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La métamorphose de la Nuit Des Champions

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Merci à Daniel Cigliano, Cathy, Jp, Stéphanie et Mika 

La Nuit Des Champions chère à Erick et Anthony Roméas n’est pas une soirée commune ; il y a toujours quelque chose difficilement explicable qui s’y passe. Du coup de tonnerre au coup d’éclat, il y en a eût des coups de ce 24 épisode de cette Nuit qui se métamorphose.

Ce fût une bonne nuit ! A celles ceux qui ont eût la critique facile, nous rappelons ici combien il est difficile en France sans support télévisuel de proposer des shows de gros calibre. Plus que jamais la Nuit Des Champions reste notre vitrine autour du Monde malgré un contexte économique difficile. Un grand show, c’est de grands combats mais également, des boxeur mis dans de bonnes dispositions, un public bien accueilli. C’est aussi des rebondissements, des joies, des peines et une volonté d’entreprendre.

2017 est une année de transition pour ceux à qui ça aurait échappé. Avec trois main-events, avec Chingiz Allazov et Massaki Noiri mais également avec la nouvelle génération qui pousse de plus en plus, le duo Roméas avait savamment calculé pour proposer des oppositions qui ont offert au public ce qu’il était venu chercher. Dans un Palais des Sports de Marseille comble à souhait, tour à tour, les 24 acteurs ont donné beaucoup dans les échéances où ils étaient engagés.

Allazov surpris mais vainqueur

Les sensations étaient là ! Fortes, surprenantes, personne ne peut dire qu’il n’a pas été surprise de voir Allazov aller au tapis dans la deuxième reprise. Lui, le roi de la catégorie, se fait surprendre par un premier crochet puis un second qui aurait du le stopper. C’est surement ce qu’a pensé Cédric Manhoef bien trop fuyant dans les autres reprises pour créer la surprise. Très honnêtement, hormis le décompte, qui a pu voir que Chingiz en difficulté ? C’est dans ce contexte là que l’on voit les grands. Middles dévastateurs, rythme retrouvé en fin de combat, Allazov a composé avec le style de soin opposant.

Ezbiri ou la dynamique folle

Le rythme, il l’a dans la peau Abdellah Ezbiri. Et pas celui d’une danse quelconque. Non ! Ezbiri rythme ses combats sur des cadences infernales. Jusqu’au boutiste dans l’âme, c’est à coup de front kick au plexus, de remise des deux mains que le lyonnais a servi son récital. Noiri est fort, dur mais finalement la gestion de son match n’a pas été la bonne. Percutant il l’a été mais il a laissé échappé le déroulement du match au profit du français qui ne s’est pas privé. Généreux comme d’habitude, Abdellah n’a jamais lâché l’affaire pour finalement signer un succès au retentissement mondial. La nouvelle de ce succès a surpris au Japon qui connaît bien le lyonnais. Ce combat vient en conclusion d’une année folle inscrite en lettres d’or dans histoire sportive. Et ce n’est pas fini !

Eddy Nait Slimani poursuit

Après un début d’année poussif, Eddy Nait Slimani restait sur deux KO fantastiques. Motivé, il l’a été tout au long des trois rounds face à Karim Bennoui. Le nassérien revenait aux affaires et c’est peut être là, la clef du succès d’Eddy Nait Slimani. Karim a manqué de ring que ce soit en 3 rounds comme en 5. Le rythme a été le facteur déterminant dans cette rencontre. Malgré quelques frappes lourdes de sens de Bennoui, Nait Slimani a proposé un large panel technique. Ce combat lui tenait à coeur et cela s’est ressenti ! Verdict une victoire aux points qui place plus que jamais Eddy sur de bons rails avant son choc face à Abdellah Ezbiri.

Des lourds qui montrent l’exemple

Nous avions souligné la condition sine qua non imposée par les Roméas pour boxer à la Nuit : faire le spectacle ! Et force est de constater qu’avec les trois confrontations proposées chez les hommes forts, le public en a eût pour son argent. On était loin de l’image stéréotypée du poids lourd amorphe en fin de match.

