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Ghajji, Vienot, Gottardi : trio gagnant au Trophée Des Etoiles

Christian Barret voulait une belle soirée, il a eût une belle soirée. Dans une Arena du pays d’Aix en Provence magnifique, chacun a mis sa pierre à l’édifice pour que ce douzième rendez-vous soit un succès.

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Album photo par Daniel Cigliano (Klick Macchina)

En hommage à Patrick

Christian Barret voulait une belle soirée, il a eût une belle soirée. Dans une Arena du pays d’Aix en Provence magnifique, chacun a mis sa pierre à l’édifice pour que ce douzième rendez-vous soit un succès. Quel dommage que le public n’ait pas répondu plus présent. La France a cette particularité d’exiger des grands matchs mais également de les bouder quand ils sont proposés. Les absents ont eût tort : Karim Ghajji a été impérial, Jimmy Vienot beau et Gottardi rafraichissant ! Retour donc sur un douzième opus qui marque les annales du pieds-poings français.

Karim Ghajji impérial de maîtrise

Karim Ghajji est un multiple champion du Monde qui connaît bien l’enjeu d’un match pour le titre. Enrico Carrara est venu avec un game plan, pas forcément spectaculaire mais quelque perturbant. L’italien a appliqué à la lettre le travail en clinch pour annihiler les low-kicks de bucherondu français. La consigne dans le coin de Karim est simple : rester concentré ! Le meldois applique à la lettre même si à la fin de la 1ère reprise, il est rentré surpris. Néanmoins ses frappes en zone basse sont redoutables et dès le début de la 3ème reprise, le match bascule. Carrara n’a plus les mêmes appuis et doit moins s’accrocher sur les recommandations de l’arbitre. Dès lors, le champion en titre presse, sort les poings et poursuit son travail en low kick qui ont pour effet une énorme boursouflure sur la cuisse gauche de l’italien qui est compté trois fois dans cette 3ème reprise qui lui sera fatale. Victoire avant la limite pour Karim Ghajji qui possède le secret de l’éternelle jeunesse. Impériale dans la gestion et dans l’approche, il a démontré une fois encore que les grands matchs de la catégorie se feront avec lui !

Jimmy Vienot a été beau !

Ce n’est pas souvent dit sur un boxeur et c’est même regrettable mais force est d’admettre que Jimmy Vienot est vraiment beau dans sa boxe. Il a cette classe des grands et l’a prouvé hier soir dans ce tournoi. En demi finale, face à Yvan Naccari, il a parfaitement gérer son match, annihilant toutes les tentatives en poing de l’italien contraint de casser la distance.

La combinaison middle – coup de genoux au corps a fait des merveilles dans ce combats mais également en finale. Jimmy s’est appuyé sur des frappes lourdes en jambe. Que ce soit en low kick ou en middle, les techniques sont de véritables missiles. Timing, gestion Vienot maîtrise et retrouve Wilson Varela pour une finale tant attendue. Le protégé de Jérémy Payan a posé bien des problèmes dans l’entame de match. Contrant à deux reprises avec son high kick, il répond coup pour coup même si l’intensité est à mettre au crédit du montpelliérain. Jimmy hausse le rythme dans la seconde reprise et déborde en puissance Wilson trop attentiste. Les impacts sont là aussi impressionnant son illustre opposant boxe en patron. On pense le match acquis à Vienot mais Varela démontrera de belles ressources dans la dernière reprise même si ce n’était pas suffisant pour s’imposer. Jimmy Vienot place de nombreux genoux dans ce combat et surtout dans ce dernier round sans oublier des retraits du buste dont il a le secret. Il s’impose aux points dans ce tournoi relevé à souhait. Coup de chapeau à Wilson Varela auteur lui aussi d’une belle soirée. 

Varela expéditif !

En demi finale du tournoi, Wilson Varela a été expéditif face au belge Arman Ambaryan. Ce dernier déclenche les hostilités, place un beau crochet mais encaisse une combinaison crochet – genoux en contre qui l’envoie au tapis. S’il se relève, il est arrêté par le docteur puisqu’il essuie une profonde coupure sur le nez. 

Gottardi ou la jeunesse rafraichissante !

Grégoire Gottardi a confirmé hier soir les espoirs placés en lui. Transfuge du muay, il excelle désormais en K-1 dans une catégorie où il est difficile de se faire un nom. Dans un tournoi explosif où il faisait figure du « p’tit jeune », Grégoire est venu à bout de Tarek Guermoudi puis de Philippe Salmon. Face à Tarek il a du composer avec le tempérament fougueux de son adversaire qui ne sait pas laissé impressionné. Touché au corps, ce dernier encaisse de plein fouet les low-kicks chirurgicaux qui vont avoir raison de sa volonté. Méthodique, Grégoire est resté concentré comme jamais dans ce combat où il a su profiter de son allonge supérieur. Face à un Philippe Salmon remonté à bloc, Gottardi est resté là encore stoïque dans l’approche. Usant du front kick au plexus sur les charges de Philippe, il profite également se taille supérieur pour ne pas encaisser de plein fouet les crochets de son opposant dans le travail à mi-distance. Gottardi a finalement laissé venir pour contrer en jambe, en genoux comme en poings. Salmon est pour sa part revenu sans cesse à la charge. Malgré une courte préparation, il n’a jamais baissé dans l’intensité ni dans l’envie malgré une blessure à l’arcade. Il lui a manqué un peu de précision même s’il peut sortir satisfait de ce tournoi. Grégoire Gottardi remporte l’épreuve et s’installe peu à peu dans la cour des boxeurs à prendre très au sérieux.

