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La sagesse du quart de siècle pour la Nuit Des Champions

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Au petit Victor Encinas. Bienvenue à toi !

Samedi soir, le Palais des Sports de Marseille a fêté le quart de siècle de la Nuit Des Champions. Dans une ambiance parfois attentive, le casting opéré par Anthony et Erick Roméas a porté ses fruits avec des rencontres équilibrées à souhait, des matchs accomplis et soignés. Les travées du mythique PSM étaient garnies à souhait. On est venu parfois de loin pour assister aux joutes pieds-poings les plus célèbres de France. Le niveau était là, avec un équilibre parfait dans les oppositions. Il y a eût de la sagesse dans ces rencontres qui n’ont pas manqué de piquant pour certaines d’entre elle. Et finalement cet anniversaire est un héritage qu’il a fallu assumer dans l’envie et le respect de bien faire les choses. Retour sur ces 25 ans pas comme les autres au pays du pieds-poings où les bougies se sont soufflées à coup de low-kicks et de genoux !

Allazov, Nait Slimani, Gongora à chacun sa manière !

Sil y a bien un boxeur qui était attendu à Marseille c’est Chinghiz Allazov. L’accueil qui lui a été fait à la pesée en disait long sur l’amour du public à son égard. Opposé à Mohamed Hendouf, durant 5 rounds, Chinghiz s’est imposé en patron. Hendouf s’est montré terriblement humain en connaissant un soir « sans » comme en connaissent tous les sportifs dans leur carrière. Son illustre adversaire était trop rapide, trop précis, trop motivé à l’idée de conserver sa ceinture pour le belge ébranlé dans la cinquième sur un high kick. Il était bien malheureux Mohamed après le combat, il n’a pas pu démontrer quel boxeur il est, c’est terrible mais c’est aussi la vie du boxeur. Chinghiz Allazov a conservé sa ceinture, la fidélité des fans marseillais mais aussi son envie de revenir en France qui est devenu le pays où il se produit le plus.
Eddy Nait Slimani relevait un défi de taille face à Puertas, presqu’un défi contre lui-même tant il sait qu’à Marseille il doit toujours convaincre. Et face à l’espagnol, solide sur les jambes, volontaire avec les poings, Eddy a cherché le beau geste, rendant coup pour coup sans arriver pour autant à emballer le match. Les flancs marqués par les missiles de Daniel quand le français accepte d’être dos aux cordes, il va pourtant se libérer dans la dernière reprise en s’appuyant sur cette boxe fantastique d’instinct. L’agacement va même se lire sur le visage de Puertas qui n’arrive plus à cadrer et se fait mettre dans le vent sur les charges qu’il entreprend. Eddy s’impose logiquement aux points dans un match essentiellement tactique. Le protégé de David Blanc prend cette ceinture qu’il convoitait tant.

Une nouvelle fois, le Palais des Sports de Marseille affichait complet pour la Nuit Des Champions. Entre les deux entités, c’est une histoire qui dure depuis 25 ans !

Emma Gongora n’a rien laissé passé face à Soumeya Sammoudi. Douée du low kick, la française axe en zone basse malgré les tentatives en poing de la belge. Le match devient un peu brouillon en fin de reprise où les accrochages sont nombreux. Hervé Busonéra, en homme de coin d’expérience lui rappelle les consignes : distance et frappes dans les jambes. Game plan gagnant puisqu’Emma s’impose dans la deuxième reprise, Soumeya n’ayant pas pu reprendre le combat avant le dix fatidique.

Des lourds et de la technique !

Deux chocs dans la catégorie reine étaient à l’affiche. S’il n’y a pas eût de déclarations tapageuses post-fight entre Aissa Boualem et Karim Zeghad, Thomas Vanneste avait souligné que pour lui rien ne changeait et que Roman Kryklia (son adversaire initiale) était meilleur que Fabrice Aurieng. Piqué dans son orgueil, le marseillais a répondu à sa manière avec un splendide high kick qui a envoyé le belge au tapis.

