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Monte Carlo Fighting Trophy : Eddy Nait Slimani, on l’appelle l’OVNI

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Un énorme merci à Patricia et Olivier de Patapat’ Photos

Photo par Tarik

Le Monte Carlo Fighting Trophy a offert au public le lot de sensations fortes qu’il était venu chercher mais également le spectacle assez disparate offert au public où tour à tour, frappeurs, techniciens, tacticiens se succédaient. Le match making soigné, proposé par Cécile Gélabale, Félicia Pouget et Claude Pouget, a lancé comme il se doit la série des « Trophy » qui n’a finalement rien à envier au « Masters » que l’on connaît. Ce show présenté par l’excellent Jean Paul Maillet appelle clairement une nouvelle édition. Pour l’anecdote, la France remporte 4 titres s’appuyant sur la jeune génération pour prouver qu’elle demeure une grande nation de pieds-poings.

Evidemment, dans ce genre d’événement, un homme se démarque toujours des différents débats. Eddy Nait Slimani est celui-là !

L’ovni Eddy Nait Slimani

Pour sa deuxième échéance mondiale, il affrontait le solide et rugueux Anton Habbash qui a clairement démontré qu’il n’était pas impressionné par son prodigieux adversaire. A coup de genoux brutaux, de frappes dans les jambes destructrices, il a clairement posé problème au français qui entamait la rencontre avec un splendide coup de pied retourné-sauté au visage. Fallait-il y voir un signe ? Evidemment ! Car il l’a placé plusieurs fois sans la même intensité que celui qui allait abréger la rencontre de manière magistrale. Car c’est sur cette technique percutante au visage que le hongrois s’effondre pour le compte. La salle exulte, le boxeur français et son coin tout autant. Il devient champion du Monde face à un adversaire bien plus dangereux que le résultat ne laisse paraître. Eddy Nait Slimani fait figure d’OVNI car il y avait bien longtemps que l’on avait pas vu un tel KO qui trahi une véritable maîtrise mais également beaucoup de culot de tenter cela dans une échéance comme celle-ci.

Grégory Grossi construit et gagne

Il l’avait annoncé à nos confrères de Nice Matin et Monaco Matin : la solution était de mettre du rythme face au polonais Dawid Kasperky. Le niçois Grégory Grossi s’y est employé à merveille au fil des cInq rounds face à un adversaire qui ne lui a jamais laissé de répit. Mais Grossi a su s’appuyer sur son allonge mais également su un game plan parfait où il a marqué ses points et fait mal peu à peu. Genoux, middle, frappe des deux mains, sont servis en réponses au travail en low kick et autres crochets du polonais. Au terme des cinq rounds livrés sur un rythme élevé, Grégory Grossi est devenu champion du Monde WAKO Pro, prenant au passage sa deuxième ceinture mondiale dans une deuxième fédération internationale après son titre WKN.

Kalachnikoff, la foudre dans les mains

Avant son match face à Chiara Vincis, Mallauray Kalachnikoff avait en commun avec l’italienne, une victoire face à Sara Surel. La protégée de Badri Rouabhia a littéralement puni son adversaire avant de mettre fin au combat par un crochet magistral qui laisser le public pantois. Il faudra quelques minutes à Chiara Vincis pour se remettre de ce KO terrible. Mallaury a finalement frappé fort au-delà du ring ; elle a démontré que sa victoire au Gril Power et son titre de champion de France ne sont pas usurpés. Ses futures adversaires sont averties.

La partie d’échec de Giovanni Gross

Opposé à Elshad Alaskarov (Azerbaïdjan), Giovanni Gross a du régler un véritable casse tête, se livrant à une partie d’échec qu’il fallait mener intelligemment pour ne pas tomber dans un piège. Rapidement touché au nez par un direct, Elshad a compris que les poings du français étaient dangereux à souhait. Dès lors, les deux hommes se sont livrés bataille essentiellement tactique, chacun guettant la faute de l’autre. Le match fût étriqué durant les cinq reprises et finalement, le français a fait la différence sur un travail varié mais également la prise d’initiative dans la dernière reprise où il s’est détaché plus nettement de son opposant du jour. Verdict, un nouveau titre de champion du Monde pour Giovanni Gross qui ne compte pas en rester là.

