Connect with us

Reportages

La FFKMDA va former 25 profs d’EPS ce week end à l’INSEP

Published

on

logo_ffkmda1Pour répondre à certaines interrogations nous nous appuyons sur le document de Laurent Bois qui explique en plusieurs points cette nouvelle action.

Directeur Technique National Adjoint de la Fdéréation Française de Kick boxing, Muayhtai et Disciplines Associées, Laurent Bois est en charge du développement des pratiques scolaire et universitaire. Il faut bien admettre que cet ancien professeur d’éducation physique et sportive ne ménage pas ses efforts pour le développement du pieds-poings au sein de l’éducation.

Après la mise en place des championnats de France universitaire qui connaissent un véritable succès auprès des étudiants, c’est la formation des enseignants que Laurent met en place dès le week end prochain (du 30 septembre au 2 octobre 2016) à l’INSEP. L’idée est simple : amener le kick boxing dans les écoles ! Evidemment c’est un chantier qui n’est pas simple mais il est nécessaire pour le développement de nos sports. L’idée est simple : formé les profs d’EPS à l’enseignement du kick boxing : « De nombreuses associations dynamiques sous convention interviennent avec des écoles dans le cadre des activités périscolaires, en utilisant l’outil pédagogique fédéral « School gum » (ainsi que pour le dispositif d’accompagnement éducatif). Des cours et des animations s’appuyant sur le Kick boxing sont ici proposés aux élèves du premier ou du second degré. Le Kick boxing est une activité présente sur tout le territoire, mais également dans les zones urbaines sensibles et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. La transmission des valeurs éducatives des disciplines de combat comme le Kick boxing sont au cœur des préoccupations de la fédération. Les notions de respect des règles, de soi et de l’autre, nous semblent être un socle indispensable constitutif de la pratique sportive d’opposition.
Le contexte sociétal préoccupant rend plus que jamais importante la mission éducative des fédérations sportives qui par la capillarité du réseau de leurs clubs sont en capacité de transmettre les valeurs essentielles de la République et du vivre ensemble.Le développement de la pratique scolaire du Kick boxing, grâce au sport scolaire et à l’EPS, nous semble aujourd’hui être un enjeu d’importance répondant à une demande sociale. Eu égard aux spécificités du Kick boxing, dans le cadre d’une pratique maitrisée et réglementée, nous avons la possibilité de transmettre un message fort d’apprentissage de la règle, de maitrise de ses émotions et du goût de l’effort, valeurs essentielles constitutive de la société et de l’Education Nationale. »

capture-decran-2016-09-28-a-18-52-06C’est à un projet intéressant qui rend tout son sens même s’il ne sera pas simple à mettre en place :  » Jusqu’à à l’année 2015/2016, cette discipline n’était pas inscrite dans les programmes d’EPS de l’Education Nationale. Les enseignants étaient contraints d’utiliser des APSA (activité physique sportive et artistique) répertoriées sur une liste pour conduire leur enseignement. Le Kick boxing n’en faisait pas partie. Pour autant, la thématique de l’apprentissage d’une gestion maitrisée du rapport de force interindividuel, à travers la pratique d’APSA de combat, est une compétence fortement visée par les enseignants d’EPS.

Depuis la parution des nouveaux programmes, applicables à la rentrée 2016 (cycles 2, 3, 4), il n’y a plus de liste obligatoire d’APSA supports que les enseignants doivent utiliser. Aucune restriction n’est prévue dans les programmes d’EPS et ce sont les « activités de combat » qui sont citées. Cette fois, le Kick boxing peut donc être proposé par les professeurs d’EPS. C’est une des raisons pour laquelle la fédération souhaite fortement s’investir dans le développement du Kick boxing scolaire, à travers le Kick light.
C’est pourquoi la fédération organise, du 30 septembre au 02 octobre 2016 à l’INSEP une formation nationale au monitorat de Kick boxing réservée aux professeurs d’EPS. Cette formation, mise en place en partenariat avec la FFSU, donnera aux enseignants l’opportunité d’obtenir une qualification fédérale en Kick boxing. Cela permettra également d’avoir un réservoir d’enseignants spécialistes pouvant intervenir et animer des stages de formation continue. »

