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Nice Fight Night : l’intelligence de Grossi, la rage de Tancray

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Un énorme merci à Xavier Lafaye . Crédit photo : Chris photo 06

La Nice Fight Night est comme le vin : elle se bonifie avec l’âge. Hier soir la salle Leyrit, garnie copieusement, a encore assisté à une soirée folle avec des combats fous. Ce public, presque conquis à l’avance par les talents affichés sur la fight card, ne demandait pas mieux que de communier avec les boxeurs. Ce fût chose faite de la première à la dernière minute. Xavier Lafaye avait mis les petits plats dans les grands pour proposer un septième opus qui place que jamais son show dans la cour des rendez-vous incontournable du pieds-poings français. Entre l’intelligence de Grégory Grossi et la rage de Johny Tancray, il y a eût de belles choses hier soir à Nice.

Nice Fight Night : l'intelligence de Grossi, la rage de Tancray

Grossi en mode patron

De la tête et des épaules, Grégory Grossi a donné une véritable leçon à son champion d’adversaire, l’allemand Ibo Topyurek. Ce dernier, courageux et volontaire n’a jamais pu trouver la solution face à un français appliqué comme jamais et désireux de bien faire les choses. Dans le rythme, dans la distance mais également dans l’envie, Grégory a parfaitement géré, réalisant un exploit assez rare à la fin de la rencontre : détenir en même temps trois ceintures mondiales majeures (WKN, ISKA et WAKO Pro). Il a actuellement autour de la taille, ces 3 titres et confirme à chacun de ses combats combien sa boxe évolue, son approche des combats évolue mais également sa notoriété évolue. Il est clairement devenu l’homme fort de cette catégorie des -86kg et nous ne voyons pas comment avec de tels résultats, il ne pourrait pas s’ouvrir les portes des grandes productions de la planète. Il y a quelques heures, au-delà de ce résultat qui le place un cran au-dessus des autres, Grossi s’est fait une place de roi dans la jungle des fédérations internationales.

Tancray ne lâche jamais

Nice Fight Night : l'intelligence de Grossi, la rage de Tancray

Face à Vahid Shahbazi, Johny Tancray savait !
Il savait qu’il était plus jeune !
Il savait qu’il était très fort !
Il savait qu’il la voulait autant que lui cette ceinture WMC !
Et le ring a une nouvelle fois offert un épisode fantastique à son histoire avec un combat parfois proche d’une grande tragédie. L’engagement a été total tout comme l’envie et la volonté mais finalement qu’est-ce qui a pu départager les deux hommes au fil des minutes ? Tancray a de surcroît envoyé son adversaire au tapis dans la première sur un crochet en contre magistral. Mais Vahid est un frappeur, rodé au muay thai version Thaïlande. Alors ses middles version missile ont fait mal. Et puis il y a ses projections aussi qui ont été en nombre sans oublier ses genoux. Car c’est avec cette arme-là qu’il a finalement fait plié un Johny qui n’a jamais voulu lâché. Touché dans sa chair dans la 4ème reprise, il est tout de même reparti au combat. Face à lui son co-challenger qui sent bien que le mal est fait, accentue avec les genoux pour infliger deux décomptes, le deuxième mettant fin au combat. Victoire et quelle victoire pour l’un ! Défaite mais quelle défaite pour l’autre. Il y a des matchs qui marquent. Il y a des combats comme ça dont tu te souviens longtemps et indéniablement, ni Johny, ni Vahid n’oublieront leur rencontre sur le ring.

Bacchi et Ladouille mettent le feu

La ceinture handiboxing détenue auparavant à Vincent Moissenet Santi était très convoitée. Les deux prétendants, Gilles Bacchi et Jonathan Ladouille ont affiché leur volonté durant cette rencontre remporté par Gilles. A la descente de ring entre deux photos avec les spectateurs, Jonathan a promis de revenir à Nice pour s’imposer !

Pancrace, vous avez dit pancrace ?

Deux matchs de pancrace attendait le public niçois et là encore, Xavier Lafaye a fait preuve d’une inspiration total quant au match making. Aziz Stringer, Ghiles Oudelha, Benjamin Baudrier, Quentin Fabra ont offert des prestations de grand art dans une discipline qui est une particularité française, rappelons-le. D’ailleurs les 4 sont unanimes quant à leur préférence envers le MMA. Oudelha et Stringer ont offert un match fou avec de longues séances de striking. Et si le premier nommé a mal démarré son match, il a su imposé peu à peu sa boxe jusqu’à amené son adversaire au sol, son domaine de prédilection. Si Ghiles s’impose logiquement, Aziz doit être félicité pour sa prestation et avoir su se montrer dangereux jusqu’au bout.

