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Nuit Des Champions 2015 : le courage au-delà de tout

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km

11057115_701113376692060_6029197455181142600_oA Foued Ezbiri, merci pour tes paroles

Ce 14 novembre restera comme une date symbole dans l’histoire de la Nuit Des Champions, dans l’histoire du sport français de manière plus générale. S’il y a un mot qui résume parfaitement cette 22ème édition c’est courage. Car il en fallu a tous les acteurs de cette « Nuit ». S’il n’est pas seul dans cette entreprise qu’est la NDC, il faut saluer la volonté d’Erick Roméas à maintenir le show avec le soutien de la mairie de Marseille. Avec le flegme qu’on lu connait, presque britannique, le promoteur marseillais a fait le choix de la vie face à la barbarie. Il nous confiait être confronté pour la première fois à une telle situation ; sans se laisser abattre, il a tenu bon. Merci à lui ! Les boxeurs ont suivi comme un seul homme, preuve de la confiance placée en Erick. Alors devant toute la grande famille du pieds-poings (Nadir Allouache, Christian Robert, Olivier Muller, Medhi Amar, Mohamed Amara, Zef Dalomba, Jacques Quaglia, Hervé Busonéra, Thomas Adamandopoulos……la liste est très longue), les boxeurs se sont produits ont donné le meilleur d’eux-même pour le plus grand plaisir des spectateurs qui ont eux aussi répondu présents.

12241110_911078585648786_3577010731831120077_oBennoui griffe le tigre

Ce fight tant attendu par le deux protagonistes et les milliers spectateurs présents a tenu toutes ses promesses. Quel fight ! Quel engagement ! La science du combat face au fighting spirit, voilà ce que Karim Bennoui et Javier Hernandez ont offert. Battu sur le fil lors du premier choc, le français s’est montré une fois encore chirurgicale dans sa manière de faire ; précis comme jamais, ses genoux et ses lows kicks ont été décisifs devant les charges de Javier qui travaille des deux mains et conclue en jambe. L’espagnol se montrera plus efficace au corps qu’a la face où la garde compacte de son adversaire n’a pas laissé de place à son efficacité. Poussé par son coin, Bennoui contre durement avec ce genoux, use du low kick intérieur / extérieur. Si en terme de débit les choses sont équilibrées, le sociétaire de la team NAS-R.K est le plus efficace. En toute logique il s’impose aux points et signe son 5ème succès de rang à la Nuit Des Champions.

12240394_910955435661101_979080454055202203_oEt puis vainc Benmansour

Cette fois Karim Benmansour a clos le bec des plus sceptiques qui se refusaient à voir le talent chez ce boxeur. En battant Darryl Sichtman, le nîmois a mis tout le Monde d’accord et prouvé une fois encore au passage qu’il a sa place dans la cour des grands. Karim a fait mal et imposé son rythme tout au long du combat. Touchant durement en poing, faisant mal en low kick, il n’a jamais laissé le hollandais placé ses redoutables coups de genoux. Le game plan, établi avec son coach Habib Bakir, était le bon. Car les frappes adverses sont lourdes et redoutables notamment dans la cinquième reprise où le français connaît une nette baisse de régime. Il y va à l’énergie, c’est impossible de perdre ce fight qu’il a rondement mené. Il s’impose logiquement aux points devant les yeux de nombreux spécialistes qui ne tarissent pas d’éloges quant à la prestation de Karim Benmansour.