Ce dernier se relève mais est logiquement compté avant d’encaisser de nouveau un véritable fouetté visage dont « Big boy » a le secret. Démarrage catastrophique donc pour le représentant du plat pays qui commencera à faire mouche en fin de seconde reprise. Imposant sa fraîcheur physique et sa distance, il inflige un knock down avec une série des deux tout en puissance. Le match est tout de même aller à son terme malgré une fin de match difficile où il verra le gain du match lui échappé. Une décision sévère au regard des deux premières reprises.
Entre Boualem et Zeghad, l’histoire fût finalement mentale. Karim voulait le gain du match mais à trop le vouloir il en a oublié un peu sa boxe. Imposant un pressing constant, il s’est exposé aux contres chirurgicaux d’Aissa qui envoie au tapis son opposant. Courageux à souhait, Zeghad est reparti à la charge bousculant même son rival dans la seconde. Aissa est moins à l’aise dans cette deuxième reprise, la boxe à mi-distance qui lui est imposé ne lui convient. Il s’est finalement bien repris dans les trois dernières minutes du temps règlementaire malgré les frappes lourds et l’envie de Karim Zeghad qui n’a rien lâché malgré une défaite aux points.

Avec 13 programmations à la Nuit Des Champions, le record de Bruce Codron sera difficile à aller chercher. Le tout jeune retraité des rings a été honoré par un trophée pour cette longévité inégalée. Chapeau !

Fiorenti ? Surement pas un nul !

C’était le match qu’il fallait voir, le match qu’il ne fallait pas manquer. Djany Fiorenti affrontait le phénomène venu de Belgique, Hicham Moujtahid. Opposition de styles en règle, le français a pris l’initiative sans cesse, boxant d’emblée en patron. Le game plan était le bon face à Hicham qui a commencé à faire parler la foudre dans la deuxième reprise. Indéniablement, le combattant du plat pays avait la puissance pour lui mais le français a gratifié le public de sa précision et de son rythme, autant d’éléments qui devaient lui donner le gain d’un match de très haut niveau. Un score de parité a finalement été décidé par le corps arbitral à qui on ne peut pas reprocher d’avoir pris partie dans ce combat.

Benkaci – Branchu, 100% combat

Quel combat nous ont offert Moktar Benkaci et Mathias Branchu, quel combat ! Une revanche est clairement demandée par les fans du genre, amateurs des explications en trois rounds musclées et viriles. Benkaci, transfuge du MMA a pressé et encore pressé, acceptant les coups promis et donnés par Branchu, plus varié dans sa boxe. Ce dernier est un pur produit pieds-poings et les jambes comme les poings se sont enchaîné. Benkaci varie nettement mais s’appuie sur ses poings pour faire mal, encore et encore. Au finale, l’arbitre lui lèvera le bras au profit justement de cette efficacité mis en avant par les juges après discussion. Quoi qu’il en soit, merci aux deux boxeurs !

Varela – Pignolo, électrique et mouvementé

L’enjeu de ce combat était présent, bien présent, trop présent dans l’esprit des deux hommes. Mickael Pignolo et Wilson Varela en ont débattu comme il faut et le tête à tête de fin de match en dit long sur la volonté de s’imposer sur l’autre. Varela a collé, pressé constamment, Pignolo s’est parfois sorti du piège mais il l’a également accepté. Il y a de la fierté chez les deux protagonistes de ce match au sommet. Car clairement, nous sommes dans le haut du panier avec ces deux-là qui ont aussi parfois oublié la tactique pour laisser parler le coeur. Au final, ils se sont retrouvés dos à dos avec un match nul logique même si au jeu du fan club, Mickael Pignolo a déjà une bonne longueur d’avance à entendre les clameurs venir des travées du Palais des Sports.

Tuinov, Gottardi se révèlent !

