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Le HFC, c’est Foissard, Colombeau et Loew qui nous en parlent !

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Le HFC, c'est Foissard, Colombeau et Loew qui nous en parlent !Par Mika Les Français en force au HFC 13 !
 Que de Français présent au casino de Basel le mars 17 prochain. Les organisateurs de la soirée, Jean
Michel Foissard et Aziz Raguig, nous ont concocté une fight card où nos combattants sont présents à
tous les étages de la carte. Pas moins de 7 combattants de la Team FKA seront présent sur la carte
ainsi que 3 combattants de la Bushido Académie. Présentation de la soirée avec un trio de choc : Jean Michel Foissard, Laurent
Colombeau et Sebatien Loew.
A noter que ce 17 mars sera riche en événements avec l'européen Beatdown et le GFA également sur
le pont. Bonne lecture !

Jean Michel Foissard

Bonjour Jean Michel, tu es arbitre, coach et l’organisateurs du HFC qui se déroulera le 17 mars
prochain au casino de Basel. il y a 7 combattants Marseillais au programme, peux-tu nous présenter
tes combattants qui seront présent lors de cette soirée…Lors de cette treizième édition du HFC, un petit clin d’œil à notre département, je prendrai avec moi
 6 combattants et la Team Furacao un, les marseillais seront à l’honneur en espérant que les résultats
suivent. Nous avons mis l’accent sur les poids lourds.
Le premier d’entre eux, Jonathan Guessel effectuera son premier combat de MMA, il s’entraine chez
moi depuis 2 saisons.
Le deuxième est Badr Medkouri, qui a plutôt un bon sol est débutant aussi.
Le 93 kg Jean Christophe Vigne à 1 combat de MMA, il vient à la base du pieds poing et à certaines
aptitudes pour le MMA. Ce sera l’occasion pour voir ce dont il est capable. Ensuite, nous aurons
Lorenzo Campanella effectuera également son Premier combat.
Passons au niveau supérieur Ramzy Salimi qui change de catégorie pour descendre à 84kg, compte
bien trouver ses marques dans cette catégorie.
Maxime Giacalone qui reste sur 4 victoires consécutives et compte bien continuer mais il faudra pour
cela écarter le dangereux Alvin Lowenski.
Pour Finir Aymard qui viens de rejoindre mon équipe, va tenter de prendre la ceinture des 84kg. Il
devient déjà celle des 77kg. Gros challenge pour lui face à Jonathan Bosoku qui l’actuel tenant du
titre. Un combat plein d’incertitudes avec deux très bon combattants.
C’est déjà la 13ème éditions du HFC, peut-on dire que le HFC fait partit des organisations qui
compte dans le paysage Européen ?
Le concept du HFC est de faire combattre de jeunes athlètes dans les règles du MMA face à des
combattants de leur niveau. La seule prétention que nous ayons c’est de faire combattre tout le
monde. Je ne pense pas que nous fassions parti du paysage européen car premièrement nous
n’avons pas les moyens financiers donc il est impossible pour nous de rivaliser avec les autres
organisations. Nous travaillons assez souvent avec les mêmes teams qui ont adhérés au concept.
Nous sommes en mesure actuellement de pérenniser l’événement et nous arrivons avec beaucoup
d’effort de la part de tous à dégager des bourses pour certains combats. On poursuit nos efforts en
espérant que nous puissions sous peu donner une petite bourse à tout le monde.
En revanche, nous avons un gage de qualité au niveau de l’organisation et nous n’avons rien à envier
aux organisations de taille moyenne. Nous avons de super locaux un staff très pro. Des juges et un
arbitre d’une impartialité hors norme et surtout une ambiance familiale qui met les jeunes
combattants dans les meilleures conditions pour débuter en MMA. Nous organisons 4 événements
par an.
Dernière question, que peux t’on te souhaiter pour cette année 2018 ?
 Alors pour le HFC, j’espère que nous allons trouver des partenaires qui nous aiderons à faire évoluer
notre sport. Aziz Raguig, mon associé, et moi-même mettons tout en œuvre pour que nous puissions
continuer à évoluer. Et pour mon club que tous mes combattants continuent leur progression dans le
même état d’esprit.

