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Interviews

Gael Grimaud, soif d’apprentissage et de découverte !

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Par Mika

Nous avons interviewer Gael Grimaud dans le cadre de son tour du monde qu’il réalise  actuellement en famille. A 38 ans et 27 combats le natif de la réunion à toujours cette même passion pour les arts martiaux qui l’anime depuis l’âge de 7 et ses débuts dans le judo. C’est avec plaisir que nous avons échanger avec un personnage passionnant qui véhicule les valeurs de partage et travail du sport.

Bonjour Gael, c’est un plaisir de t’interviewer pour cette nouvelle rubrique sur Fightinfos ! Comment se passe ta fin d’année 2017 ?

Bonjour le plaisir est pour moi. Ma fin d’année se place sous le signe du voyage donc plutôt bien !

Tu voyages dans le cadre sportif ou pour tes loisirs personnels ?

Je regroupe les deux . Je fais un tour du monde avec ma petite Famille. A travers ma discipline le MMA et les arts martiaux en général. L’idée c’est d’assouvir cette soif de rencontre de culture et de l’allier avec mon métier ( Coach et combattant )

Tu es dans quelle pays l’heure où nous discutons ?

Je suis au Vietnam actuellement, il est 7h du matin ! Dans une heure je m’entraîne et je donne un cour de MMA dans une salle de Hanoï. Nous avons commencé en septembre notre périple. D’abord L’Inde, le Népal et ensuite le Japon.

(En France il est 1h du matin) Le MMA est développée dans cette partie du monde mise à part au Japon ?

Le MMA commence à faire son effet. D’abord l’UFC est diffusé librement et j’ai rencontré des dirigeants de salle qui sont vraiment passionnés par les arts martiaux.

Quelles sont tes prochaines destinations dans les semaines à venir ?

Dans une semaine environ direction la Thaïlande pour les fêtes de fin d’année. Ensuite nous irons au Brésil, Nouvelle Zélande,  Argentine, Jamaïque, USA, Canada. À chaque fois que c’est possible nous faisons un échange avec une academie, un club où une salle de sport. Mon épouse Elodie est ma préparatrice physique. Elle était aussi avant ce voyage celle du Phénix Handball Toulouse. Nous proposons nos expériences. Et la majorité du temps les personnes nous offrent l’hospitalité.

Sens-tu des grandes différences culturelles dans l’approche des Arts Martiaux par rapport aux Pays que tu as déjà visité ?

La différence se fait ressentir dans l’approche du sport en lui même. Souvent les arts martiaux font partie intégrante dans la vie des personnes amateurs ou professionnelles. En Inde les arts martiaux sont liés à la religion sans tabou. On a souvent rencontré des dojos à l’intérieur des temples. Et cela sans discrimination de personnes avec d’autres appartenances religieuses. Au Japon les arts martiaux sont des modes de vies intimement liés à la famille et au travail.

J’invite d’ailleurs nos lecteurs à te suivre sur ta page « Grimaud Gael Athlète » ou tu partages ton voyage. C’est important pour toi de partager ton expérience avec les gens qui te suive ?

Oui c’est primordial en plus d’être un passionné avec mes combats je suis devenu un  dans ma discipline. C’est ma façon à moi de montrer le vrai visage des arts martiaux mixte.
Par le biais d’un blog www.wondersporttrip.com nous partageons aussi nos expériences et nos rencontres, avec le pays et avec les gens qui nous font partager leurs vies.

Tes enfants participent également aux différents défis et entraînements que vous faites avec Elodie ?

Intégralement ! Ce voyage est un message pour elles aussi. D’ouverture sur le monde. Elles ont la vie dure entre voyages, différents déplacements. Oui, gymnastes toutes les deux, elles ont commencé le judo juste avant de partir pour pouvoir profiter avec nous des échanges autour de notre sport de prédilection. Mais nous n’avons pas oublié leur passion première qui est la gymnastique donc elles recherchent dans chaque pays des échanges avec des clubs de gymnastique du monde entier. Ensuite elles le raconte à travers leur carnet de voyage qui est publié dans journal réunionnais. (Le quotidien des jeunes)

Le judo à été l’une de tes premières disciplines sur l’île de la réunion. C’est important de transmettre ta culture et tes racines à tes enfants ?