Vladislav Tuinov et Grégoire Gottardi se sont révélés un peu plus dans leur combat respectif. Bouillant à souhait, le russe parfois limite dans l’attitude a fait parler la foudre devant Mathieu Tavares qui avait bien démarré son match. Les crochets au corps ont été dévastateur tout autant que son agressivité face à un boxeur félin à souhait, à l’aise dans la remise. Mais la puissance redoutable de Tuinov aura eût raison de Tavares qui s’inclinera après plusieurs décomptes. Mathieu mérite les honneurs pour avoir accepté, lui, de faire le combat, assumant son rôle de boxeur. Grégoire Gottardi passait un test face à Geysim Derouiche. Ce dernier est un boxeur d’expérience malgré son jeune âge ; Gottardi, c’est celui dont on parle beaucoup actuellement. Il est en pleine ascension et sa prestation explique clairement cet état de fait. Aux poings de Geysim, il a choisi l’efficacité de ses middles qui sont venus s’écraser sur les bras de son adversaire qui ne pouvait plus compter sur ses armes dans la seconde partie de combat. La clef de la victoire était là même s’il a fallu patienter notamment dans la première reprise, la meilleur de Derouiche dans cet affrontement. Cette victoire de Grégoire est belle et porteuse d’un message : l’avenir c’est avec lui !

Ghiles Oudelha, la grande classe en pancrace

Dans cette Nuit Des Champions, c’est avec du pancrace que l’on a ouvert les hostilités. Ghiles Oudelha a encore une fois été impressionnant face Alvin Lowenski. Le marseillais a été expéditif soumettant son adversaire qui savait à quel combattant il était confronté. Victoire, nouvelle victoire pour le pensionnaire du Sambo Saint Pierre décidément ambassadeur d’une discipline 100% française. Pour Fedik Sargsyan les choses ont été beaucoup plus compliqué face au très bon Alfan Rocher Labes. Invaincu avant le combat, les deux hommes se sont longtemps neutralisés, se rendant coup pour coup, technique pour technique tant est si bien qu’il était difficile d’y voir un vainqueur malgré un gros finish d’Alfan. La décision est aller en faveur de Fedik Sargsyan pas satisfait du tout de sa prestation.

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Guillaume Warth, artiste sur le ring

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».

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Par Luxo
Photos : copyright Mathieu Rondel
hanslucas.com

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala

Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».
Tel Churchill, auteur de cet adage durant la seconde guerre mondiale, le coach El Hiamine Mansouri est un véritable chef d’équipe au sein du « Boxing Savate » du Sporting Club de Graulhet (81). Un entraîneur qui conduit ses élèves avec compétence et dévouement au plus haut niveau de leur potentiel sportif. Aussi, quand ce passionné vante l’engagement d’un de ses élèves, on sait que le boxeur concerné vaut le déplacement.
Mais quand le coach ajoute que Guillaume WARTH est une « personnalité atypique dans ce milieu, un vrai artiste », on sait que le déplacement dans le TARN sera un moment intéressant. Cette interview est illustrée par les photos de Mathieu RONDEL, photographe toulousain à découvrir ici. Fight Infos a voulu mettre en lumière le parcours de ce combattant polyvalent (Kick Boxing,  K 1 et Savate PRO) mais aussi évoquer son travail d’auteur, déjà reconnu via son premier ouvrage sur le milieu du football : « SUPPORTERS », concernant son expérience et sa vision du football en milieu « ultra ».
Au fil des ans et de sa pratique sportive, le sport concerné change mais le coup de crayon reste : Guillaume WARTH a ainsi bien voulu livrer une part de ses croquis préparatoires, en vue d’un ouvrage à venir sur le milieu de la Boxe pieds-poings.
Au final, voici un échange à la croisée des chemins de l’art, du sport, du rapport à la nature ou des choix de vie de chacun. C’est cela que permet ce portrait et le site « Fightinfos.com ».