Evidemment, il y a toujours cette notion de risque puisque nous parlons ici de sports de percussion, ces coups justement qui souvent décriés par le grand public. Il n’en sera rien ici puisqu’il s’agit de pratique light : « Le Kick light, au-delà des enjeux de formation usuellement attribués aux sports de combats, connait plusieurs avantages et intérêts à être enseigné en EPS. Cette APS d’opposition possède une logique interne de gestion du rapport de forces tout à fait intéressante à développer avec des élèves pour plusieurs raisons :
-Les valeurs véhiculées par l’enseignement du Kick boxing répondent pleinement à certaines préoccupations sociétales priorisées à l’école comme la citoyenneté.
-Sa pratique sociale, en tant que référence culturelle est importante. Sa forte médiatisation (l’Equipe, Canal +, Kombat Sport, Karaté Buschido, réseaux sociaux etc.) et son image moderne, en font une activité bien connue des élèves, en tant que pratiquant ou simple connaisseur ;
une réelle demande existe, source de motivation, si l’on en croit les propos recueillis par plusieurs enseignants du second degré dans l’Académie d’Aix-Marseille ; ainsi, il est envisageable de viser un nombre élevé d’élèves intéressés par cette pratique dans le cadre de l’AS d’établissement ;
La notion de « touche » garantissant une pratique en toute sécurité est adaptée à la pratique pour les élèves.
-La surface d’opposition règlementaire (une surface délimitée au sol) favorise un aménagement du milieu facilitant pour les cours d’EPS, au regard des contraintes matérielles et d’aménagement de l’espace auxquelles doivent faire face les enseignants.
Son organisation permet la mise en place d’une pratique avec peu de contraintes : pieds nus et en short, avec une paire de gants bien entendu.
Les modalités de jugement, utilisant un matériel adapté facile d’utilisation, valorisent et engagent volontiers les élèves dans la tenue des rôles sociaux de juge et d’arbitre.
-Enfin, ce qui nous semble également représenter une plus-value intéressante dans l’apprentissage et l’enseignement du kick light, tient dans sa règlementation et ses fondamentaux : la richesse et la variété des techniques offensives et défensives permettent un grand nombre de situations d’apprentissage. Les multiples possibilités de délivrance des touches, dans plusieurs distances par rapport à l’adversaire et sur des cibles variées, représentent de nombreuses possibilités d’informations complexes à traiter et permettent à plusieurs profils d’élèves d’être en réussite. »

C’est un travail de patience et de construction que de démocratiser les boxes pieds-poings. Le passage par la reconnaisse de l’éducation nationale est un véritable pas en avant qui portera ses fruits c’est une certitude même si la notion de plaisir dans la pratique doit restée primordiale. Dès ce week end, 25 enseignants seront formés, devenant de véritables ambassadeurs d’une volonté de développement de nos sports.

Fiche d’inscription . Fiche explicative

Publicités
Continue Reading
Click to comment

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Reportages

Guillaume Warth, artiste sur le ring

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».

Publicités

Published

on

By

Par Luxo
Photos : copyright Mathieu Rondel
hanslucas.com

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala

Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».
Tel Churchill, auteur de cet adage durant la seconde guerre mondiale, le coach El Hiamine Mansouri est un véritable chef d’équipe au sein du « Boxing Savate » du Sporting Club de Graulhet (81). Un entraîneur qui conduit ses élèves avec compétence et dévouement au plus haut niveau de leur potentiel sportif. Aussi, quand ce passionné vante l’engagement d’un de ses élèves, on sait que le boxeur concerné vaut le déplacement.
Mais quand le coach ajoute que Guillaume WARTH est une « personnalité atypique dans ce milieu, un vrai artiste », on sait que le déplacement dans le TARN sera un moment intéressant. Cette interview est illustrée par les photos de Mathieu RONDEL, photographe toulousain à découvrir ici. Fight Infos a voulu mettre en lumière le parcours de ce combattant polyvalent (Kick Boxing,  K 1 et Savate PRO) mais aussi évoquer son travail d’auteur, déjà reconnu via son premier ouvrage sur le milieu du football : « SUPPORTERS », concernant son expérience et sa vision du football en milieu « ultra ».
Au fil des ans et de sa pratique sportive, le sport concerné change mais le coup de crayon reste : Guillaume WARTH a ainsi bien voulu livrer une part de ses croquis préparatoires, en vue d’un ouvrage à venir sur le milieu de la Boxe pieds-poings.
Au final, voici un échange à la croisée des chemins de l’art, du sport, du rapport à la nature ou des choix de vie de chacun. C’est cela que permet ce portrait et le site « Fightinfos.com ».

