L’heure de la rentrée a sonné ! … Quel sport de combat choisir ? L’avis de Rodrigo Alamos !

Par Luxo . FB Rodrigo Alamos / Copyright Sarah Bnl Alamos

Certains pratiquants et de nombreux lecteurs du site « Fightinfos.com » sont désormais des « anciens », passionnés par les sports de combats depuis 10, 20 ou 30 ans…. Mais au départ, comment ont-ils choisis leur discipline ? Comment leur passion a-t-elle pu perdurer aussi longtemps ?
Pour savoir comment choisir sa discipline, rien ne vaut la parole des acteurs de terrain, celle de ceux qui vivent près des rings et ont fait de leur passion un métier ou pour le moins, un mode de vie. « Fightinfos.com » donne donc la parole aux athlètes et coachs pour vous aider dans ce difficile choix : quel sport allez-vous pratiquer ? … et vos enfants, dans quel club les inscrire ?

Pour ce premier épisode, c’est le Muaythaï qui est évoqué : le roi des sports des combats pour certains, il est d’une richesse culturelle et technique incomparable. Sport exigeant, réputé dur et complexe, il a séduit toute une génération de combattants et coachs français.
Parmi eux, le coach du club Daumesnil (12eme Arrondissement de PARIS) et du club de Quincy-sous-Sénart (91), Rodrigo Alamos, qu’on ne présente plus.

Salut et merci d’aider les lecteur à faire leurs choix en début de saison.  Essayons de comprendre dans un premier temps ce qui fait vivre encore à ce jour ta passion pour le Muaythai ?

J’ai pratiqué assidument les sports de combats et c’est la variété des armes disponibles en Muaythai qui m’a influencé.
La culture spécifique à ce sport me plaisait aussi beaucoup : le monghkon, le rapport à l’enseignant, la complexité du corps à corps… Lorsque je vivais à Bordeaux, nous avions vite intégré dans mon club d’IMPACTS que cet art martial codifié était surtout un art vivant, qui évoluait au fil du temps et via les champions qui le représentait.

C’est à dire ? Comment voit-on évoluer un sport sur le plan technique ?

Chaque époque à son style, ses priorités et je suis parti assez tôt dans mon parcours de coach à la source, pour découvrir dans camps d’entraînements en Thailande, des plus reconnus aux moins côtés.
Ainsi, on peut mieux comprendre les tendances valorisées techniquement en combat et je pense qu’avec le recul, ce sont ces voyages et heures de pratique qui ont permis une remise en question pédagogique quasi-permanente.

En tant que coach, que dis-tu de ton art de combat aux débutants ?

Que diverses phases techniques sont à acquérir avant d’aller au combat, il en va de leur sécurité et de notre réussite. J’insiste sur des ressentis, autour de la distance avec l’adversaire, aussi sur la maîtrise du centre de gravité. Je vise dès les premières séances des choses qui paraissent simples : la recherche de puissance inhérente au Muaythai, l’organisation défensive, l’efficacité dans la posture… Pour rappel, c’est un sport où l’une des difficultés réside dans les transitions entre percussions et corps à corps, donc je mets l’accent là-dessus.

Tu résumerais comment ton enseignement à ceux qui ne te connaissent pas ?

Rodrigo Alamos : Je suis amoureux du beau geste et l’accès à un vrai style Muaythai est un facteur fondamental, dès les premiers temps d’apprentissage. Je crois qu’on vient vers moi pour cela et j’avoue que j’ai une vraie exigence technique avant de dire « ok » à un combattant.

Et ton rôle de « khru » (maître), est-il important à tes yeux ?

Je n’utilise ce terme que rarement, pour ma part j’évoquerais plutôt le terme de valeurs ! Celles du respect, du travail, de la persévérance… J’ai un regard sur cela, j’essaye de me donner à fond pour que mes élèves, et qu’ainsi même les non compétiteurs aient un bon niveau.