Laurent Colombeau

Salut Laurent, ça me fait très plaisir de partager cette interview avec toi. Tout d’abord pour te
présenter dans les grandes lignes à nos lecteurs, nous pouvons dire que tu es un homme aux muti-
facettes : ancien combattant, ancien militaire, formateur pour les forces de l’ordre, coach à la
Bushido Académie, arbitre … Peux-tu nous en dire plus à ton sujet ? Bonjour Mika, et merci de me donner l’opportunité de m’exprimer. Pour me présenter j’ai 39ans, je
suis marié, 2 enfants, et je suis actuellement responsable d’un service de police où je gère une
quarantaine d’agents que je forme également au tir et aux techniques d’interventions. Sur le plan
sportif je pratique depuis 1996, je suis un pur produit MMA avec l’arrivée des premières VHS de 
l’UFC. J’ai combattu en amateur de 97 à 2004, dans des compétitions plus ou moins officielles car à 
l’époque en France il n’existait pas grand-chose. En 2004 j’ai rejoint la Bushido Académie de James et
Samy Schiavo, ma première vraie structure, et j’ai rapidement fait mon premier combat pro. J’ai fait
quelques sorties en Angleterre avant de me blesser en préparant une ceinture. J’ai dû alors faire un
choix entre une carrière sportive et ma carrière pro et avec déjà une famille, il fallait assurer les fins
de mois. C’est là que j’ai aussi commencé à arbitrer et à structurer le Pancrace. Le règlement en
vigueur à l’heure actuelle est majoritairement celui que j’ai écrit en 2006. Il faudrait d’ailleurs revoir
certaines choses. Les frères Schiavo m’ont alors proposé d’ouvrir une branche de la Bushido
Académie et j’ai profité d’avoir mon ami Martial Molina à mes côtés dans la team pour ouvrir une
section plus proche de chez nous, à Beaucaire. Martial est un coach très technique et je m’occupe
plus du management et de la préparation des combattants. Cela fait 10 ans que nous existons et le
club marche bien. Nous sommes une association à 100% tournée vers le MMA, avec peu de moyens
matériels mais avec beaucoup de passionnés et d’envie
Avant d’évoquer ensemble l’actualité du moment pour la Bushido Académie, quelle est ton actualité
à titre personnel en cette année 2018 ?
 Nous avons un projet d’ouvrir enfin une véritable structure équipée pour le MMA. C’est un
engagement financier important mais nous avons de plus en plus de monde, de plus en plus de
combattants notamment des amateurs pleins d’avenir, et nous devons nous donner les moyens de
grandir.
Tu nous a annoncé la semaine dernière sur ton compte Facebook que Sofian Boucherf, Julien Lopez
et Bouali Skikem seraient à l’affiche du HFC 13 le 17 mars prochain au casino de Basel. Peux-tu nous
présenter ces 3 combattants…
 Sofian Boucherf est un pur produit Bushido Académie Beaucaire. Il s’entraîne avec nous depuis 10
ans, il a combattu en amateur, a fait partit d'une équipe de France qui avait participé aux
championnats du Monde en Turquie alors que l’IMMAF n’existait pas encore. Il a 11 combats pro, a 
fighté en Ecosse, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, il a séjourné quelques temps aux USA avec
Cyril Asker pour s’entraîner. C’est quelqu’un qui ne rate jamais un entraînement malgré un travail
compliqué qui ne lui laisse pas toute latitude pour combattre.
Julien Lopez nous a rejoint il y a 4 ans en provenance du pied-poing. Nous avons réadapté son style
au MMA, et comme
Julien est un gros athlète, un gros travailleur, la transition a été plus facile. Actuellement, Julien est
un peu loin pour des raisons professionnelles et il s’entraîne donc chez les frères Baudrier à St
 Cézaire. Je sais que là-bas il est très bien entouré et peut se préparer dans les meilleures conditions.
Après plus d’un an d’absence, il revient avec la ferme intension de rester actif pour aller chercher des
titres et faire de gros combats.
Bouali Skikem est aussi un pur produit Bushido Académie. Il n’a que 20 ans mais a fait pas mal de
combats amateurs. Il a notamment été champion du Monde de Pankido. En 2017 il a gagné un
tournoi du HFC avec 2 victoires avant la limite. Sa marge de progression est énorme, il a un gros
mental et fait partie de l’avenir du MMA Français. C’est encore un diamant brut que nous sommes en
train de forger.
Que peux-tu nous dire de Youri Panada et de Antony Salanowski les adversaires respectifs de Bouali
et de Julien ? Youri Panada est un adversaire expérimenté et difficile. Nous savons que c’est un très bon grappleur
et l’affrontement de style avec Bouali devrait être très intéressant. C’est un vrai test pour Bouali et
en cas de victoire, nous pourrons passer à un niveau supérieur.
Antony Salanowski est un jeune guerrier qui ne lâche rien, même contre des gars très forts. Il est dur
et le combat devrait être spectaculaire. C’est un bon test pour le retour de Julien.
Nous avons vu que l’adversaire de Sofian n’avait toujours pas été officiellement désigné, as-tu des
nouvelles à ce sujet ? Malheureusement nous n’avons pas d’adversaire pour le moment suite à un désistement. Sofian
peut prendre n’importe qui à 66kg. Jeune, expérimenté, peu importe. La fenêtre de combat pour
Sofian est limitée dans l’année à cause de son travail et nous ne pouvons donc pas repousser sans
cesse. Il a déjà raté un combat cette année. C’est compliqué de lui trouver des adversaires.
Il y a du beau monde à la Bushido Académie… Peux-tu nous en parler un peu ? 
Notre fer de lance est bien sûr Cyril Asker, UFC Fighter. J’ai vu arriver Cyril à la Bushido il y a plus de
10 ans et c’est incroyable de le voir maintenant à ce niveau. Il y a eu un énorme travail derrière. Nous
avons Philippe Rouch qui est l’étoile montante et qui va combattre très prochainement pour la
ceinture de l’EFC en Afrique du Sud. Il progresse à chaque sortie, c’est impressionnant. Nous avons
aussi pas mal de combattants amateurs qui évoluent en Pancrace, même si pour nous le MMA reste
une priorité. Nous présentons des combattants qualifiés aux championnats de France de Pancrace,
dont des ados.
Pour faire une parenthèse sur Cyril Asker, on peut dire qu’il est tombé sur un gros client lors de sa
dernière apparition avec l’UFC…
Je n’ai pas débriefé personnellement avec Cyril qui est pris en charge par James et Samy les 
head coachs, mais on sait très bien qu’à ce niveau-là, ça frappe dur. Personne ne voulait prendre
Tuivasa, c’est un char d’assaut avec une frappe nucléaire. En plus le prendre chez lui n’est jamais
évident (mais pour un Français c’est souvent le cas). Les gens ne se rendent pas forcément compte
du niveau technique de Cyril mais je rappellerais simplement qu’il a été appelé pour préparer
 Vélasquez quand il a pris le titre de l’UFC et pour le camp d’entraînement de Junior Silva quand il a
battu Fédor.