Salut Guillaume, peux-tu te présenter en quelques mots ?  En tant qu’auteur et que pratiquant de sports de combats ? Salut à tous les passionnés de boxes ! Je suis Guillaume WARTH, boxeur en classe «A», du club de GRAULHET, résidant dans le Sud Ouest…Plutôt heureux de mon sort, vivant au cœur de la nature et selon les choix que j’avais fait il y a quelques années, en quittant la région parisienne où j’ai beaucoup d’attaches, familiales et amicales. Il y a quelques années, j’avais une autre passion sportive mais comme supporter, concernant le Football. Comme j’avais de tout temps pratiqué le dessin via le graffiti, un jour j’ai eu la chance, suite à une rencontre, de proposer un projet dessins et textes sur le milieu des ultras, que j’ai pu fréquenter durant deux ans aux Parc des Princes. J’ai ainsi été publié par les « éditions des Ronds dans l’O », en 2015 et les retours de la presse étaient plutôt bons (ndr : http://www.desrondsdanslo.com/Supporters.html ).
Ce livre s’est fait un peu sur un coup du hasard, tandis qu’aujourd’hui, je prends mon temps pour produire à nouveau un livre d’art sur mes perceptions « in situ » à propos du Kick Boxing.

Qu’en est-il de ton amour pour le football, tu en parles au passé ? Oui, on peut dire ça, en tant qu’ancien «ultra». J’étais plus dans le cadre de la vie de mon groupe de supporters que du « footeux » pointu, faut avouer. Donc les discussions sans fin sur les qualités d’un avant-centre, j’avoue que ce n’est pas trop mon truc !
En 2010, suite à la mort d’un supporter, ce fut la fin des abonnements. La réaction face à ce choc violent d’être mis à la porte, sans aucune prise de partie des joueurs, fut de m’obliger à stopper la passion du foot. Ce choix a été dur, mais lorsque je vois la pompe à fric qu’est devenu le PSG, je n’ai aucun regret sur mes choix.
Cela m’a permis de me recentrer avec mon crew sur le graffiti et individuellement sur la boxe. En revanche, mon groupe d’amis, le « Picol Crew », incarnons toujours des ambiances festives de supporters, auprès de n’importe quel prétexte (anniversaire, concert, week-end…).

Le dessin semble faire partie de ta vie, que peux-tu nous en dire ? Et en quoi est-ce relié à tes autres centres d’intérêts ? J’ai en effet, toujours dessiné, ou presque. A partir de 2004 via le « graffiti », je passais toutes mes soirées à dessiner et tous mes week-ends en usine désaffectée. Par la suite, j’ai réalisé une année d’école d’art où j’ai rapidement décroché. Ce fut la même période où j’étais supporter. Bien plus tard, en prenant des cours de dessin (aquarelle exactement), ma prof a découvert mes carnets de croquis sur les supporters et m’a poussé à monter le projet.
Aujourd’hui je me donne à fond pour illustrer ma passion de la boxe. Je souhaite à l’avenir faire du dessin mon activité principale. Elle permet d’illustrer mes centres d’intérêts, mais surtout des univers souvent méconnus de tous.
Sur le reste, j’ai toujours été curieux de diverses choses, et j’aime essayer pour me faire un avis, cela concerne divers secteurs comme la permaculture ou ma pratique du Yoga Vipassana, par exemple.

Sur le plan sportif, quel est ton parcours ? Tout jeune, une belle passion pour le Tennis mais une aversion certaine pour la compétition. J’ai détesté ces attitudes où certains pratiquants sont prêts à faire un match « de merde » simplement pour gagner, je dois être trop entier j’imagine. Par la suite, pas mal de Hand Ball et la découverte de l’esprit d’équipe.
Et à 17 ans, la découverte de la Boxe Française puis du Kick Boxing à FRANCONVILLE, dans une belle mentalité, l’idée de repousser ses limites, avec un bon coach ancien militaire. Les premiers combats amateurs m’ont séduit, on constate qu’on n’est pas « en sucre » et on se donne à fond, une belle approche. Dans ces années là, de 2013 et 2014, je pratique en région parisienne même si je ne valorise pas intrinsèquement la compétition, c’est plus le hasard qui m’y conduit.