Nait Slimani, Slavador : phénomènaux

La Nuit Des Champions 2015 a mis au programme les deux phénomènes du pieds-poings français, Eddy Nait Slimani et Dylan Salvador. Les deux jeunes étoiles n’ont pas failli à leur devoir. Opposé à Samir Mohamed pour un combat revanche, Eddy a fait parler la poudre, rendant le ring un peu plus impitoyable que d’habitude. Car Samir est un champion qui a donné beaucoup à nos sports mais c’est la boxe. Un coup de genoux sauté envoie Mohamed une première fois au tapis. Sonné, surpris mais guerrier, il repart. Le mal est fait, Nait Slimani l’a bien compris et il envoie de nouveau son adversaire au tapis sur un crochet droit d’un autre monde. Fin de débats, le coin de Samir jetant sagement l’éponge. Il faut souligne le bel hommage rendu par Eddy à Samir qui a rappelé, micro en main, quel champion il est. Dylan Salvador pour sa part croisait le fer avec le bouillant Philippe Salmon. Joker de Bruce Codron, Philippe est entreprenant, prend l’initiative et rend coup pour coup dans la première reprise. Salavador analyse, frappe dur sans s’enflammer. Dans la reprise suivante, il confirme rapidement cette boxe d’instinct qu’il nous avait annoncé dans une interview post fight. Un genoux sauté met fin au fight, Salmon étant sévèrement coupé à la pommette. Dylan laisse exploser sa joie de s’imposer dans ce palais des sports qu’il découvrait.

Doumbe fait parler les poings

Opposé à Mohamed Mafoud qui a accepté le combat quelques jours avant, Cédric Doumbe a rapidement pris la mesure de son adversaire. Un crochet au corps dans la première reprise est synonyme de premier knock down pour Mohamed. Trop timoré, ce dernier va faire front sans parvenir a cadrer son remuant adversaire qui va infligé deux nouveaux décomptes, le troisième mettant fin au combat. Belle entrée en matière pour Cédric Doumbe à la Nuit Des Champions qui reste invaincu cette saison mais devra resté méfiant en ce qui concerne le rythme des combats.

Aurieng, Chibani aux forceps

La vie de boxeur n’est pas un long fleuve tranquille et c’est encore plus vrai dans les catégories de poids avoisinant ou dépassant les 90kg. Opposé au gigantesque Mladen Brestovac, Fabrice Aurieng a connu une soirée difficile notamment dans la 4ème reprise. Le français essaiera de construire tout au long du combat mais se heurte sans cesse aux répliques lourdes de son immense opposant qui n’a pas poursuivi son effort du 4ème dans la 5ème, laissant revenir le français qui va finalement s’imposer aux points sur le fil. Une revanche s’impose ! Halim Chibani avait bien démarré son fight : il fait compté son adversaire sur une belle série en poing et on pense que le match va être vite plié. C’est mal connaître Corentin Jallon qui revient fort les minutes suivantes, s’adjugeant même la dernière reprise. Le décompte pèse lourd dans la décision finale qui va en faveur d’Halim Chibani qui manquait de ring.

La frayeur d’Abdellah Ezbiri

Il a fait le fight Abdellah Ezbiri devant Edouard Bernadou qui nous concédera un gros coup de fatigue après le combat. L’homme enchaîne les fights pros mais aussi ceux de l’équipe de France et cela s’est ressenti sur le ring. Abdellah Ezbiri, fidèle à lui-même, débite constamment dans tous les compartiments, imposant un rythme que son adversaire n’arrive pas à suivre. Les frappes d’Edouard sont plus lourdes mais trop sporadiques pour gêner en quoi que ce soit Ezbiri qui se dirige vers une victoire logique. Il n’en fût rien dans un premier temps, à la surprise générale. Le public fait part de son mécontentement. Finalement, la décision va logiquement en faveur d’Abdellah Ezbiri qui s’interroge sur ce qu’il doit faire gagner normalement.

