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Francis Gimenez, un vrai patron de salle

A plusieurs reprises, nous avons évoqué Francis Gimenez (Club EBAM), coach de Giovanni Gross, Geoffrey Mocci, Frédéric Bérichon, Jonathan Challut, Karim Jabri, Rachid Magmadi. C’est un homme qui ne manque pas d’occupation puisqu’il est également un des coachs de Fanny Foures (Niglo Top Team).

Fanny Foures, Geoffrey Mocci, Giovanni Gross, Francis Gimenez, Rachid Magmadi et Karim Jabri

Celui que l’on surnomme désormais « le sorcier », surnom tiré de sa capacité à tirer le meilleur de ses boxeurs, est un vrai patron de salle. Il fait des choix et les assume victoire ou défaite à la clef. Mocci qui reste sur une dynamique de victoires chez les -63,500kg c’est lui. Le retour fracassant de Frédéric Bérichon c’est lui. Le parcours fantastique de Giovanni Gross c’est lui également. Homme de conviction, Francis n’impose pas ses choix ; il les propose avec un vrai plan et les résultats que l’on sait.

Jabri et Magmadi sur la terre de leurs ancêtres

Il sait ce qu’attendent ses boxeurs ce qui expliquent la présence de Rachid Magmadi et Karim Jabri à la grande soirée de boxe proposée par Abdelilah Rahilou le 9 décembre prochain au Mazagan Beach and Golf Resort. Les deux hommes avaient fait part de leur envie de se produire au moins une fois au Maroc, ce sera chose faite dans quelques semaines. Evidemment, l’enthousiasme est de mise et c’est Rachid Magmadi qui a réagi le premier : « Alors déjà ça me fait énormément plaisir de pouvoir boxer au Maroc d’où viennent mes origines. C’est un grand honneur pour moi et je suis tout excité de savoir que je vais boxer là-bas. Depuis mon arrivé au sein du club Ebam, j’ai rencontré des personnes qui m’ont redonné goût de remonter sur le ring et aussi rencontrer une deuxième famille. Mon coach Francis Gimenez je ne le remercierai jamais assez pour le travail qu’il fait pour moi et pour nous tous. C’est un homme au grand cœur qui s’arrache avec nous à l’entraînement et à un énorme coup d’œil quand on combat ; c’est le sorcier des coachs donc un énorme merci à lui. Grâce à toute cette team j’ai un suivie et un emploi du temps chargé. J’ai des combats prévus chaque mois jusqu’à mai donc il n’y a plus qu’à faire des résultats pour faire partie de l’élite mondial et j’ai une énorme confiance en ce club. Le club Ebam est plus qu’un club, c’est une famille avant tout. »

Pour Karim Jabri, l’analyse est elle aussi empreinte d’une vraie émotion à l’idée de cette échéance future : « C’est toujours assez spécial pour moi de retourner au Maroc. J’y ai beaucoup d’attaches (famille) et je sais que ce combat rend euphorique mes parents. J’y vais avec la ferme intention de représenter le Club Ebam au delà de nos frontières. Je remercie mon entraîneur Francis Gimenez qui m’accorde beaucoup de son temps, sans qui cela n’aurait pas été possible. Francis nous a promis quelque tour de magie pour l’année Prochaine dans de très, très grands évènements. »

Le club Ebam en force à la Kick’s Night

Le 9 décembre sera une date chargée à souhait pour Francis Gimenez qui emmène 3 boxeurs à la première édition de la Kick’s Night. Geoffrey Mocci et Giovanni Gross vont se produire dans le show d’Aurélien Cramail. Et comme il n’est pas homme à se reposer, il s’occupera également de Fanny Foures (Niglo Top team de Paco Ibanes) et connaissant bien le bonhomme, il gardera forcément un oeil sur ce qui se passera au Maroc. Un coach est jugé aux performances de ses athlètes mais également à sa capacité à faire évoluer ses boxeurs. Francis est clairement dans la varie en ce qui concerne la gestion mais également la volonté de faire avancer celles et ceux qui lui font confiance. Verdict de tout cela, le 9 décembre prochain !

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Stars Night 2018 : ce que se sont promis Del Guerra et Karabournalis !

S’il y a bien un combat qui ne laissera personne indifférent à la Stars Night de Mohamed Amara, c’est celui qui opposera Yannis Karabournalis à Vincent Del Guerra chez les mi-lourds. Lorsque l’on parle de tempérament avec ces deux-là, nous sommes clairement dans le vrai.

Stars Night 2018 : ce que se sont promis Del Guerra et Karabournalis !

A la conférence de presse, dans la décontraction et avec le sourire, les deux hommes ont promis de « se taper » pour le plus grand plaisir du public. Chacun a promis de faire à l’autre ce que le ring est en droit d’offrir au public. Doit-on les croire ? Oui et pour plusieurs raisons !

Il y d’abord la suprématie sur la région. Chacun sait qu’il faut s’imposer pour s’ouvrir les portes des grands événements marseillais et dans la région. Et dans ce contexte-là, c’est un peu malheur au vaincu. Yannis et Vincent le savent et sont désormais obligés de prendre des risques pour aller chercher, arracher la victoire à l’autre. La suprématie dépasse la région PACA car il faut évoluer également au classement de la catégorie.