Sébastien Loew

J’ai la chance de faire partie de l’aventure HFC depuis leurs premiers galas organisés en Allemagne. Le
début d’une longue histoire qui se poursuit avec autant de passion. Ce qui caractérise cette
organisation ce sont principalement 2 choses : le professionnalisme et l’ambiance familiale. Cela peut
paraître paradoxale mais ce sont bel et bien les fondamentaux du HFC.
Aziz Raguig et Jean Michel Foissard, les organisateurs, ont réussi à créer une osmose parfaite entre
les combattants, les combats et l’après-combat. Le professionnalisme se retrouve dans les 2
premiers, avec des coachs bienveillants, des combattants respectueux qui livrent des combats
dantesques dans la cage. L’accolade finale entre les deux guerriers en fin de combat est d’une
bluffante sincérité et démontre les valeurs véhiculées par le HFC.
L’ambiance familiale vient se poser naturellement en fin de gala dans un repas avec tous les
combattants, les coachs et le staff …..où sont échangés anecdotes sur les combats et chambrages en règle dans une atmosphère détendue. Tout cela dans, ce que j’appelle « l’esprit HFC ».
Retrouver tous ces acteurs (qui pour beaucoup sont, et deviennent, des amis) à chaque édition est
pour moi une cure de bien-être.
En tant que speaker professionnel, travailler au sein d’une telle organisation est un réel plaisir et une
grande fierté.

