Le MMA relance le débat sur les coudières en muay thai

Ce week-end, dans le cadre de l’UFC 254, l’américaine Miranda Maverick placé un splendide coup de coude sur le nez de la géorgienne Liana Jojua qui en quitte pour une belle ouverture sur l’arrête nasale. C’était à Abu Dahbi et bien entendu sans coudières. Et finalement qu’en est-il de le France en la matière.

En autorisant les arts martiaux mixtes, l’état a relancé un vieux débat dans une autre discipline : le muay thai. Car si on autorise les coudes sans coudières en MMA, il est difficile d’imposer ces mêmes protections dans les règles de la boxe thaïlandaise. C’est vrai qu’il n’y a pas de professionnels en muay mais est-ce qu’il y en a en MMA dont on ne connaît pas le statut juridique.

Géré par la fédération française de boxe par l’intermédiaire de la FMMAF, la FFB est la seule boxe à avoir de vrais pros dans son statut et ce statut est valable pour les autres disciplines qu’elle accueille en son sein (voir ci-dessous les missions de la French MMA Federation).

C’est d’emblée une concession que n’ont pas fait Loïc Pora, Lionel Brezephin et Johnny Frachey aux manettes à la FMMAF. Il n’était pas question de proposer le MMA amputé d’une technique incontournable. Le muay thai dans son ensemble va devoir se nourrir de cela et interpeller une nouvelle les pouvoirs publics même si l’absence du statut professionnel est préjudiciable. Indéniablement, le débat est relancé et doit surtout servir à tendre vers une professionnalisation des sports pieds-poings d’une manière générale. C’est pour l’instant ce qui fait défaut.

Pour l’instant, le ministère ne veut pas en entendre parler et il va falloir des actions concrètes pour faire pencher la balance du bon côté. Evidemment la division au sein même des boxes pieds-poings ne plaide pas en faveur de celles-ci, bien au contraire. Les autorités compétentes, qui ont leur part de responsabilité dans cette fragmentation en faisant des choix qui n’était pas en adéquation avec les clubs, attendent des signaux forts comme l’union sacrée. Ce qui relève de la gageure car même le confinement et la situation catastrophique de nombreuses salles ne sont pas parvenus à créer cela.

Le MMA, lui aussi gangrèné par les mêmes maux, montre néanmoins l’exemple. Pora, Brezephin et Frachey ont montré l’exemple avec un projet cohérent et accepté par madame la Ministre, Roxana Maracineanu. Le professionnalisme des combattants étant une vitrine pour tous les sports, le pieds-poings et sa grande famille va devoir faire cause commune pour rejoindre l’élite, la vraie.

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