Nordine Mahieddine face à Roman Kryklia a été exemplaire. Battu, le marseillais l’a été mais Mahieddine a démontré qu’il en avait ….. du coeur revenant sans cesse à la charge malgré les coups de genoux. Son pressing a clairement rappeler à Roman qu’il fallait resté concentré jusqu’au bout. Ce dernier ne s’en est pas privé. La victoire du biélorusse ne souffre d’aucune ambiguïté mais le français mérite vraiment les honneurs.

Karim Zeghad ne voulait pas faire de faux-pas. Face à un Kevin Kieu en béton armé, le marseillais a dû construire et se montrer sous son meilleur jour. Un décompte est venu récompenser ce travail de fourmi face à un adversaire que l’on espère vite revoir.  Zeghad s’impose et en impose ! Aissa Boualem a su jouer de son poids face au très entreprenant Amine Kebir, lui aussi séduisant de par son bagage technique. Boualem s’est montré appliqué, méthodique et volontaire.  Lui aussi a construit patiemment pour venir à bout de Kebir qui n’a jamais lâché !

La relève pousse

Wilson Varela comme Mickael Pignolo ont saisi leur chance d’être à la Nuit Des Champions. Face à respectivement Laoiri Ben Mohamed et Sofian Hadj Brahim, les deux protagonistes se sont imposés avant la limite et l’idée d’un match entre eux devient de plus en plus évidente. C’est un match qui a déjà été annoncé par le passé mais qui ne s’est jamais fait. Varela poursuit sur sa lancée, s’imposant peu à peu même s’il reste du travail. Puissant il l’a été, précis également mais également pondéré, Jérémy Payan impose déjà sa griffe. Pignolo lui aussi débutait avec nouveau coach, Habib Bakir. Bouillant à souhait le désormais nîmois s’est montré tranchant et efficace. Verdict deux succès qui placent les deux boxeurs dans une position confortable pour la 25ème NDC. Affaire à suivre !

Salmon, Fiorenti au mental

On attendait beaucoup de ses deux revanches. Philippe Salmon retrouvait Franck Reoutzkoff alors que Djany Fiorenti croisait de nouveau Yassine Hamlaoui. Pour le premier combat nommé, malgré un bon départ de son adversaire, Salmon a planté le décor avec un crochet dès l’entame de la deuxième. Reoutzkoff aura une réaction d’orgueil en fin de combat mais elle venait trop tard. Philippe s’est montré volontaire et généreux comme il sait le fer avec un game plan aux petits oignons. Il a pris logiquement sa revanche et peut regarder vers le futur serienement.

Pour Fiorenti, les choses furent différentes ; après une super entame de match, Hamlaoui revient tambour battant, mettant en difficulté le phénomène Djany. Pourtant, le protégé de Nasser Kacem va de concentrer avec des gestes interdits qui lui coûtent le match. Son adversaire restant stoïque, conscient que le match allait lui revenir. Sans surprise le verdict est allé en sa faveur dans un match où la gestion mental fût essentiel. Djany conclu l’année avec une première place au classement annuel 2017 avant de démarrer 2018 avec les mêmes intentions.

Jean Do Duc et Emma Gongora s’imposent

En ouverture de soirée, Jean Do Duc était déclaré vainqueur d’Aurélien Remond dans un match où le marseillais a eût bien des difficultés à gérer la fougue de son adversaire. Emma Gongora pour sa part a dû faire simple face à Cindy Silvestre volontaire mais trop imprégné des règles muay thai qui lui ont valu plusieurs avertissements.

A désormais l’aube de la 25 édition, la Nuit Des Champions a opéré une métamorphose pour donner sa chance à la jeunesse. Cette même jeunesse sera l’élite de demain et avec ce que l’on a vu, il n’y pas de souci à se faire mais du travail à effectuer pour les concerner qui ont déjà le talent espéré !