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Villejuif Boxing Show : Pascal Arène sait ce qu’il veut !

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C’est un homme passionné qui propose le Villejuif Boxing Show le 15 mars à venir. Pascal a la passion du ring et des boxeurs à tel point qu’il fait de son engagement un vrai sacerdoce. Représentant de la WMC en France, il n’en oublie pas son rôle de coach et celui de promoteur. Malgré un emploi du temps chargé à souhait et à quelques jours de la soirée, il a répondu à nos questions dans une entrevue exceptionnelle.

Pascal Arène et Xavier Lafaye (arbitre international WMC)

Comment ça va ? Ca va bien Jérôme, très bien.

Où en es-tu à quelques jours du Villejuif Boxing Show ?  On est en plein boulot, c’est la dernière ligne droite, les derniers réglages, entre l’organisation et la fin de préparation de nos boxeurs.

Le main event est le jubilé de Bakari Tounkara face à Karim Benmansour. Quelle est ton histoire avec « Bak » ?  Tout d’abord, je tiens a remercier Karim d’avoir accepté ce combat, c’est toujours difficile pour un entraîneur qui est a la fois le promoteur d’un gala de préparer la fightcard et encore plus quand il s’agit du dernier combat de son premier grand champion.
Mais avec la belle et longue carrière de Bakari, je ne pouvais pas présenter au public un combat contre un faire valoir, il fallait un champion, un champion avec des valeurs. Karim correspondait a ce que je recherchais et il était disponible.
Ils se sont déjà rencontrés tous les deux, c’était un très beau combat, je suis certain que cette revanche et donc ce jubilé sera sensationnel.
Bakari est avec moi depuis qu’il fait des combats au KO, aujourd’hui son palmarès affiche 115 fights, cela fait plus de 20 ans !
On s’est construit ensemble, lui en tant qu’athlète moi en tant que coach ! Bakari a boxé sur les plus grands plateaux Français, les Bercy de l’époque du grand Canal+ et de Samy Kebchi, les TK2 de Aix… et voyagé dans de très nombreux pays et pris
des titres, des ceintures, des médailles, jusqu’au SportGames à Pékin. On a gagné, on a perdu mais on s’est toujours régalé. On a pris du plaisir et c’est cela le plus important comme ce magnifique gala Ile-Maurice Vs France avec Johnny Halliday en parrain de la soirée avec nous dans les vestiaires !

C’est un événement où dans tous les combats il y aura un boxeur de ta team, l’Academies des Boxes de Villejuif. Ca te tenait à coeur de promouvoir les membres de ton club ? C’est clair, nous avons une grosse team, mais il nous manquait notre gala, chez nous a Villejuif. Je tiens a remercier Monsieur Le Bohellec Maire de notre commune pour son engagement à notre côté, sans son appui le VBS n’aurait pas vu le jour.
Je remercie également nos deux élus aux sports et les Services de la Jeunesse et des Sports et de la Communication pour l’énorme travail et soutien qu’ils nous ont apporté depuis le début de l’organisation de ce grand gala International.

Quelle relation il y a entre toi et les membres de ta team ? C’est un lien fort essentiel dans ton fonctionnement ? Nous avons une relation forte entre entraîneurs et boxeurs, pour moi je dirais même qu’elle est essentielle.
Avec l’ensemble du staff de l’Académie, messieurs Sidy Koné, Laurent Lutz, Samake Tomboron, Florent Guilon, Mamadou Diambang et Flavien Granet nous veillons à conserver cet état d’esprit. Nous sommes un club formateur, une famille d’ailleurs après le départ de notre président historique Francis Hamdaoui, c’est son neveu Jeremy qui a pris la présidence.
Les Berthely, Reine, Kébir, Saoudi pour ne citer qu’eux ont étés formé chez nous et sont encore là, des années et des années après…c’est cela notre force. C’est aussi ce que nous voulons transmettre. Nos coachs aussi sont d’anciens compétiteurs de notre team, ils ont choisis de rester, de passer leurs diplômes et de continuer le boulot.

Tu restes néanmoins un coach exigeant. C’est une qualité fondamentale pour amener des boxeurs au plus haut niveau ? Oui l’exigence et la discipline, sans ces 2 éléments tu ne peux pas avoir de très bons résultats, c’est même impossible. La boxe demande beaucoup, de sacrifices, du temps, de la souffrance mais au bout c’est tellement beau que cela mérite de les faire, mais il faut avoir faim !