L’important est qu’elles connaissent notre histoire pour avoir des repères. Ensuite c’est à elles d’écrire la leur. Pour ça, une base solide est nécessaire. Pour nous la rigueur du judo a été
primordiale, cette discipline a été un cadre. En ce qui concerne la réunion j’ai appris à vivre différente culture naturellement.

Tu as déjà pas mal voyager auparavant, notamment grâce à ton passage au M-1. Tu as combattu aux USA, au Japon et en Russie. Y a-t-il un pays où tu as particulièrement aimé combattre ?

Chaque pays était particulier. Les États Unis car c’est le rêve américain, le Japon car j’ai grandi avec sa culture à travers le judo et la Russie car beaucoup d’apriori et finalement un excellent moment.

Tu va fêter en 2018 tes 10 ans de carrière professionnelle. Tu en a parcouru du chemin depuis cette première édition des Contenders de Stéphane Atch… Tu as bon espoir concernant la légalisation du MMA en France ?

Dix ans ! Ça ne me rajeunit pas tout ça ! J’ai passé de très bons moments comme des moments un peu plus sombres. Le Mma m’a permis de me forger ! A force d’entraînement, à force de combat, de petite défaites comme de grandes victoires j’ai appris beaucoup de choses à travers ce sport mais surtout le faîte que je ne sais rien et que j’ai beaucoup à apprendre.
Je souhaite cette expérience à tout le monde donc j’ai espoir que le Mma trouve sa place en France. Aussi c’est à nous pratiquants de faire vivre et évoluer notre sport.

Tu as également participer à la première édition du 100% Fight lors d’un main-event qui opposait Karl Amoussou à Greg Babene. Stéphane Atch est un organisateur qui te fait confiance puisque ton dernier combat à également eu lieu au 100% en mars…

Je suis né au yeux du public Sport de combat au 100% fight ceux qui m’a permis d’exprimer mon savoir faire et donner une légitimité sur le plan international. Mon dernier combat pour Stéphane Atch était en quelque sorte un remerciement pour cette rencontre entre un artiste martial et sa galerie d’exposition. « Je savais faire et Atch l’a fait savoir !  »

As-tu pu suivre la victoire de Francis N’gannou à L’UFC 218 ?

J’ai bien évidemment suivis Francis , je te rappelle que ici au Vietnam l’UFC passe en direct et librement. C’est un excellent combattant avec un physique impressionnant et une marge de progression évidente. En plus d’être un super mec, gentil et avenant. J’ai d’ailleurs offert un cour et combat contre lui à l’un de mes meilleurs amis pour son enterrement de vie de garçon. Je crois que ce cadeau prend tout son sens aujourd’hui !

Francis fait maintenant figure de grand favori pour remporter la ceinture des poids lourds…

Pour Francis battre Overeem était évident mais important pour la suite de sa progression les choses sérieuses vont commencer. Un titre à l’UFC ferait du bien au MMA Français. Il a tout pour faire un excellent champion !

La ceinture remportée au CAGE WARRIORS est-elle ton meilleur souvenir en tant que sportif ?

La ceinture au Cage reste pour l’instant l’un de mes meilleurs souvenirs et une étape importante dans ma vie. J’ai pu ressentir le mots courage et sacrifice. Sportivement et ma vie personnelle car tous les deux sont lié !

Intégrer l’UFC fait toujours partit de tes objectifs ?

L’UFC ne m’a pas fait confiance, moi non plus ! Aujourd’hui je me rencontre que ma première victoire aurait été d’aller chercher ma place directement là où sur le terrain de jeux de l’UFC au lieu de confier cette tâche à d’autres personnes. Bien sur que j’accepterai d’y combattre comme j’accepterai de combattre les meilleurs dans d’autres organisations.

Tu penses forcément à ta reconversion dans le monde du sport. Ton avenir sera exclusivement lié au coaching ou tu as d’autres projets ?

Je parlerai plutôt de continuité comme tout homme je souhaite rendre tout ce qu’on m’apporte, le coaching reste un excellent moyen pour cela . Tout en trouvant l’harmonie avec ma qualité de vie et celle de Famille. Après ce voyage, j’espère créer une structure qui trouverait son équilibre avec la pratique du sport et le monde professionnel avec tout ce que j’aurai pu voir dans le monde.

Comment peut on suivre ton suivre ton voyage ?