Drai et Boudegzdam font parler leur jeunesse

Yohan Drai et Elias Boudegzdame ont fait bonne impression lors de cette NDC 2015. Opposé à Cédric Castagna, Yohan a fait parler sa puissance face à un Castagna guerrier de tous les instants, gênés par une bosse énorme sur le front. Drai est un costaud à la frappe lourde ; à la belle anglaise de son adversaire, il sort les lows kick et les genoux. Il s’impose logiquement aux points et gagne sa place au sein du show. Il en va de même pour Elias monstre de physique face à Araik Margarian qui a tout donné. Boudegzdame aura été percutant mais aussi puissant au sol. C’est d’ailleurs dans ce compartiment qu’il va s’imposer puisqu’il va soumettre son adversaire. Une vraie révélation ce jeune montpéllierain dont nous n’avons pas fini d’entendre parler.

Le film de la soirée

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Monica Torchio : à l’assaut !

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Par Luxo – Photos Droits réservés Tonino Crapiz

Se tenir éloigné des rings, quand on est atteint par le virus du combat de longue date, n’est pas toujours chose facile. Ni souhaitable, quand on est doué…  Il n’est pas rare de croiser des athlètes qui, malgré les difficultés que connaissent les athlètes du pieds-poings en France, gravitent près des rings à attendre leur heure. La jeune femme du jour a le sens des priorités et a su prioriser ses études puis sa carrière professionnelle…
Mais, quand les conditions le permettent, pourquoi résister à l’envie de briller quand on déborde de tonus ? Désormais, le punch naturel de Monica Torchio s’exprime et la combattante bordelaise signe une grosse saison 2018/2019 !
Rencontre avec la combattante du club « Impacts 33 » : championne de France classe A en Full Contact/Kick Boxing/K1.
Ajoutons à cela de belles prestations en Savate PRO et une victoire nette à l’Open de France de Savate BF, bref…. 52 kg de tonus à revendre !

Salut Monica ! Comment présenterais-tu ton parcours pugilistique à nos lecteurs ? De la façon la plus simple possible, en évoquant ma vie d’adolescente plutôt sportive, je pense que cela parlera à beaucoup ! Je vivais alors avec ma famille dans le 13ème à PARIS et j’ai découvert les sports pieds-poings avec Philippe MAGNOL au club CENVINT, au départ juste pour le plaisir. La vie de club et la passion du professeur m’a conduit assez rapidement vers la compétition, un an après mes débuts, en Savate Boxe Française, en Full Contact aussi.
J’ai de bons souvenirs de ce parcours parisien et je me rends compte que j’ai toujours eu affaire à des coachs passionnées…et passionnants. Cela m’a sans doute influencé pour la suite.

Quand t’es tu décidée à boxer en combat ? Dans une transition articulée avec ma vie d’étudiante, où j’avais d’une part besoin d’une pause, pour profiter de la vie avec insouciance. Et d’autre part, en toute sincérité, je n’ai pas su m’adapter à l’époque aux coups portés avec impact. Les choses sont venus peu à peu, et c’est ce qui fait ma force aujourd’hui : j’ai appris à aimer la « violence » de ce sport, j’ai appris à me remettre en question en profondeur et assumer pleinement mes envies. Ce que je n’étais pas capable de faire à l’époque. Après une longue pause de 5/6 ans, en lien avec mes études d’ostéopathie, j’ai repris car le sport faisait partie de mon équilibre personnel et au contact de Mo KOULEON et de Willy BORREL à Bordeaux, j’ai vite constaté que les boxes pieds-poings me manquaient… Je voulais surtout reprendre dans une logique d’insertion sociale, pour rencontrer des gens à Bordeaux mais au bout d’un an, Willy BORREL m’a présenté son approche et celle du club IMPACTS.
Dans ce club, on valorise une pratique multidiscipline au sein d’une même structure, en vue de gagner en expérience et en adaptabilité sur le ring. Cela m’a séduit a rappelé mes débuts à Paris, j’y ai vu aussi des opportunités pour boxer plus régulièrement.