Quel est le rôle le plus dur : coach ou promoteur ? Promoteur tu montes un plateau, une organisation, tu as une date, un objectif, tu bosses dessus et une fois que c’est fait tu souffles.
Coach c’est un engagement, tu as des boxeurs à faire évoluer qui ont confiance en toi, tu les accompagne dans leurs choix, dans un moment de leur vie plus ou moins long mais pendant cette durée tu vies avec eux. Tu les vois plus que ta famille et eux la leur ! C’est autre chose…

Quel est ton but avec le Villejuif Boxing Show ?  Mon but avec le Villejuif Boxing Show est de donner à nos boxeurs un gala à la hauteur de leur team, de notre Académie et de permettre comme le souhaitait également Monsieur Le Maire aux Villejuifois de voir leurs champions boxer à domicile.

Quelques mots pour finir ? Pour terminer Jérôme, je tiens a remercier ceux qui ont toujours étés à nos cotés, et j’ai une pensée pour ceux qui ne sont plus là. Merci à l’ensemble de nos partenaires et je vous donne rendez-vous le 15 mars. Nous sommes déjà à guichet fermé mais pour ceux qui ne peuvent assister à notre gala Canal+ notre diffuseur proposera un premier passage le mercredi 20 mars.

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Matthias « The Fire » Riccio

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Par Luxo . Crédit photo : Facebook de Matthias Riccio avec son aimable autorisation 

Pionnier du MMA français, enseignant, compétiteur dans l’âme et toujours prêt pour un défi sportif, sa parole fait autorité car il transpire sur les tatamis et les rings du Sud-Ouest depuis plus de 20 ans… et n’est pas prêt de s’arrêter.
Fort de sa gouaille, de son verbe haut mais surtout de sa posture d’expert du combat sous toutes ses formes, Matthias se prête pour fightinfos.com au jeu de l’interview, après un titre mondial en Jiu Jitsu aux côtés de son coach et compère Thomas Loubersanes.

Salut Matthias ! L’interview publiée en 2017 te donnait la parole sur des thèmes divers, ton parcours et celui de ton frère Damien, ta vie de coach et ton point de vue sur les sports de combats en France … Alors, quoi de neuf en cette fin 2018 ? Pour un homme qui comme moi rajeunit à vue d’œil, tout est neuf !
Depuis le gala-hommage à mon frère Damien, en Avril 2017, j’ai opéré un léger « délestage » de quatorze kilos… Durant cet évènement hautement symbolique, j’avais repris un kata qui m’avait valu un titre de champion de France de Karaté par le passé, ma sœur l’ayant appris aussi, nous avions traversé cela avec nos valeurs martiales, en famille.
J’avais par contre remis les gants « au talent » et avec tout le respect dû à mon partenaire ce soir là, j’avais boxé sur mes acquis…. tout en ayant peut être conscience d’un chemin restant à mener pour retrouver ce que je suis aujourd’hui.
Après, sur le plan personnel ou en terme de résilience, il y a eu du bon et aussi du mauvais, ce gala a consacré mon besoin viscéral d’échéances pour me prendre en main.
J’ai par le passé stoppé ma carrière à 27 ans et aussi étonnant que cela soit pour les non initiés au combat, j’avais en moi l’idée qu’à 40 ans, mon lien avec la situation d’opposition n’était pas fini !

Quelle forme cela a-t-il pris, concrètement ? Par des choses peu connues ici mais qui m’attirent, au Pérou et dans un voyage axé sur le chamanisme. Ce voyage a clôturé une période de deuil très dure, un cap à passer par rapport à l’évolution de la relation avec mon frère, dont la présence dans tout ce que je fais est une évidence.

Quelles conséquences au retour en France ? Des changements majeurs comme l’arrêt du travail de nuit par exemple et la mise en œuvre de projets divers, liés au sport sous toutes ses formes en tant qu’enseignant de Kick Boxing/ K.1 ou MMA. Parallèlement, en tant que pratiquant, je suis au cœur d’une étape de vie pressentie mais inespérée : mon retour en compétition en Jujitsu brésilien, où je redeviens « élève », en quelque sorte.

