Connect with us

Reportages

Nostalgie tropézienne…

Published

on

rr

Olivier Muller, Yohan Lidon et Mickey Rourke

A la Fight Night Family

C’est l’heure de faire un choix parmi les photos, de repenser à cette soirée qui m’a troublé et pour cause : j’ai eût la chance de vivre l’aventure de l’intérieur, une grande première dans l’histoire du pieds-poings car jamais un média n’avait pu vivre quelques jours avec l’organisation et voir l’envers du décor.

Et quand je me remémore ces instants d’une richesse humaine sans équivoque, la nostalgie de ces moments est forte et clairement un manque se fait sentir. Car cette Fight Night n’était pas comme les autres, loin de là. Le contexte actuel n’a pas simplifié les choses mais c’est dans la difficulté que l’on voit les grandes organisations. Olivier Muller et Vincent Pelat ont su gérer les contres-temps grâce à une équipe en branle-bas de combat permanent. A ceux qui pensent que pour les promoteurs tropéziens c’est simple, je peux leur répondre que c’est bien plus complexe que cela : la Fight Night est le résultat d’une somme de travail, rien de plus. Pour l’anecdote c’est le seul show qui affiche complet parmi toutes les productions proposées à la Citadelle.

Etait-ce suffisant pour me rendre pensif tel l’adolescent se remettant d’un premier amour ? Non ! Bien entendu, il faut raison garder mais ce que j’ai vécu était fort, il y avait bien longtemps même que je n’avais pas ressenti cela. Pourquoi ? Parce que tout était réuni pour que la soirée soit un succès : Lidon a confirmé son rang de star et force est d’admettre qu’il rejoint Jérôme Le Banner dans le coeur des français, Jérôme étant une icône incontournable pour les passionnés du pieds-poings. Difficile de ne pas faire la parallèle entre « Le bûcheron » et Louis de Funès, célèbre gendarme qui a dû apprécier de voir ces athlètes patienter dans les murs de la gendarmerie rendue célèbre à travers les aventures de ses célèbres représentants de l’ordre. Les deux hommes ont conquis les français à travers un travail acharné leur domaine respectif, toutes proportions gardées évidemment.

Lidon gagne ses galons face à des boxeurs que peu pourrait battre en France, les aigris et les jaloux vont devoir se faire une raison. Car ce championnat du Monde WKN est sans aucun doute un des plus beaux de ces dix dernières années, toutes fédérations confondues. Yohan a dû batailler pour garder sa ceinture face à un challenger qui a beaucoup d’avenir, l’allemand Danijel Solaja. Le français s’est sorti les tripes devenant humain, lui dont on parlait encore après ce KO fantastique à Paris. Sa force réside dans sa simplicité car rien n’est simple dans un village reconnu pour son strass et ses paillettes. Avec un tempérament franc et honnête, Lidon champion du peuple devient peu à peu le champion de tout un pays ; il n’y qu’à voir cette citadelle qui l’a poussé encore et encore pour comprendre que la symbiose entre le public et son boxeur est forte.

D’icônes, il en était question avec Mickey Rourke. Le comédien américain que l’on a pu voir dans The Wrestler, Iron Man 2, Sin City ou encore 9 semaines et demi, a lui aussi apporté sa pierre à l’édifice en ce qui concerne le succès de la soirée. Il s’est gentiment prêté à toutes les sollicitations sans perdre une miette du spectacle. Il a été boxeur il y a quelques années, réalisant un record de 6 victoires et 2 nuls en 8 sorties. Il a remis la ceinture à Yohan Lidon donc qui a pu échanger avec le célèbre acteur ; quel boxeur ne rêve pas d’une telle reconnaissance ? C’est aussi cela la magie de la Fight Night Saint Tropez !

Comment ne pas penser à 2017 ? Après avoir mené une petite investigation auprès d’un public néophyte, force est de constater que cette édition a marqué les esprits à travers ses combats mais également son show fantastique avec pour toile de fond cette Méditerranée si belle. Tout a été fait pour répondre à l’attente des spectateurs et téléspectateurs et placé l’événement parmi les grands rendez-vous de la planète. Seul Olivier Muller sait ce que sera la suite ; connaissant l’homme, il a déjà tracé les grandes lignes de la cinquième mais quand même, ce quatrième opus n’a pas fini de rendre pensif celles et ceux qui aiment les boxeurs avec la passion qu’ils méritent.