Salut Guillaume, peux-tu te présenter en quelques mots ?  En tant qu’auteur et que pratiquant de sports de combats ? Salut à tous les passionnés de boxes ! Je suis Guillaume WARTH, boxeur en classe «A», du club de GRAULHET, résidant dans le Sud Ouest…Plutôt heureux de mon sort, vivant au cœur de la nature et selon les choix que j’avais fait il y a quelques années, en quittant la région parisienne où j’ai beaucoup d’attaches, familiales et amicales. Il y a quelques années, j’avais une autre passion sportive mais comme supporter, concernant le Football. Comme j’avais de tout temps pratiqué le dessin via le graffiti, un jour j’ai eu la chance, suite à une rencontre, de proposer un projet dessins et textes sur le milieu des ultras, que j’ai pu fréquenter durant deux ans aux Parc des Princes. J’ai ainsi été publié par les « éditions des Ronds dans l’O », en 2015 et les retours de la presse étaient plutôt bons (ndr : http://www.desrondsdanslo.com/Supporters.html ).
Ce livre s’est fait un peu sur un coup du hasard, tandis qu’aujourd’hui, je prends mon temps pour produire à nouveau un livre d’art sur mes perceptions « in situ » à propos du Kick Boxing.

Qu’en est-il de ton amour pour le football, tu en parles au passé ? Oui, on peut dire ça, en tant qu’ancien «ultra». J’étais plus dans le cadre de la vie de mon groupe de supporters que du « footeux » pointu, faut avouer. Donc les discussions sans fin sur les qualités d’un avant-centre, j’avoue que ce n’est pas trop mon truc !
En 2010, suite à la mort d’un supporter, ce fut la fin des abonnements. La réaction face à ce choc violent d’être mis à la porte, sans aucune prise de partie des joueurs, fut de m’obliger à stopper la passion du foot. Ce choix a été dur, mais lorsque je vois la pompe à fric qu’est devenu le PSG, je n’ai aucun regret sur mes choix.
Cela m’a permis de me recentrer avec mon crew sur le graffiti et individuellement sur la boxe. En revanche, mon groupe d’amis, le « Picol Crew », incarnons toujours des ambiances festives de supporters, auprès de n’importe quel prétexte (anniversaire, concert, week-end…).

Le dessin semble faire partie de ta vie, que peux-tu nous en dire ? Et en quoi est-ce relié à tes autres centres d’intérêts ? J’ai en effet, toujours dessiné, ou presque. A partir de 2004 via le « graffiti », je passais toutes mes soirées à dessiner et tous mes week-ends en usine désaffectée. Par la suite, j’ai réalisé une année d’école d’art où j’ai rapidement décroché. Ce fut la même période où j’étais supporter. Bien plus tard, en prenant des cours de dessin (aquarelle exactement), ma prof a découvert mes carnets de croquis sur les supporters et m’a poussé à monter le projet.
Aujourd’hui je me donne à fond pour illustrer ma passion de la boxe. Je souhaite à l’avenir faire du dessin mon activité principale. Elle permet d’illustrer mes centres d’intérêts, mais surtout des univers souvent méconnus de tous.
Sur le reste, j’ai toujours été curieux de diverses choses, et j’aime essayer pour me faire un avis, cela concerne divers secteurs comme la permaculture ou ma pratique du Yoga Vipassana, par exemple.

Sur le plan sportif, quel est ton parcours ? Tout jeune, une belle passion pour le Tennis mais une aversion certaine pour la compétition. J’ai détesté ces attitudes où certains pratiquants sont prêts à faire un match « de merde » simplement pour gagner, je dois être trop entier j’imagine. Par la suite, pas mal de Hand Ball et la découverte de l’esprit d’équipe.
Et à 17 ans, la découverte de la Boxe Française puis du Kick Boxing à FRANCONVILLE, dans une belle mentalité, l’idée de repousser ses limites, avec un bon coach ancien militaire. Les premiers combats amateurs m’ont séduit, on constate qu’on n’est pas « en sucre » et on se donne à fond, une belle approche. Dans ces années là, de 2013 et 2014, je pratique en région parisienne même si je ne valorise pas intrinsèquement la compétition, c’est plus le hasard qui m’y conduit.