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100% Sanda spirit au Takedown Fighting Championship

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Crédit photo : Julien Strai

L’esprit sanda était une volonté forte que voulaient imposer Cédric Bullion et Yannick Mondelain. Le week-end dernier, à Saint Quentin Fallavier (périphérie de Lyon), les 2 hommes ont proposé un show unique que vous avez pu vivre en live. La magnifique salle du Médian a vibré durant plusieurs heures au rythme d’un spectacle total. Malgré quelques bouleversements de dernière minute sur le programme, l’esprit du sanda a clairement habité les lieux et appelle à une prochain édition. De la danse du lion à la victoire de Socrate Essefi dans le tournoi, le tandem Bulion – Mondelain a mené comme il se doit les choses tout en s’appuyant sur un Jérôme Vidil (le speaker), survitaminé.

Le sanda a ce pouvoir de séduire le public avec des projections rendues spectaculaires par un règlement plus permissif que l’on peut voir en muay thai par exemple. Comme toujours, quand une technique est bien appliquée, elle est efficace. Et il faut bien admettre que dans ce registre là, l’écossais Ryan Donald, malgré une attitude parfois limite, a été impressionnant.


Du sanda à l’UFC il n’y a qu’un pas que plusieurs ont franchi : Cung Le, Muslim Salikhov, Zabit Magomedsharipov ont tous les 3 été titrés en sanda avant de rejoindre l’octogone le plus célèbre de la planète.


La jeunesse n’a pas manqué de piquant durant cette soirée. Socrate Essefi, pensionnaire de la Red’s Team de Redha Sadouki, incarne ce fait en remportant le tournoi contender. En imposant sa puissance en demi-finale (il s’est imposé en 1 round), il est arrivé frais pour affronter et battre le très prometteur Hamza Abdou. Socrate en impose de par sa puissance mais aussi sa faculté à s’adapter à ses adversaires. Le hasard fait bien les choses finalement puisque il est dans une team où des champions de sanda comme Vang Moua, Olivier Moriano ou encore Stéphane Attely ont été par la suite champion en kick boxing sous la griffe de la Red’s Team. La boucle est bouclée.

La Turquie est elle aussi un pays de sanda. Erçin Şirin et Yavuz Selim Kazanci se sont tous les 2 imposés dans leur match respectif (le premier face à Lou-Elie Nguea Makongo et le second face à Florent Burillon joker de dernière minute qui n’a jamais lâché durant ces 5 rounds). Les deux hommes ont affiché une belle maîtrise technique et sens tactique aiguisé. Même s’il leur a fallu rester vigilant jusqu’au bout, les turques ont clairement assumé cette programmation pour repartir au pays victorieux.

Le bilan est positif malgré une faible affluence  expliquée par une diffusion gratuite sur une web tv. Pour Fight Infos c’est une belle découverte que cette « version sportive » du kung fu traditionnel. Le chantier pour développer le concept est énorme mais le duo Bullion –  Mondelain a de bonnes bases pour la suite. Bien encadré, c’est une discipline qui pourrait faire bon nombre d’émules. De ses origines à sa modernité, le sanda à tout pour plaire et une belle vitrine : le Takedown Fighting Championship !

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Jimmy Vienot vu par le photographe Manu Da Luz !

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85104504_327386591515267_2837247192350064640_nLorsqu’un champion de la trempe de Jimmy Vienot passe par l’objectif d’un photographe de renom, Manu Da Luz, cela donne des photos d’exception qui immortalise les instants forts de la carrière d’un boxeur. Vainqueur de son championnat du Monde WMC au Empire Fight, Jimmy va pouvoir ces instants comme seules les photos peuvent donner.

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Evénements

29 février 2020

Glory 75 Utrecht+ de 5 combats pros

Central Studios Evenementenlocatie, Utrecht, Gietijzerstraat 3, 3534 AV Utrecht, Pays-Bas

04 avril 2020

FK One Revival+ de 5 combats pros

Palais des Sports Marcel Cerdan, Levallois, 141 Rue Danton, 92300 Levallois-Perret

Pas d'événement actuellement programmé.

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