Nous finirons sur une citation de Lucia Etxebarria, auteur d’une biographie de Kurt Cobain (Nirvana) et Courtney Love : La historia de Kurt y Courtney: aguanta esto qui écrit sur la nostalgie :« Il vaut mieux regretter le manque que de finir par regretter la présence. Je préfère la nostalgie à la routine. »

Publicités
Continue Reading
Click to comment

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Reportages

Monica Torchio : à l’assaut !

Published

on

By

Par Luxo – Photos Droits réservés Tonino Crapiz

Se tenir éloigné des rings, quand on est atteint par le virus du combat de longue date, n’est pas toujours chose facile. Ni souhaitable, quand on est doué…  Il n’est pas rare de croiser des athlètes qui, malgré les difficultés que connaissent les athlètes du pieds-poings en France, gravitent près des rings à attendre leur heure. La jeune femme du jour a le sens des priorités et a su prioriser ses études puis sa carrière professionnelle…
Mais, quand les conditions le permettent, pourquoi résister à l’envie de briller quand on déborde de tonus ? Désormais, le punch naturel de Monica Torchio s’exprime et la combattante bordelaise signe une grosse saison 2018/2019 !
Rencontre avec la combattante du club « Impacts 33 » : championne de France classe A en Full Contact/Kick Boxing/K1.
Ajoutons à cela de belles prestations en Savate PRO et une victoire nette à l’Open de France de Savate BF, bref…. 52 kg de tonus à revendre !

Salut Monica ! Comment présenterais-tu ton parcours pugilistique à nos lecteurs ? De la façon la plus simple possible, en évoquant ma vie d’adolescente plutôt sportive, je pense que cela parlera à beaucoup ! Je vivais alors avec ma famille dans le 13ème à PARIS et j’ai découvert les sports pieds-poings avec Philippe MAGNOL au club CENVINT, au départ juste pour le plaisir. La vie de club et la passion du professeur m’a conduit assez rapidement vers la compétition, un an après mes débuts, en Savate Boxe Française, en Full Contact aussi.
J’ai de bons souvenirs de ce parcours parisien et je me rends compte que j’ai toujours eu affaire à des coachs passionnées…et passionnants. Cela m’a sans doute influencé pour la suite.

Quand t’es tu décidée à boxer en combat ? Dans une transition articulée avec ma vie d’étudiante, où j’avais d’une part besoin d’une pause, pour profiter de la vie avec insouciance. Et d’autre part, en toute sincérité, je n’ai pas su m’adapter à l’époque aux coups portés avec impact. Les choses sont venus peu à peu, et c’est ce qui fait ma force aujourd’hui : j’ai appris à aimer la « violence » de ce sport, j’ai appris à me remettre en question en profondeur et assumer pleinement mes envies. Ce que je n’étais pas capable de faire à l’époque. Après une longue pause de 5/6 ans, en lien avec mes études d’ostéopathie, j’ai repris car le sport faisait partie de mon équilibre personnel et au contact de Mo KOULEON et de Willy BORREL à Bordeaux, j’ai vite constaté que les boxes pieds-poings me manquaient… Je voulais surtout reprendre dans une logique d’insertion sociale, pour rencontrer des gens à Bordeaux mais au bout d’un an, Willy BORREL m’a présenté son approche et celle du club IMPACTS.
Dans ce club, on valorise une pratique multidiscipline au sein d’une même structure, en vue de gagner en expérience et en adaptabilité sur le ring. Cela m’a séduit a rappelé mes débuts à Paris, j’y ai vu aussi des opportunités pour boxer plus régulièrement.

