Muay thai : la WMC tient les rênes pour la France !Il y a un fait qui aurait pu passer inaperçu mais qui finalement se montre particulièrement intéressant : seule la World Muaythai Council peut sanctionner des titres internationaux en France. Et lorsque l’on parle de combat pour ces ceintures c’est ceux avec l’appellation championnat d’Europe ou du Monde, reconnu par la FFKMDA délégataire pour la discipline.

Une convention établie

Nous avons pu consulter la convention établie entre la FFKMDA (ndlr : Fédération Française de Kick boxing, Muay thai et Disciplines Associées) et l’IFMA (ndlr : International Federation of Muaythai Amateur). Et en tant que patron du muay thai amateur dans le Monde, l’IFMA jouie de l’appui des pouvoirs publics thaïlandais et ne reconnait que la WMC comme entité à pouvoir sanctionner des titres internAtionaux chez les pros. Cette convention signée en janvier 2017 a pour but premier d’imposer une logique de fonctionnement quand à l’accession de ces ceintures. Cette convention est d’ailleurs identique dans nombreux pays et la Thaïlande envoie un signal fort à quelques encablures d’un olympisme qui tend les bras au muay thai.

Un cahier des charges drastique

Muay thai : la WMC tient les rênes pour la France !Avec cette volonté de devenir discipline olympique, le muay thai se doit de montrer cohérence et logique. Ce qui explique le passage obligé des athlètes par les cursus fédéraux pour accéder aux compétitions proposés par l’IFMA mais également pour les combats labéllisés World Muay thai Council. Pascal Arène, représentant français de cette fédération, rend systématiquement des comptes pour chaque combattant proposé. Les décisions se prennent de concert avec le bureau mondial. Et pour prétendre à cela, il faut avoir été champion de France pour un titre européen, champion d’Europe pour un titre mondial. Et même avec ces critères, celui de l’âge, des performances récentes etc… entre en ligne de compte.

Une volonté de bien faire

Muay thai : la WMC tient les rênes pour la France !En ratifiant ces accords, Nadir Allouache lance un signal fort et affiche sa volonté de stopper le n’importe quoi. La France se distingue de plus en plus avec la profusion des titres au rabais qui n’ont finalement aucune légitimité au niveau mondial. La France se calque ainsi sur le modèle de la savate boxe française qui n’a qu’une fédération pour la reconnaissance des titres internationaux. Le président de la FFKMDA a fait le choix d’une mesure forte pour crédibiliser un peu plus une discipline qui a tendance à se perdre dans un business dans lequel il est parfois difficile de se retrouver. Indéniablement c’est un bon point que ce choix de la cohérence ; il faut souligner que les grandes fédérations internationales majeures (WAKO Pro, WKN et ISKA) ne sanctionnent plus de titre en boxe thaïlandaise en France. Une décision qui honore ces structures et qui démontre une volonté commune de bien faire les choses.