amis, cousins etc…Celle du corps arbitral qui a joué pleinement son rôle d’éducateur en matière de règle. Celle de tous les bénévoles qui ont contribué avant et pendant au PMT sans compter les efforts. Et enfin celle du docteur Abdelhamid Saidi qui a pu constater que les « bobos » habituels que peut engendrer un tel événement. Le docteur a encore une fois su rassurer et insuffler la confiance nécessaire pour mieux rebondir. Le rendez-vous est déjà pris pour le Panda Master Tour 2 !

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J+7 : Nait Slimani, un retour appliqué !

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Les temps forts n’ont pas manqué lors de cette 14ème édition du World GBC. L’édition soigneusement orchestrée par David Blanc et Bruce Codron a tenu toutes ses promesses et même au-delà dans une ambiance fantastique. Eddy Nait Slimani, héros de tout un peuple a soigné son retour, Luc Genieys y a franchi un cap, Nasser Boungab s’est révélé. Retour sur les temps forts de cette édition haute en action et en spectacle.

Eddy Nait Slimani soigne son retour

Rien n’a été facile dans ce combat face à Yvan Naccari. Eddy Nait Slimani n’a pas eût la partie facile même si sa victoire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’italien est un expérimenté du ring qui a obligé E.N.S a rapidement retrouver ses marques et son spécial, le retourné-sauté qui a définitivement conquis le public mais était-ce nécessaire. L’audience lui était acquise et ses fans ont su poussé. Eddy a affiché la même décontraction avec néanmoins une application plus stricte des consignes. Cette victoire est clairement de bonne fracture avant un duel de haute volée face à Sergei Kuliaba à la Nuit Des Champions le 16 novembre prochain à Marseille.


Luc Genieys est sans aucun doute le boxeur qui a le plus marqué ce 14ème opus du World GBC Tour. Dans cette revanche accordée à Mathis Djanoyan, il a été appliqué et efficace. Son sens du timing s’est révélé déterminant dans ce combat où tout a basculé sur un splendide retourné au corps. Luc a franchi un cap de plus en démontrant qu’en plus de savoir boxer, il savait aussi frapper. Ce qui va compliquer un peu plus encore les affaires de ses prochains adversaires.


Nasser Boungab (AJSR) poursuit sur sa lancée. Auteur d’une dernière saison fantastique chez les amateurs avec un doublé championnat de France K-1 et muay thai, il avait passé son baptème du feu chez les pros avec une victoire en septembre dernier au Battle of Saint Raphaël. Cette fois, il a remporté la Bruce Codron Talent Cup en gréant parfaitement ses combats. Efficace face à Eddy Fedal notamment avec son back fist, il l’a également été en finale en infligeant deux décomptes au pourtant très solide Mathan Choinard (Gym Yaz). Boungab s’est très vite adapté au format pro et il va retrouver Mathieu Codron pour un combat revanche au 10 DEAL Event 2.


Mathan Choinard a réalisé un bon tournoi. Sa demi-finale face à Mathieu Codron a séduit un public pourtant acquis à la cause de son opposant. Dans ce combat, il a su imposer sa boxe très aggressive.


Des superfights à la hauteur étaient à l’affiche. Anthony Valverde a affiché une boxe plus posée, un style plus mature face au très solide Nemov Erdjanik. Valverde s’est appliqué à presser son adversaire constamment, en touchant durement avec ses genoux. Anthony a dû composer avec le mental à toute épreuve de Nemov, joker de dernière minute. Pour le français, la saison est lancée comme il se doit avant deux échéances importantes. Emma Gongora a elle aussi bien débuté l’épisode 2019 – 2020 face à Delphine Guénon. La marseillaise n’a pas eût pour autant la partie facile, Delphine usant allègrement du low kick. C’est une coupure qui a mis fin au débat prématurément, imposant finalement une revanche entre les deux boxeurs. Opposé à l’espagnol Julian Arias, Yoann Ha Van n’a pas pu imposer son allonge face à un adversaire intraitable à mi-distance. Yoann a sorti quelques gestes de classe mais de la bouche même de ce dernier, il est passé à côté de son match.


Le bilan du World GBC Tour 14 est bon. Que ce soit dans l’aspect sportif des choses ou dans l’aspect show, tout a été fait pour que le public en redemande. Et le rendez-vous est déjà pris pour la 20ème édition du Gym Boxe Challenge devenu World GBC Tour.


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Evénements

Pas d'événement actuellement programmé.

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