Salmon – Jabri, à toi à moi !

Dans l’autre demi finale du tournoi, Philippe Salmon et Karim Jabri ont croisé le fer, se livrant un véritable mano à mano. Chaque coup est donné pour user, surprendre  et battre l’adversaire. A ce « jeu-là », Salmon s’est montré le plus précis dans la première reprise avant d’agréger la rencontre sur un crochet magistral en contre. Durant le décompte, Francis Gimenez a jeté sagement l’éponge, protégeant intelligemment son boxeur groggy à souhait.

Du rythme et de l’action en superfight !

Les superfights qui encadraient les deux tournois et le championnat du Monde n’ont pas manqué d’intérêt là non plus. Yanis Karabournalis et Thibault Vedel s’en sont donnés à coeur joie. Engagé dans une explication sans fioriture, c’est Vedel qui va trouver la faille avec un high kick. Ebranlé, Yanis gère bien cette situation difficile et reste dangereux avec des frappes larges. Néanmoins, Thibault va faire la différence avec un genoux au visage qui a contraint Fabien Vichi a jeté l’éponge dans la troisième reprise. Chez les poids lourd, Fabrice Aurieng revenait aux affaires face à Hassene Otman. Et le match aurait pu mal tourné pour le marseillais après une première reprise où il a clairement pris ses marques. Otman surprend avec un premier high kick puis un second qui oblige l’arbitre à compter. Piqué dans son orgueil, « big boy » sort l’artillerie lourde en low kick et en poing, pressant constamment son rival, courageux à souhait. Verdict, une victoire aux points pour Fabrice Aurieng. Kevin Velut retrouvait lui aussi le ring face au portugais Adelino Boa Morte. Plus grand, le lusitanien a usé des genoux et des middles tout au long du combat. Plus petit, Kevin devait casser la distance pour placer ses poings et ponctuer en low kick. Ce n’était pas simple face à un adversaire bien plus expérimenté. Le français n’a jamais lâché, fidèle à lui-même s’il s’incline aux points. Tristan Bénard a dû s’appuyer sur sa science du combat pour venir à bout du très solide Anas Bouktader. L’espagnol a été entreprenant, percutant comme jamais tout au long du combat. Tristan a pour sa part choisi de se montrer méthodique marquant point par point sans jamais sortir de son match. Ses remises en crochets suivis de frappes dans les jambes ont fait la différence auprès des juges qui l’ont vu logiquement s’imposer aux points. 

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Monica Torchio : à l’assaut !

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Par Luxo – Photos Droits réservés Tonino Crapiz

Se tenir éloigné des rings, quand on est atteint par le virus du combat de longue date, n’est pas toujours chose facile. Ni souhaitable, quand on est doué…  Il n’est pas rare de croiser des athlètes qui, malgré les difficultés que connaissent les athlètes du pieds-poings en France, gravitent près des rings à attendre leur heure. La jeune femme du jour a le sens des priorités et a su prioriser ses études puis sa carrière professionnelle…
Mais, quand les conditions le permettent, pourquoi résister à l’envie de briller quand on déborde de tonus ? Désormais, le punch naturel de Monica Torchio s’exprime et la combattante bordelaise signe une grosse saison 2018/2019 !
Rencontre avec la combattante du club « Impacts 33 » : championne de France classe A en Full Contact/Kick Boxing/K1.
Ajoutons à cela de belles prestations en Savate PRO et une victoire nette à l’Open de France de Savate BF, bref…. 52 kg de tonus à revendre !

Salut Monica ! Comment présenterais-tu ton parcours pugilistique à nos lecteurs ? De la façon la plus simple possible, en évoquant ma vie d’adolescente plutôt sportive, je pense que cela parlera à beaucoup ! Je vivais alors avec ma famille dans le 13ème à PARIS et j’ai découvert les sports pieds-poings avec Philippe MAGNOL au club CENVINT, au départ juste pour le plaisir. La vie de club et la passion du professeur m’a conduit assez rapidement vers la compétition, un an après mes débuts, en Savate Boxe Française, en Full Contact aussi.
J’ai de bons souvenirs de ce parcours parisien et je me rends compte que j’ai toujours eu affaire à des coachs passionnées…et passionnants. Cela m’a sans doute influencé pour la suite.