Entre Benjmain Baudrier et Quentin Fabra, les choses ont été animées, considérablement animées. Il y a eût beaucoup de tentatives debout comme au sol et finalement les deux hommes ne sont jamais départagés avant cette troisième reprise. La concentration de Benjamin a fait la différence puisqu’il soumet Quentin à une poignée de secondes avant la fin du combat. La déception énorme de Fabra contrastait avec l’émotion de Baudrier qui reconnaissait revenir de très loin  pour obtenir ce résultat.

Fiorot tout en contre

Manon Fiorot était opposé à l’italienne Michella Socci. Bouillant à souhait, ce match a connu plusieurs rebondissements. Il y a d’abord cette fougue de l’italienne qui s’est souvent empalée sur les jambes, les poings ou les genoux de la française. Le game plan n’était pas le bon face à une Fiorot supérieure dans le clinch. Et puis il y eût ces décomptes, sévères pour le premier comme le dernier même si les affaires de l’italienne étaient mal engagées. Bilan de tout cela, une victoire assez facile pour Manon Fiorot qui nous a annoncé combattre de nouveau en MMA, la discipline dans laquelle elle se produit essentiellement.

Les jeunes ont montré l’exemple

Comme souvent, les amateurs ouvrent le bal et en infligeant un KO terrible à Laurent Begot dans la première reprise, l’italien Flippo Piantanida a clairement donné le ton de cette soirée. Maxime Ferrer er Karim Ben tahar ont suivi dans ce duel de niçois. Dans un match enjoué où les temps morts n’avaient pas leur place, Maxime signe un beau succès qui appelle tout de même une revanche, rien que pour le plaisir des fans du genre.

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Panda Master Tour : une belle fête du pieds-poings

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De nombreuses photos ici

Crédit photo : Xavier David Durant 2 jours, la ligue Rhône Alpes Auvergne a proposé la première édition du Panda Master Tour, une compétition entièrement dédiée aux pieds-poings version light contact. Pas moins de 850 compétiteurs ont participé à cette grande fête du sport. Car ce fut une fête où une majorité d’enfants et un nombre conséquent d’adultes sont venus se tester ou dépasser leurs limites. Chef d’orchestre du projet, Steven Denizot a proposé une organisation de main de maître avec un timing parfait et un sens aigu de l’organisation..

L’événement a été soutenu par de nombreux champions : Chafia Djouahra, Guerric Billet, Abdellah Ezbiri ont tenu leur rôle (respectivement juge-arbitre et coach). Leur présence symbolise une véritable transmission auprès des plus jeunes. Chacun a joué son rôle durant ces deux jours et ces soutiens de poids ont donné une dimension supplémentaire au Panda Master.

Une semaine après leur combat au Glory de Lyon, Abdellah Ezbiri et Guerric Billet ont pu constater la notoriété qui est la leur. Les deux hommes ont été sollicité à de nombreuses reprises en signant des autographes et en réalisant des selfies.

Au-delà de l’esprit convivial qui a régné durant la compétition, il faut noter le niveau des compétiteurs. On y a vu beaucoup de beaux gestes et des panels techniques assez large que ce soit chez les enfants ou les adultes. Cela démontre à quel point le travail dans les salles est bon. Il y a un vrai nivellement vers le haut, ce qui laisse entrevoir une certaine sérénité quant à l’évolution de ces champions en devenir même si tous n’aspirent pas à la même chose.

A l’origine du projet, Nabil Mazari a pu mesurer l’impact du Panda Master Tour dans le paysage pieds-poings français. Le succès de cette première édition en appelle une deuxième avec une bonne base pour construire l’avenir.

Le Panda Master Tour a permis de sortir le pieds-poings hors des salles de boxe. On a pu croiser des loisirs franchissant le cap de l’épreuve sportive pour se tester ou encore repousser ses limites. Ce concept a permis de faire émerger des ambitions et démontré au passage que l’on peut pratiquer en toute quiétude sans crainte de blessure grave . Venu soutenir cette initiative, Christian Robert, vice président de la FFKMDA s’est dit satisfait de voir cette évolution.