Dure soirée pour Aurieng et Susperregui

Fabrice Aurieng et Stéphane Susperregui ont vécu une soirée difficile dans leur échéance respective. Fabrice était opposé au phénomène Roman Kryklia qui a clairement assumé son rang et boxant de manière chirurgicale. Et c’est avec les genoux, après avoir surpris le français avec un premier high kick dans la première sans pour autant le faire vaciller. C’est toujours avec cette technique qu’il inflige un décompte au réunionnais qui repart au combat touché dans son orgueil. Sans forcer Roman contre dur en genoux, infligeant une coupure sur le nez avant d’infliger une série de genoux directs qui obligera le coin de Fabrice à jeter l’éponge. La défaite est dure et contraste avec la joie de l’ukrainien qui a passé le test de la division reine avec succès. Battu mais pas abattu, Fabrice Auraient a désormais la possibilité de réaliser ce qui lui reste comme marge de travail pour revenir à son meilleur niveau.
Stéphane Susperregui passait lui aussi un véritable examen face au solide lithuanien, Sergej Maslobojev. Clairement dans un jour sans physiquement, « Ippo » n’a jamais pu s’exprimer face à un boxeur entreprenant, dangereux à souhait avec ses poings et percutant en jambe. Très honnêtement, il reconnaît n’avoir plus de jus assez rapidement, reconnaissant sans problème la supériorité de Sergej pour le coup. Ce dernier est un beau champion du Monde de surcroît d’une sportivité à toute épreuve. Le ring a parlé dur, impitoyable et juste. Stéphane Susperregui sait ce qui lui reste à faire pour revenir au plus vite à son meilleur niveau.

Une ouverture de soirée digne de ce nom

Anthony Recio et Karim Jabri ouvrait la série de combat de la soirée. Dans ce combat il y a eût de l’intelligence, Recio choisissant de construire patiemment et de tempérer son envie de faire à l’inverse de Jabri qui s’est un peu perdu parfois dans des techniques comme le coup de pied retourné. Ce match s’est joué dans la gestion du combat où Anthony a démontré qu’il était capable d’offrir une boxe pondérée et posée. Belle victoire aux point du marseillais qui confirme sa 4ème place au Top 5 chez les -67kg. Chez les amateurs, le français Loïc Beccaria s’est imposé aux points devant l’équatorien, José Castillo Mérino. En offrant un style plu riche techniquement, le jeune niçois à ouvert la soirée avec une belle victoire.

Diaporama de la soirée

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Glory : Mickael Palandre, se révèle et intègre le Top 10 !

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S’il y a un boxeur qui a marqué le Glory à Paris le week-end passé, c’est bien Mickael Palandre qui a donné bien des leçons en 3 rounds de 3 minutes. Bien sûr que Wlad Tuinov était le favori de cette rencontre mais il fallait être ignorant pour ne pas voir la possibilité d’une victoire en faveur du français. En même c’est un sport national chez nous que de « dézinguer » un boxeur là où la solidarité devrait être de mise autour de lui.

Palandre et sa team ont fait fi de tour pour répondre sur le ring, rien que sur le ring. Les rois du clavier n’ont pu que constater que « Mikk » n’était pas là par hasard. Par le passé il avait déjà battu des solides comme le russe. Gaëtan Dambo, Yazid Boussaha sont de ceux-là. Palandre a une qualité maîtresse dans sa panoplie de boxeur : un mental à toute épreuve. Cette force de caractère lui a servi tout au long du match qu’il a mal démarré.

Mais quel retour dans la deuxième reprise où ses frappes en zone basse et médiane ont été efficace sans oublier ses genoux. Malgré les missiles des deux mains de Tuinov, le pensionnaire du BT 42 a boxé en patron, imposant sa distance et son rythme ce qui n’était pas au goût de son rival qui s’énervait à la minute de repos. Palandre s’est transcender durant le match poussé par les siens, motivé à l’idée de gagner et gravir les échelons.

Le Glory l’a bien compris et l’a intégré dans le Top 10 des -70kg (il est classé challenger numéro 9). C’est une belle récompense qui plus est méritée pour le français qui voit que le travail porte ses fruits même si le plus dur reste à venir. Il a franchi un cap mais il y a encore du chemin à faire.

Mickael est nié entouré avec Irwyn Baltazar Dias qui sait se montrer patient. La leçon à retenir de ce que réalise Palandre actuellement est là : il faut construire et ne pas se précipiter en écoutant le chant des sirènes. Les faits donnent raison au duo et leur team qui n’ont pas fini de faire parler d’eux !