Vous pouvez nous suivre ici : Facebook : Gaël Grimaud ou Wonder Sport Trip, Instagram :  same, souscrire à un abonnement sur notre chaîne YouTube Wonder Sport Trip en un clic

Merci Gael. C’était un grand plaisir !

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Villejuif Boxing Show : Pascal Arène sait ce qu’il veut !

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C’est un homme passionné qui propose le Villejuif Boxing Show le 15 mars à venir. Pascal a la passion du ring et des boxeurs à tel point qu’il fait de son engagement un vrai sacerdoce. Représentant de la WMC en France, il n’en oublie pas son rôle de coach et celui de promoteur. Malgré un emploi du temps chargé à souhait et à quelques jours de la soirée, il a répondu à nos questions dans une entrevue exceptionnelle.

Pascal Arène et Xavier Lafaye (arbitre international WMC)

Comment ça va ? Ca va bien Jérôme, très bien.

Où en es-tu à quelques jours du Villejuif Boxing Show ?  On est en plein boulot, c’est la dernière ligne droite, les derniers réglages, entre l’organisation et la fin de préparation de nos boxeurs.

Le main event est le jubilé de Bakari Tounkara face à Karim Benmansour. Quelle est ton histoire avec « Bak » ?  Tout d’abord, je tiens a remercier Karim d’avoir accepté ce combat, c’est toujours difficile pour un entraîneur qui est a la fois le promoteur d’un gala de préparer la fightcard et encore plus quand il s’agit du dernier combat de son premier grand champion.
Mais avec la belle et longue carrière de Bakari, je ne pouvais pas présenter au public un combat contre un faire valoir, il fallait un champion, un champion avec des valeurs. Karim correspondait a ce que je recherchais et il était disponible.
Ils se sont déjà rencontrés tous les deux, c’était un très beau combat, je suis certain que cette revanche et donc ce jubilé sera sensationnel.
Bakari est avec moi depuis qu’il fait des combats au KO, aujourd’hui son palmarès affiche 115 fights, cela fait plus de 20 ans !
On s’est construit ensemble, lui en tant qu’athlète moi en tant que coach ! Bakari a boxé sur les plus grands plateaux Français, les Bercy de l’époque du grand Canal+ et de Samy Kebchi, les TK2 de Aix… et voyagé dans de très nombreux pays et pris
des titres, des ceintures, des médailles, jusqu’au SportGames à Pékin. On a gagné, on a perdu mais on s’est toujours régalé. On a pris du plaisir et c’est cela le plus important comme ce magnifique gala Ile-Maurice Vs France avec Johnny Halliday en parrain de la soirée avec nous dans les vestiaires !

C’est un événement où dans tous les combats il y aura un boxeur de ta team, l’Academies des Boxes de Villejuif. Ca te tenait à coeur de promouvoir les membres de ton club ? C’est clair, nous avons une grosse team, mais il nous manquait notre gala, chez nous a Villejuif. Je tiens a remercier Monsieur Le Bohellec Maire de notre commune pour son engagement à notre côté, sans son appui le VBS n’aurait pas vu le jour.
Je remercie également nos deux élus aux sports et les Services de la Jeunesse et des Sports et de la Communication pour l’énorme travail et soutien qu’ils nous ont apporté depuis le début de l’organisation de ce grand gala International.

Quelle relation il y a entre toi et les membres de ta team ? C’est un lien fort essentiel dans ton fonctionnement ? Nous avons une relation forte entre entraîneurs et boxeurs, pour moi je dirais même qu’elle est essentielle.
Avec l’ensemble du staff de l’Académie, messieurs Sidy Koné, Laurent Lutz, Samake Tomboron, Florent Guilon, Mamadou Diambang et Flavien Granet nous veillons à conserver cet état d’esprit. Nous sommes un club formateur, une famille d’ailleurs après le départ de notre président historique Francis Hamdaoui, c’est son neveu Jeremy qui a pris la présidence.
Les Berthely, Reine, Kébir, Saoudi pour ne citer qu’eux ont étés formé chez nous et sont encore là, des années et des années après…c’est cela notre force. C’est aussi ce que nous voulons transmettre. Nos coachs aussi sont d’anciens compétiteurs de notre team, ils ont choisis de rester, de passer leurs diplômes et de continuer le boulot.