L’agglomération bordelaise a été une place forte par le passé dans les sports de combats, est-ce toujours le cas ? Sur ce point, je ne peux répondre qu’en ce qui concerne mes ressentis, à partir de la saison 2015/2016 environ, où j’ai pu bénéficier du réseau de mes enseignants car j’étais alors bien impliquée.
Je te confirme que l’ambiance de travail est très saine dans la région, il n’y pas de concurrence stérile entre les clubs, et on s’aide en fonction de nos échéances. Nous faisons des mises de gants régulières avec d’autres structures et je peux compter sur des accueils utiles à ma préparation, par exemple chez Yassine MEITIRI (du club Chartrons Boxe) ou plus loin au club de PERIGUEUX. J’ai aussi la chance d’avoir un combattante de très bon niveau dans mon club (Ludivine GUILHOT, -48kg qui évalue en Elite A en BF).
En axant ma pratique surtout sur le K1, en 2015/52016 j’ai eu de bons résultats. J’ai participé au championnat d’Europe Amateurs WAKO avec l’équipe de France. Cela m’a démontré que j’avais le niveau mais qu’il restait encore une marge de progression pour briller.

On peut dire que la saison en cours est la plus aboutie ? Oui, j’utiliserais même à ce sujet une expression bordelaise typique ! Je me « gave » comme on dit ici ! Je profite des dates de combats, des expériences riches dans les disciplines que je pratique. Je remets les chaussons avec l’aide de mon coach actuel Clément BIBARD, passionné de BF qui reste néanmoins ouvert à l’esprit multiboxe qui a conduit mes débuts. On s’essaye à la Savate PRO et on s’interroge enfin sur une saison 2019/2020 avec d’autres objectifs plutôt …ambitieux dirais-je !

Le mot des coachs concernant Monica Torchio

Willy Borrel : « Monica est arrivée avec une bonne base de travail, elle a des qualités évidentes de souplesse ou d’agilité mais je crois avoir contribué à son explosivité. Dans tous les schémas tactiques que je lui ai proposé, elle exprime une frappe phénoménale en jambes et avec un bon entourage, elle aura un avenir probable à l’international.
Le potentiel et l’écoute en combat sont d’autres qualités, j’ai entraîné des boxeurs qui ont bien moins de lucidité que ce petit bout de femme de 52 kg. C’était pour moi une belle rencontre sportive, Monica mérite de réussir. »

Clément Bibard : «  Des ajustements techniques sont à parfaire mais clairement chez Monica, le punch est là ! Elle a aussi un sens technico-tactique évident, son intelligence lui permettra d’aller loin. C’est une bosseuse qui a tout compris de la pratique multiboxe et qui apprend de chaque discipline »

Publicités
Continue Reading

Reportages

Karim Ghajji, Alan Kermorvan : la belle histoire

Published

on

By

A une époque où l’éphémère est roi, la longévité et surtout la fidélité sont autant de valeurs sacrifiées sur l’autel de l’intérêt personnel. C’est même bien souvent devenu une règle. Pas pour Karim Ghajji et Alan Kermorvan qui ont signé pour une dixième année de collaboration. Ce n’est pas rien !

Il y a quelques jours, les deux hommes se sont rencontrés pour officialiser leur dixième saison de collaboration.. Evidemment, en une décennie, des liens se sont créés dépassant amplement le stade d’agent à sportif. Ces-deux-là sont liés par une belle amitié, symbole au passe de la nécessité d’avoir un manager pour prétendre à une belle carrière. Et ce rôle-là, Alan l’endosse à merveille. De la Nuit Des Champions en passant par le Glory, le Thai Fight, le Bellator etc… le contrat est parfaitement rempli.

Réaction d’Alan Kermorvan

Réaction de Karim Ghajji

Cette dixième année c’est d’abord la fin d’une décennie et le début d’une seconde qui part très fort. Alan Kermorvan a déjà annoncé une échéance importante pour Karim dans les semaines à venir.

Publicités
Continue Reading
Publicités

Events Calendar

01 juin 2019

Nuit du KBP 2

Complexe sportif Paul de Vivie, Pernes Les Fontaines, 391 Avenue René Char, 84210 Pernes-les-Fontaines

Aucun événement trouvé !

Best

Copyright © 2008 - 2019 Fight Infos - fightinfos.com