L’agglomération bordelaise a été une place forte par le passé dans les sports de combats, est-ce toujours le cas ? Sur ce point, je ne peux répondre qu’en ce qui concerne mes ressentis, à partir de la saison 2015/2016 environ, où j’ai pu bénéficier du réseau de mes enseignants car j’étais alors bien impliquée.
Je te confirme que l’ambiance de travail est très saine dans la région, il n’y pas de concurrence stérile entre les clubs, et on s’aide en fonction de nos échéances. Nous faisons des mises de gants régulières avec d’autres structures et je peux compter sur des accueils utiles à ma préparation, par exemple chez Yassine MEITIRI (du club Chartrons Boxe) ou plus loin au club de PERIGUEUX. J’ai aussi la chance d’avoir un combattante de très bon niveau dans mon club (Ludivine GUILHOT, -48kg qui évalue en Elite A en BF).
En axant ma pratique surtout sur le K1, en 2015/52016 j’ai eu de bons résultats. J’ai participé au championnat d’Europe Amateurs WAKO avec l’équipe de France. Cela m’a démontré que j’avais le niveau mais qu’il restait encore une marge de progression pour briller.

On peut dire que la saison en cours est la plus aboutie ? Oui, j’utiliserais même à ce sujet une expression bordelaise typique ! Je me « gave » comme on dit ici ! Je profite des dates de combats, des expériences riches dans les disciplines que je pratique. Je remets les chaussons avec l’aide de mon coach actuel Clément BIBARD, passionné de BF qui reste néanmoins ouvert à l’esprit multiboxe qui a conduit mes débuts. On s’essaye à la Savate PRO et on s’interroge enfin sur une saison 2019/2020 avec d’autres objectifs plutôt …ambitieux dirais-je !

Le mot des coachs concernant Monica Torchio

Willy Borrel : « Monica est arrivée avec une bonne base de travail, elle a des qualités évidentes de souplesse ou d’agilité mais je crois avoir contribué à son explosivité. Dans tous les schémas tactiques que je lui ai proposé, elle exprime une frappe phénoménale en jambes et avec un bon entourage, elle aura un avenir probable à l’international.
Le potentiel et l’écoute en combat sont d’autres qualités, j’ai entraîné des boxeurs qui ont bien moins de lucidité que ce petit bout de femme de 52 kg. C’était pour moi une belle rencontre sportive, Monica mérite de réussir. »

Clément Bibard : «  Des ajustements techniques sont à parfaire mais clairement chez Monica, le punch est là ! Elle a aussi un sens technico-tactique évident, son intelligence lui permettra d’aller loin. C’est une bosseuse qui a tout compris de la pratique multiboxe et qui apprend de chaque discipline »

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Karim Ghajji, Alan Kermorvan : la belle histoire

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A une époque où l’éphémère est roi, la longévité et surtout la fidélité sont autant de valeurs sacrifiées sur l’autel de l’intérêt personnel. C’est même bien souvent devenu une règle. Pas pour Karim Ghajji et Alan Kermorvan qui ont signé pour une dixième année de collaboration. Ce n’est pas rien !

Il y a quelques jours, les deux hommes se sont rencontrés pour officialiser leur dixième saison de collaboration.. Evidemment, en une décennie, des liens se sont créés dépassant amplement le stade d’agent à sportif. Ces-deux-là sont liés par une belle amitié, symbole au passe de la nécessité d’avoir un manager pour prétendre à une belle carrière. Et ce rôle-là, Alan l’endosse à merveille. De la Nuit Des Champions en passant par le Glory, le Thai Fight, le Bellator etc… le contrat est parfaitement rempli.

Réaction d’Alan Kermorvan

Réaction de Karim Ghajji

Cette dixième année c’est d’abord la fin d’une décennie et le début d’une seconde qui part très fort. Alan Kermorvan a déjà annoncé une échéance importante pour Karim dans les semaines à venir.

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01 juin 2019

Nuit du KBP 2

Complexe sportif Paul de Vivie, Pernes Les Fontaines, 391 Avenue René Char, 84210 Pernes-les-Fontaines

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