Quand t’es tu décidée à boxer en combat ? Dans une transition articulée avec ma vie d’étudiante, où j’avais d’une part besoin d’une pause, pour profiter de la vie avec insouciance. Et d’autre part, en toute sincérité, je n’ai pas su m’adapter à l’époque aux coups portés avec impact. Les choses sont venus peu à peu, et c’est ce qui fait ma force aujourd’hui : j’ai appris à aimer la « violence » de ce sport, j’ai appris à me remettre en question en profondeur et assumer pleinement mes envies. Ce que je n’étais pas capable de faire à l’époque. Après une longue pause de 5/6 ans, en lien avec mes études d’ostéopathie, j’ai repris car le sport faisait partie de mon équilibre personnel et au contact de Mo KOULEON et de Willy BORREL à Bordeaux, j’ai vite constaté que les boxes pieds-poings me manquaient… Je voulais surtout reprendre dans une logique d’insertion sociale, pour rencontrer des gens à Bordeaux mais au bout d’un an, Willy BORREL m’a présenté son approche et celle du club IMPACTS.
Dans ce club, on valorise une pratique multidiscipline au sein d’une même structure, en vue de gagner en expérience et en adaptabilité sur le ring. Cela m’a séduit a rappelé mes débuts à Paris, j’y ai vu aussi des opportunités pour boxer plus régulièrement.

L’agglomération bordelaise a été une place forte par le passé dans les sports de combats, est-ce toujours le cas ? Sur ce point, je ne peux répondre qu’en ce qui concerne mes ressentis, à partir de la saison 2015/2016 environ, où j’ai pu bénéficier du réseau de mes enseignants car j’étais alors bien impliquée.
Je te confirme que l’ambiance de travail est très saine dans la région, il n’y pas de concurrence stérile entre les clubs, et on s’aide en fonction de nos échéances. Nous faisons des mises de gants régulières avec d’autres structures et je peux compter sur des accueils utiles à ma préparation, par exemple chez Yassine MEITIRI (du club Chartrons Boxe) ou plus loin au club de PERIGUEUX. J’ai aussi la chance d’avoir un combattante de très bon niveau dans mon club (Ludivine GUILHOT, -48kg qui évalue en Elite A en BF).
En axant ma pratique surtout sur le K1, en 2015/52016 j’ai eu de bons résultats. J’ai participé au championnat d’Europe Amateurs WAKO avec l’équipe de France. Cela m’a démontré que j’avais le niveau mais qu’il restait encore une marge de progression pour briller.

On peut dire que la saison en cours est la plus aboutie ? Oui, j’utiliserais même à ce sujet une expression bordelaise typique ! Je me « gave » comme on dit ici ! Je profite des dates de combats, des expériences riches dans les disciplines que je pratique. Je remets les chaussons avec l’aide de mon coach actuel Clément BIBARD, passionné de BF qui reste néanmoins ouvert à l’esprit multiboxe qui a conduit mes débuts. On s’essaye à la Savate PRO et on s’interroge enfin sur une saison 2019/2020 avec d’autres objectifs plutôt …ambitieux dirais-je !

Le mot des coachs concernant Monica Torchio

Willy Borrel : « Monica est arrivée avec une bonne base de travail, elle a des qualités évidentes de souplesse ou d’agilité mais je crois avoir contribué à son explosivité. Dans tous les schémas tactiques que je lui ai proposé, elle exprime une frappe phénoménale en jambes et avec un bon entourage, elle aura un avenir probable à l’international.
Le potentiel et l’écoute en combat sont d’autres qualités, j’ai entraîné des boxeurs qui ont bien moins de lucidité que ce petit bout de femme de 52 kg. C’était pour moi une belle rencontre sportive, Monica mérite de réussir. »

Clément Bibard : «  Des ajustements techniques sont à parfaire mais clairement chez Monica, le punch est là ! Elle a aussi un sens technico-tactique évident, son intelligence lui permettra d’aller loin. C’est une bosseuse qui a tout compris de la pratique multiboxe et qui apprend de chaque discipline »

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Karim Ghajji, Alan Kermorvan : la belle histoire

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A une époque où l’éphémère est roi, la longévité et surtout la fidélité sont autant de valeurs sacrifiées sur l’autel de l’intérêt personnel. C’est même bien souvent devenu une règle. Pas pour Karim Ghajji et Alan Kermorvan qui ont signé pour une dixième année de collaboration. Ce n’est pas rien !

Il y a quelques jours, les deux hommes se sont rencontrés pour officialiser leur dixième saison de collaboration.. Evidemment, en une décennie, des liens se sont créés dépassant amplement le stade d’agent à sportif. Ces-deux-là sont liés par une belle amitié, symbole au passe de la nécessité d’avoir un manager pour prétendre à une belle carrière. Et ce rôle-là, Alan l’endosse à merveille. De la Nuit Des Champions en passant par le Glory, le Thai Fight, le Bellator etc… le contrat est parfaitement rempli.

Réaction d’Alan Kermorvan

Réaction de Karim Ghajji

Cette dixième année c’est d’abord la fin d’une décennie et le début d’une seconde qui part très fort. Alan Kermorvan a déjà annoncé une échéance importante pour Karim dans les semaines à venir.

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