Je me confronte ceci dit à des notions utiles, je veux performer sans vouloir briller, je me rends compte que la charge de travail peut et doit être massive, la notion d’engagement aussi… J’ai parfois des encouragements de mes professeurs ou partenaires, tel un grand nom comme Elijah BOKELI avec lequel je mettais les gants. Bref, j’apprends avec humilité et toujours du plaisir, malgré le stress parfois.
Par la suite, j’ai quitté Paris pour me tourner vers des solutions à ce système qui ne me plaisait pas. J’ai alors réalisé une année de « woofing » pour découvrir d’autres modes de vie. Cela m’a plu et je me suis installé dans le TARN en 2016. J’ai repris la boxe de façon « cool », El Hiamine MANSOURI a su m’attirer à nouveau vers la compétition, où je prends du plaisir malgré les sacrifices nécessaires.

Ton projet professionnel touche aussi ton mode de vie je crois ? Exactement, je ne m’épanouis pas en ville, j’ai un besoin viscéral de nature, sans être un sauvage pour autant ! Je me tiens loin d’internet, de l’omniprésence des téléphones portables, je dépense peu et cherche à mettre mes idées en cohérence avec mon quotidien.
Pour certains, ma façon d’être peut paraître originale mais je me réapproprie ma vie, mon temps libre, et je recherche l’autonomie en tout point. Je ne vis pas hors du système, et je ne dois rien à personne, je bosse et j’élabore des projets en phase avec cet état d’esprit. Pour illustrer sans trop en dire sur moi-même, je pense que les photos de Mathieu donneront une illustration pertinente, comme l’exemple des 50 arbres fruitiers plantés et l’élaboration d’un potager.

Ton projet artistique sur la boxe pied-poings, où en est-il ? Je me donne encore une petite année pour fignoler les choses, car je veux articuler mon propos entre une vision journalistique, concernant le rôle de l’entraîneur, les boxeurs, les « à côtés » du ring et, par ailleurs, une vision plus autobiographique. Je veux exprimer dans mon futur ouvrage mes ressentis en tant que combattant. Je me suis nourri de lectures diverses, comme les nouvelles de Jack London ou le livre de Loic Wacquant « Corps et âme, carnets ethnographiques d’un apprenti boxeur », et je digère je crois tout cela par mes dessins.
Je veux aussi parler du groupe, de la dimension sociale du club et des aspirations de ses membres, tu le vois il me reste encore du boulot ! J’espère que cela plaira au plus grand nombre, merci de l’intérêt pour ce projet en tout cas.

Publicités
Continue Reading

Reportages

La nouvelle vie de Frédéric Ficet !

Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résume le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté.

Publicités

Published

on

By

Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résumé le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté. Mais finalement, la raison l’a emporté et il faut félicité Tony d’avoir eût le courage. Courage de préserver la santé de son boxeur et ami mais aussi de le lancer dans une nouvelle vie.

Car pour Frédéric Ficet, il ne s’agit pas de fin mais bien d’un début. Il l’a lui-même annoncé : dans les jours qui viennent, il commencera à transmettre son savoir en matière de full contact auquel il a voué sa carrière sportive. Couronné à plusieurs reprises que ce soit au niveau national et international; le normand ouvre un nouveau chapitre de son parcours sportif, sans regret, ni amertume même si cette échéance hors de l’hexagone aurait dû lui être proposé bien avant.

Qu’a cela ne tienne, Frédéric va de l’avant avec le plaisir. Lui même reconnaît s’être posé des questions sur le ring, la pire des choses pour un boxeur en plein match. A chaque moment sa place et finalement, Frédéric sait plus que jamais où est la sienne. C’est un constat honnête et à son image qu’il a fait après le combat. Un constat qui fait du bien à une époque où on se cache généralement derrière son petit doigt quand les résultats ne sont pas là.

Ficet est fidèle à l’image qu’il s’est forgé à travers ses combats : honnête et droit ! Evidemment, pour ses supporters, il y a une pointe de tristesse mais finalement, en bon guerrier qui se respecte, Frédéric mérite ce choix-là ! Bravo à lui pour sa carrière de compétiteur. Longue vie désormais en tant que coach. A titre personnel, j’ai un message pour lui : « Mon p’tit bézot, je te fais un gros boujou ! »

Publicités
Continue Reading
Publicités

Events Calendar

Aucun événement trouvé !

Best