Tu restes néanmoins un coach exigeant. C’est une qualité fondamentale pour amener des boxeurs au plus haut niveau ? Oui l’exigence et la discipline, sans ces 2 éléments tu ne peux pas avoir de très bons résultats, c’est même impossible. La boxe demande beaucoup, de sacrifices, du temps, de la souffrance mais au bout c’est tellement beau que cela mérite de les faire, mais il faut avoir faim !

Quel est le rôle le plus dur : coach ou promoteur ? Promoteur tu montes un plateau, une organisation, tu as une date, un objectif, tu bosses dessus et une fois que c’est fait tu souffles.
Coach c’est un engagement, tu as des boxeurs à faire évoluer qui ont confiance en toi, tu les accompagne dans leurs choix, dans un moment de leur vie plus ou moins long mais pendant cette durée tu vies avec eux. Tu les vois plus que ta famille et eux la leur ! C’est autre chose…

Quel est ton but avec le Villejuif Boxing Show ?  Mon but avec le Villejuif Boxing Show est de donner à nos boxeurs un gala à la hauteur de leur team, de notre Académie et de permettre comme le souhaitait également Monsieur Le Maire aux Villejuifois de voir leurs champions boxer à domicile.

Quelques mots pour finir ? Pour terminer Jérôme, je tiens a remercier ceux qui ont toujours étés à nos cotés, et j’ai une pensée pour ceux qui ne sont plus là. Merci à l’ensemble de nos partenaires et je vous donne rendez-vous le 15 mars. Nous sommes déjà à guichet fermé mais pour ceux qui ne peuvent assister à notre gala Canal+ notre diffuseur proposera un premier passage le mercredi 20 mars.

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Matthias « The Fire » Riccio

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Par Luxo . Crédit photo : Facebook de Matthias Riccio avec son aimable autorisation 

Pionnier du MMA français, enseignant, compétiteur dans l’âme et toujours prêt pour un défi sportif, sa parole fait autorité car il transpire sur les tatamis et les rings du Sud-Ouest depuis plus de 20 ans… et n’est pas prêt de s’arrêter.
Fort de sa gouaille, de son verbe haut mais surtout de sa posture d’expert du combat sous toutes ses formes, Matthias se prête pour fightinfos.com au jeu de l’interview, après un titre mondial en Jiu Jitsu aux côtés de son coach et compère Thomas Loubersanes.

Salut Matthias ! L’interview publiée en 2017 te donnait la parole sur des thèmes divers, ton parcours et celui de ton frère Damien, ta vie de coach et ton point de vue sur les sports de combats en France … Alors, quoi de neuf en cette fin 2018 ? Pour un homme qui comme moi rajeunit à vue d’œil, tout est neuf !
Depuis le gala-hommage à mon frère Damien, en Avril 2017, j’ai opéré un léger « délestage » de quatorze kilos… Durant cet évènement hautement symbolique, j’avais repris un kata qui m’avait valu un titre de champion de France de Karaté par le passé, ma sœur l’ayant appris aussi, nous avions traversé cela avec nos valeurs martiales, en famille.
J’avais par contre remis les gants « au talent » et avec tout le respect dû à mon partenaire ce soir là, j’avais boxé sur mes acquis…. tout en ayant peut être conscience d’un chemin restant à mener pour retrouver ce que je suis aujourd’hui.
Après, sur le plan personnel ou en terme de résilience, il y a eu du bon et aussi du mauvais, ce gala a consacré mon besoin viscéral d’échéances pour me prendre en main.
J’ai par le passé stoppé ma carrière à 27 ans et aussi étonnant que cela soit pour les non initiés au combat, j’avais en moi l’idée qu’à 40 ans, mon lien avec la situation d’opposition n’était pas fini !

Quelle forme cela a-t-il pris, concrètement ? Par des choses peu connues ici mais qui m’attirent, au Pérou et dans un voyage axé sur le chamanisme. Ce voyage a clôturé une période de deuil très dure, un cap à passer par rapport à l’évolution de la relation avec mon frère, dont la présence dans tout ce que je fais est une évidence.

Quelles conséquences au retour en France ? Des changements majeurs comme l’arrêt du travail de nuit par exemple et la mise en œuvre de projets divers, liés au sport sous toutes ses formes en tant qu’enseignant de Kick Boxing/ K.1 ou MMA. Parallèlement, en tant que pratiquant, je suis au cœur d’une étape de vie pressentie mais inespérée : mon retour en compétition en Jujitsu brésilien, où je redeviens « élève », en quelque sorte.

