Crédit photo : Manu Da Luz Rien n’arrête Youssef Boughanem, rien ! Pas même la vie qui ne l’a pas épargné, pas même ses adversaires qui constatent les uns après les autres, la suprématie d’un des plus grands champions de l’histoire du muay thai. Le phoenix 10, c’était ce rendez-vous qu’il voulait chez lui à Bruxelles et qui lui tenait tant à coeur. A tel point que la victoire ne pouvait pas lui échappé même face au très chevronné et expérimenté Kongjak Por Par In  qui a du déployer des trésors de stratégies pour pouvoir finir la rencontre. Clairement, ce champion hors du commun qui n’a pas perdu depuis 23 matchs, force le respect par son humilité mais aussi son immense popularité à travers le Monde.

Youssef Boughanem, une icône au plat pays

Depuis plus d’une décennie, il vit en Thaïlande où il d’abord commence par boxer pour manger avant de devenir le champion des stadiums qu’il est.

C’est sans doute doute ce qui explique cette véritable métamorphose quand il monte sur le ring. Hier soir, il n’a pas laissé une seconde de répit à Kongjak qui a pourtant du métier. A Kamel Kemili et Kamel Jemel, Youssef confessera avoir du respect pour le schéma tactique du thaïlandais, c’est dire l’état d’esprit qui est le lien. Véritable exemple d’une génération, Boughanem a enthousiasmé au-delà du possible un public qui ne demandait qu’a communier. Dans une ambiance fantastique, il dispose aux points du thaïlandais, prend de nouveaux plusieurs ceintures internationales mais également offre à la Belgique le grand événement muay thai qu’elle attendait depuis longtemps. Ce succès c’est celui d’un homme qui a su fédéré autour de lui et convaincre le ministre des sports, monsieur Rachid Madrane qui a vu le potentiel exceptionnel de Youssef Boughanem.

Malheureux Yassine Boughanem

Yassine boughanem attendait cette soirée, peut être plus que n’importe quel boxeur au programme. Le destin en a voulu autrement et l’a privé de ce rendez-vous avec son public. Lui aussi n’a pas été épargné par la vie. Plus qu’un art, pour lui le muay thai est un mode de vie. Mais hélas, trois fois hélas, la raison l’a emporté sur la volonté et il faut saluer le courage de Yassine qui est venu sur le ring expliquer au public cette impossibilité d’en découdre (le combat est reporté à janvier 2019). Il a fait le choix de la raison assumant son statut de boxeur de renommée mondiale, un des plus beaux nakmuays en activité dans cette division reine. Bon rétablissement à lui !

Une soirée qui tient la route

Chaque combat a été un festival avec une mention au belge Hicham Moujathid impressionnant dans tous les registres du combat. Alka Matewa a fait preuve de réalisme face au français Jonathan Lecat qui avait bien démarré la rencontre. Atewa abrège la rencontre dans la deuxième reprise et confirme un peu plus l’état de grâce des nakmuays belges qui, s’ils ne se sont pas tous imposer, ont signé des prestations de choix. De Yassine Moutacim à Mohamed Kloua en passant par Stéphane Candel, chacun tour à tour a fait lever le public. Côté français, Crice Boussoukou a fait son retour à la compétition dans ce Phoenix 10 face à au bélarus Dmitry Filipou. D’abord quelque peu rouillé, le français a peu à peu imposé sa boxe pour finalement s’imposer aux points. Boussoukou a fait le plus dur, à savoir relancé la machine. Steven Mendy s’est pour sa part incliné aux points en livrant une bonne prestation face au bouillan Yassine Moutacim.

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