En quoi cela est-il possible et pourquoi à Toulouse ? Du fait d’une belle connexion humaine et sportive avec Thomas Loubersanes, un coach et pratiquant de haut niveau qui me malmène sur les tatamis et qui à 38 ans défie les plus jeunes en toutes catégories (et leur met des branlées d’ailleurs !).
Ce garçon m’a mis sur les rails d’un projet compétitif, en l’occurrence le championnat d’Europe de JJB à ROME en Avril 2018, en me poussant vers le haut et en constituant une belle équipe autour de lui et de son maître de Luta Livre (Roberto Leitao, légende vivante de ce sport au Brésil).
Ce dernier était présent suite à l’invitation de ses élèves français et retrouver la compétition dans ce cadre était parfait, sous le regard de Thomas qui m’a très bien coaché. Maître Leitao, du haut de ses 82 ans a insufflé un mental de vainqueur à tous…
Le résultat a dépassé nos espérances avec 19 médailles pour la délégation (essentiellement) toulousaine, et dans mon cas de belles sensations qui donnent envie d’aller plus loin.

Thomas Loubersanes et Matthias Riccio

Peux tu préciser les choses sur les compétitions de ROME puis aux USA il y a peu ? Il faut imaginer d’où je viens et mon style initial, qui valorise l’esprit guerrier et la recherche du KO, initialement…
En JJB, cela marche peu, il faut marquer des points et soumettre, c’est un renouveau complet pour moi que d’approcher un sport aussi tactique et d’admettre que parfois le passage en force ne marchera pas !
A Rome, j’ai entamé le plus mal possible les choses dans ma catégorie (Master 3, Ceinture Violette, de 41 à 44ans, en -97kg), j’ai essuyé une vraie raclée devant le champion d’Europe en titre en voulant passer tout en puissance, en m’échauffant trop… J’ai vraiment subi un déclic, en voyant l’aspect vain en JJB de mon approche, toujours trop liée à mon vécu en MMA ou Kick Boxing.
Suite à cela, Thomas a choisi de m’inscrire en « toutes catégories » et j’ai eu la chance de pouvoir prendre ma revanche contre le même adversaire que j’ai cette fois bien battu. Au tour suivant, contre un italien de 130kg, j’ai aussi vu que j’avais de belles attitudes et de la tonicité à revendre, qui me sera utile très bientôt.
En effet, après trois mois d’entrainement, j’ai su performer à Rome ! Donc, cela a guidé nos pas pour la suite : après une préparation intense en Thailande, nous sommes partis aux USA début Décembre 2018, en Californie pour les mondiaux de l’IBJJF.
Dans ma catégorie (Master 3 / Ceinture Violette), je finis champion du monde. Thomas lui est classé n° 5 mondial dans la catégorie reine (Adulte, Ceinture Noire Poids Lourds), il réalise un authentique exploit. L’objectif est atteint pour nous deux.
Cela nous engage à nous frotter aux meilleurs mondiaux, aussi nous irons en Février 2019 à SAN DIEGO où s’entraîne l’équipe ATOS, classée n° 1 mondiale. C’est là que nous comptons progresser, encore et toujours !
Cela me motive et m’engage même à revenir en MMA en 2019, voilà le scoop que je peux confier, sans entrer dans les détails pour l’instant…

Que retires-tu de ton actualité sportive ? J’y vois du sens sur le plan de la continuité d’une force, sur la nécessité d’effacer ma dette et sur ce que j’ai véhiculé pour ceux qui connaissent les Riccio.
De façon plus globale, pour les fans d’arts martiaux et de sports de combats, je sais que la vérité ne se trouve qu’en se mettant personnellement en question.
Car pour moi comme pour mes élèves, nous sommes notre seul et unique adversaire.
J’établis ainsi lorsque je rencontre les gens dans les salles où j’enseigne une forme de « bilan » initial : comprendre ce dont il a besoin et l’amener à la découverte de lui-même.
Cette formule n’est pas une vue de l’esprit, cela s’éprouve au quotidien, sur vos rings, vos tatami, devant vos sacs de frappe… Et à chacun de définir son exutoire, pour ma part la recherche de KO en était un, à chacun de visualiser sa part.

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juillet 2019
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