En quoi cela est-il possible et pourquoi à Toulouse ? Du fait d’une belle connexion humaine et sportive avec Thomas Loubersanes, un coach et pratiquant de haut niveau qui me malmène sur les tatamis et qui à 38 ans défie les plus jeunes en toutes catégories (et leur met des branlées d’ailleurs !).
Ce garçon m’a mis sur les rails d’un projet compétitif, en l’occurrence le championnat d’Europe de JJB à ROME en Avril 2018, en me poussant vers le haut et en constituant une belle équipe autour de lui et de son maître de Luta Livre (Roberto Leitao, légende vivante de ce sport au Brésil).
Ce dernier était présent suite à l’invitation de ses élèves français et retrouver la compétition dans ce cadre était parfait, sous le regard de Thomas qui m’a très bien coaché. Maître Leitao, du haut de ses 82 ans a insufflé un mental de vainqueur à tous…
Le résultat a dépassé nos espérances avec 19 médailles pour la délégation (essentiellement) toulousaine, et dans mon cas de belles sensations qui donnent envie d’aller plus loin.

Thomas Loubersanes et Matthias Riccio

Peux tu préciser les choses sur les compétitions de ROME puis aux USA il y a peu ? Il faut imaginer d’où je viens et mon style initial, qui valorise l’esprit guerrier et la recherche du KO, initialement…
En JJB, cela marche peu, il faut marquer des points et soumettre, c’est un renouveau complet pour moi que d’approcher un sport aussi tactique et d’admettre que parfois le passage en force ne marchera pas !
A Rome, j’ai entamé le plus mal possible les choses dans ma catégorie (Master 3, Ceinture Violette, de 41 à 44ans, en -97kg), j’ai essuyé une vraie raclée devant le champion d’Europe en titre en voulant passer tout en puissance, en m’échauffant trop… J’ai vraiment subi un déclic, en voyant l’aspect vain en JJB de mon approche, toujours trop liée à mon vécu en MMA ou Kick Boxing.
Suite à cela, Thomas a choisi de m’inscrire en « toutes catégories » et j’ai eu la chance de pouvoir prendre ma revanche contre le même adversaire que j’ai cette fois bien battu. Au tour suivant, contre un italien de 130kg, j’ai aussi vu que j’avais de belles attitudes et de la tonicité à revendre, qui me sera utile très bientôt.
En effet, après trois mois d’entrainement, j’ai su performer à Rome ! Donc, cela a guidé nos pas pour la suite : après une préparation intense en Thailande, nous sommes partis aux USA début Décembre 2018, en Californie pour les mondiaux de l’IBJJF.
Dans ma catégorie (Master 3 / Ceinture Violette), je finis champion du monde. Thomas lui est classé n° 5 mondial dans la catégorie reine (Adulte, Ceinture Noire Poids Lourds), il réalise un authentique exploit. L’objectif est atteint pour nous deux.
Cela nous engage à nous frotter aux meilleurs mondiaux, aussi nous irons en Février 2019 à SAN DIEGO où s’entraîne l’équipe ATOS, classée n° 1 mondiale. C’est là que nous comptons progresser, encore et toujours !
Cela me motive et m’engage même à revenir en MMA en 2019, voilà le scoop que je peux confier, sans entrer dans les détails pour l’instant…

Que retires-tu de ton actualité sportive ? J’y vois du sens sur le plan de la continuité d’une force, sur la nécessité d’effacer ma dette et sur ce que j’ai véhiculé pour ceux qui connaissent les Riccio.
De façon plus globale, pour les fans d’arts martiaux et de sports de combats, je sais que la vérité ne se trouve qu’en se mettant personnellement en question.
Car pour moi comme pour mes élèves, nous sommes notre seul et unique adversaire.
J’établis ainsi lorsque je rencontre les gens dans les salles où j’enseigne une forme de « bilan » initial : comprendre ce dont il a besoin et l’amener à la découverte de lui-même.
Cette formule n’est pas une vue de l’esprit, cela s’éprouve au quotidien, sur vos rings, vos tatami, devant vos sacs de frappe… Et à chacun de définir son exutoire, pour ma part la recherche de KO en était un, à chacun de visualiser sa part.

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