Le mot qui résumé ces deux jours ? Passion ! Celle des pratiquants repartis riches d’une nouvelle expérience. Celle des coachs qui ont su apprendre à leurs compétiteurs la prise de plaisir. Celle des parents venus soutenir dans le plus grand respect leurs enfants, amis, cousins etc…Celle du corps arbitral qui a joué pleinement son rôle d’éducateur en matière de règle. Celle de tous les bénévoles qui ont contribué avant et pendant au PMT sans compter les efforts. Et enfin celle du docteur Abdelhamid Saidi qui a pu constater que les « bobos » habituels que peut engendrer un tel événement. Le docteur a encore une fois su rassurer et insuffler la confiance nécessaire pour mieux rebondir. Le rendez-vous est déjà pris pour le Panda Master Tour 2 !

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J+7 : Nait Slimani, un retour appliqué !

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Les temps forts n’ont pas manqué lors de cette 14ème édition du World GBC. L’édition soigneusement orchestrée par David Blanc et Bruce Codron a tenu toutes ses promesses et même au-delà dans une ambiance fantastique. Eddy Nait Slimani, héros de tout un peuple a soigné son retour, Luc Genieys y a franchi un cap, Nasser Boungab s’est révélé. Retour sur les temps forts de cette édition haute en action et en spectacle.

Eddy Nait Slimani soigne son retour

Rien n’a été facile dans ce combat face à Yvan Naccari. Eddy Nait Slimani n’a pas eût la partie facile même si sa victoire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’italien est un expérimenté du ring qui a obligé E.N.S a rapidement retrouver ses marques et son spécial, le retourné-sauté qui a définitivement conquis le public mais était-ce nécessaire. L’audience lui était acquise et ses fans ont su poussé. Eddy a affiché la même décontraction avec néanmoins une application plus stricte des consignes. Cette victoire est clairement de bonne fracture avant un duel de haute volée face à Sergei Kuliaba à la Nuit Des Champions le 16 novembre prochain à Marseille.


Luc Genieys est sans aucun doute le boxeur qui a le plus marqué ce 14ème opus du World GBC Tour. Dans cette revanche accordée à Mathis Djanoyan, il a été appliqué et efficace. Son sens du timing s’est révélé déterminant dans ce combat où tout a basculé sur un splendide retourné au corps. Luc a franchi un cap de plus en démontrant qu’en plus de savoir boxer, il savait aussi frapper. Ce qui va compliquer un peu plus encore les affaires de ses prochains adversaires.


Nasser Boungab (AJSR) poursuit sur sa lancée. Auteur d’une dernière saison fantastique chez les amateurs avec un doublé championnat de France K-1 et muay thai, il avait passé son baptème du feu chez les pros avec une victoire en septembre dernier au Battle of Saint Raphaël. Cette fois, il a remporté la Bruce Codron Talent Cup en gréant parfaitement ses combats. Efficace face à Eddy Fedal notamment avec son back fist, il l’a également été en finale en infligeant deux décomptes au pourtant très solide Mathan Choinard (Gym Yaz). Boungab s’est très vite adapté au format pro et il va retrouver Mathieu Codron pour un combat revanche au 10 DEAL Event 2.


Mathan Choinard a réalisé un bon tournoi. Sa demi-finale face à Mathieu Codron a séduit un public pourtant acquis à la cause de son opposant. Dans ce combat, il a su imposer sa boxe très aggressive.


Des superfights à la hauteur étaient à l’affiche. Anthony Valverde a affiché une boxe plus posée, un style plus mature face au très solide Nemov Erdjanik. Valverde s’est appliqué à presser son adversaire constamment, en touchant durement avec ses genoux. Anthony a dû composer avec le mental à toute épreuve de Nemov, joker de dernière minute. Pour le français, la saison est lancée comme il se doit avant deux échéances importantes. Emma Gongora a elle aussi bien débuté l’épisode 2019 – 2020 face à Delphine Guénon. La marseillaise n’a pas eût pour autant la partie facile, Delphine usant allègrement du low kick. C’est une coupure qui a mis fin au débat prématurément, imposant finalement une revanche entre les deux boxeurs. Opposé à l’espagnol Julian Arias, Yoann Ha Van n’a pas pu imposer son allonge face à un adversaire intraitable à mi-distance. Yoann a sorti quelques gestes de classe mais de la bouche même de ce dernier, il est passé à côté de son match.


Le bilan du World GBC Tour 14 est bon. Que ce soit dans l’aspect sportif des choses ou dans l’aspect show, tout a été fait pour que le public en redemande. Et le rendez-vous est déjà pris pour la 20ème édition du Gym Boxe Challenge devenu World GBC Tour.


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Evénements

Pas d'événement actuellement programmé.

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