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Doumbe, Meksen le règne sans partage !

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Crédit Photo : James Law, Glory Sports International Indéniablement, le règne est sans partage pour Cédric Doumbe comme pour Anissa Meksen. Ces deux-là sont au sommet de leur art et maîtrisent parfaitement leur sujet à tel point qu’il est devenu très difficile de leur trouver un challenger digne de ce nom.

Qui peut battre Cédric Doumbe ?

Après son impressionnant succès face à Alim Nabiyev au Glory 66, Cédric Doumbe a franchi un cap en entrant un peu plus dans la légende. Jamais un boxeur n’avait connu une ascension aussi fulgurante. Homme de caractère mais surtout homme de séduction, Cédric a su apprendre de ce qu’il fait pour pouvoir grandir. Il a repoussé tous les codes imaginables et ouvert une nouvelle voie aux combattants de la génération qui suit. Car plus que jamais, de la communication à son style devenu terriblement efficace (sur ses 5 derniers combats il en a remporté 4 avant la limite), il s’est métamorphosé pour devenir une machine de combat ultra-perfectionnée. Il maîtrise tout parfaitement et soigne chaque détail de ce qu’il entreprend ce qui impose une capacité d’analyse poussée à son paroxysme. Physiquement, mentalement il n’est plus le même homme et de toute évidence, même si le ring ne met pas à l’abri d’une surprise, il n’a pas de rival qui puisse le renverser actuellement. Cette situation force à l’interrogation. Quel peut être l’avenir de Cédric ? Il est à un stade où il a battu les meilleurs de sa catégorie. Il jouie désormais d’un statut à part avec cette ceinture des welters qui ne le quitte plus.

C’est un combattant phare du Glory qui génère une véritable interaction avec le public (samedi soir en l’espace de quelques minutes, il a réalisé un nombre conséquent de photos avec les fans sous le charme de celui qui allait devenir quintuple champion du Glory). Quoi qu’il en soit, l’avenir est doré pour Cédric Doumbe qui est bel et bien la grande star française dont le pieds-poings avait besoin.

La dimension Meksen

Pour Anissa Meksen les choses sont quelques peu différentes même si elle aussi affiche une maîtrise du ring inégalée à ce jour. Anissa a ouvert des portes en prenant la ceinture du Glory et en la conservant aussi longtemps. Après avoir battu tous ses challengers, elle se retrouve sans rivales à sa hauteur et la tâche est ardue de lui trouver des boxeuses dignes de ce nom et qu’elle n’a pas déjà battu. Sa plus grande force est sa détermination sans faille. C’est quelque chose que l’on voit souvent dans les autres disciplines sportives, un peu moins en pieds-poings où la carrière est plus accessible. Meksen se distingue en cela mais aussi de part son expérience (elle affiche 120 combats environ). Le Glory va devoir remuer ciel et terre pour lui trouver des challengers crédibles car elle a déjà battu tout le Monde. A 31 ans, Anissa est au sommet de son art et elle est partie pour durer. Les challenges n’ont jamais été un obstacle car après la savate boxe française, c’est en muay thai qu’elle s’est illustrée. Elle s’est essayée à la boxe où elle a pris le titre de championne de France, elle peut donc envisager sereinement son avenir. C’est une boxeuse incontournable du Glory, elle est même fer de lance des féminines. Meksen connaît bien les circuits et leur fonctionnement (elle a remporté le Enfusion et fait une finale au Kunlun Fight). Elle a apporté une nouvelle dimension à la boxe féminine et susciter bien des carrières. A chaque période sa championne même si de ce côté là, elle réalise ce que personne ou peu avait réalisé avant.

La difficile mission du Glory

Le Glory va devoir faire des efforts colossaux pour dynamiser ces catégories pour les rendre toujours plus attractive et sortir des combats comme ceux de samedi soir. La concurrence est rude avec le One Championship, l’Enfusion etc…. même si certaines de ces organisations n’ont pas les moyens du circuit de Pierre Andurand, elles agissent de plus en plus avec des contrats pour conserver leurs boxeurs. La difficile mission du Glory est de recruter des boxeurs les faire évoluer rapidement pour en faire des challengers crédibles et capables de battre des champions tels que Cédric Doumbe et Anissa Meksen. Et pour l’instant, nous ne sommes pas loin du mission impossible !

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