Je me confronte ceci dit à des notions utiles, je veux performer sans vouloir briller, je me rends compte que la charge de travail peut et doit être massive, la notion d’engagement aussi… J’ai parfois des encouragements de mes professeurs ou partenaires, tel un grand nom comme Elijah BOKELI avec lequel je mettais les gants. Bref, j’apprends avec humilité et toujours du plaisir, malgré le stress parfois.
Par la suite, j’ai quitté Paris pour me tourner vers des solutions à ce système qui ne me plaisait pas. J’ai alors réalisé une année de « woofing » pour découvrir d’autres modes de vie. Cela m’a plu et je me suis installé dans le TARN en 2016. J’ai repris la boxe de façon « cool », El Hiamine MANSOURI a su m’attirer à nouveau vers la compétition, où je prends du plaisir malgré les sacrifices nécessaires.

Ton projet professionnel touche aussi ton mode de vie je crois ? Exactement, je ne m’épanouis pas en ville, j’ai un besoin viscéral de nature, sans être un sauvage pour autant ! Je me tiens loin d’internet, de l’omniprésence des téléphones portables, je dépense peu et cherche à mettre mes idées en cohérence avec mon quotidien.
Pour certains, ma façon d’être peut paraître originale mais je me réapproprie ma vie, mon temps libre, et je recherche l’autonomie en tout point. Je ne vis pas hors du système, et je ne dois rien à personne, je bosse et j’élabore des projets en phase avec cet état d’esprit. Pour illustrer sans trop en dire sur moi-même, je pense que les photos de Mathieu donneront une illustration pertinente, comme l’exemple des 50 arbres fruitiers plantés et l’élaboration d’un potager.

Ton projet artistique sur la boxe pied-poings, où en est-il ? Je me donne encore une petite année pour fignoler les choses, car je veux articuler mon propos entre une vision journalistique, concernant le rôle de l’entraîneur, les boxeurs, les « à côtés » du ring et, par ailleurs, une vision plus autobiographique. Je veux exprimer dans mon futur ouvrage mes ressentis en tant que combattant. Je me suis nourri de lectures diverses, comme les nouvelles de Jack London ou le livre de Loic Wacquant « Corps et âme, carnets ethnographiques d’un apprenti boxeur », et je digère je crois tout cela par mes dessins.
Je veux aussi parler du groupe, de la dimension sociale du club et des aspirations de ses membres, tu le vois il me reste encore du boulot ! J’espère que cela plaira au plus grand nombre, merci de l’intérêt pour ce projet en tout cas.

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La nouvelle vie de Frédéric Ficet !

Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résume le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté.

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Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résumé le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté. Mais finalement, la raison l’a emporté et il faut félicité Tony d’avoir eût le courage. Courage de préserver la santé de son boxeur et ami mais aussi de le lancer dans une nouvelle vie.

Car pour Frédéric Ficet, il ne s’agit pas de fin mais bien d’un début. Il l’a lui-même annoncé : dans les jours qui viennent, il commencera à transmettre son savoir en matière de full contact auquel il a voué sa carrière sportive. Couronné à plusieurs reprises que ce soit au niveau national et international; le normand ouvre un nouveau chapitre de son parcours sportif, sans regret, ni amertume même si cette échéance hors de l’hexagone aurait dû lui être proposé bien avant.

Qu’a cela ne tienne, Frédéric va de l’avant avec le plaisir. Lui même reconnaît s’être posé des questions sur le ring, la pire des choses pour un boxeur en plein match. A chaque moment sa place et finalement, Frédéric sait plus que jamais où est la sienne. C’est un constat honnête et à son image qu’il a fait après le combat. Un constat qui fait du bien à une époque où on se cache généralement derrière son petit doigt quand les résultats ne sont pas là.

Ficet est fidèle à l’image qu’il s’est forgé à travers ses combats : honnête et droit ! Evidemment, pour ses supporters, il y a une pointe de tristesse mais finalement, en bon guerrier qui se respecte, Frédéric mérite ce choix-là ! Bravo à lui pour sa carrière de compétiteur. Longue vie désormais en tant que coach. A titre personnel, j’ai un message pour lui : « Mon p’tit bézot, je te fais un gros boujou ! »

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