Il faut croire aux promesses des deux hommes car l’un comme l’autre doit confirmer ce qu’il fait. Vincent est un transfuge du pancrace qui est finalement assez à l’aise en K-1. La victoire lui est impérative pour pouvoir continuer à se produire dans cette discipline. Yannis est un jeune pro qui a réussi son premier combat à ce niveau il y a quelques semaines. Pour lui, il faut poursuivre sur sa lancée pour prétendre à d’autres challenges.

Le mot victoire colle avec force à ce combat. Au football, nous pourrions comparer ce combat à un derby chaud comme en connaît le sud de la France. Ce sera bouillant, enivrant, captivant et forcément impressionnant. A ce poids, ça frappe fort et souvent ! Qui en sortira vainqueur ? Le public qui devra savourer cette confrontation avec la passion qui s’impose !

INFORMATIONS

Renseignements : 06.16.62.52.76

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RÉCAPITULATIF

  • Cédric Castagna vs Daniel Puertas
  • Moktar Benkaci vs Tarek Guermoudi
  • Vincent Del Guerra vs Yannis Karabournalis
  • Fabien Fouquet vs Karim Zeghad
  • Hakim Ketaieb vs Geoffrey Vivies
  • Ahmed Moutfi vs Djany Fiorenti
  • Arthur Serodes vs Laoiri Ben Mohamed
  • Kevin Velut vs Afid Redaouia
  • Yvan Sorel vs Joel Kouadja
  • Tristan Bénard vs François Thiel
  • Marion Amanville vs Issam Hamdoune
  • Mickael Pignolo vs Yazid Boussaha
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Phenix Boxing Only – Enfusion : comme une première !

Elle était attendue cette première édition du Phenix Boxing Only – Enfusion. D’abord il faut bien expliquer que ce nom découle du fait que le promoteur de cet événement n’est autre que Pascal Pastor et personne d’autre. L’Enfusion n’a finalement fait que collaborer avec l’organisateur français qui a du déployer des trésors de patience pour bien des raisons. Comme pour une première au théâtre ou pour la tournée d’un chanteur à succès, il y a eût des instants magiques et des choses perfectibles ce qui expliquent que ce premier opus alimentera les discussions toutes proportions gardées évidemment. Globalement, la soirée fût bonne avec un tournoi qui a tenu ses promesses et quelques sensations fortes distillées par des combats enjoués pour ne pas dire pimentés. Retour sans photo sur cette soirée puisque l’Enfusion a interdit toute prise de cliché par la presse dans son ensemble. Un comble difficilement explicable de la part d’un circuit qui est finalement loin d’avoir la dimension qu’il veut bien faire croire.

Merci mille fois à Pascal Pastor et son équipe qui ont su accueillir dignement les boxeurs malgré un nombre impressionnant de contre-temps de dernière minute qu’il a fallu régler. Déménager cette soirée sur Sallanches était une décision difficile à prendre mais Pastor a tenu bon et si la salle était remplie à 85%, il faut bien admettre que le pieds-poings a peut être trouvé une place dans cette région de France.

Un tournoi passionnant

Il faut bien admettre que le tournoi proposé par Pascal Pastor a tenu toutes ses promesses. Quels rebondissements il y a eût avec d’emblée l’élimination au premier tout de Marvin Monteiro par un Mickael Palandre surprenant à souhait. Il a joué crânement sa chance, sans faire de complexe et c’est passé. Dans la douleur bien sur car Monteiro n’est pas le premier venu. Dans ce combat, il fallait osé et le français ne s’en est pas privé pour finalement prendre un succès qui sera marquant pour la suite de sa carrière. Pour Carlo Bérichon, les choses ont été plus compliquées ; jamais il n’est parvenu à se libérer pour imposer sa boxe face à Youssef Challouki qui allait devenir par la suite le vainqueur de l’épreuve. Le belge a aisément cadré son adversaire pour imposer son travail des deux mains au corps tout en gérant son capital physique. Du grand art puisqu’il s’est totalement libéré en finale pour infliger plusieurs décomptes à Mickael Palandre amoindri par les stigmates d’un premier combat usant. Dans la gestion comme dans la manière de faire, Youssef Challouki a impressionné. Clairement son métier a fait la différence dans ce tournoi où il en ressort que l’expérience était un facteur déterminant.

Bokeme méritait mieux

On attendait avec une certain impatience Ulrik Bokeme. Opposé au marocain Hicham El Gaoui, le congolais s’est montré observateur avant de déclencher des missiles en poing. El Gaoui mouline bien des deux mains, balance cette jambe à l’intérieur mais manque cruellement d’efficacité. En boxeur d’intelligence, Ulrik reste vigilant et poursuit sur le même schéma dans la seconde reprise. C’est vrai qu’Hicham prend l’initiative mais il faut attendre la dernière reprise pour le voir réellement durcir sa boxe. Il se libère peu à peu et trouve des failles dans la garde de Bokeme au point de prendre ce dernier round. Le verdict tombe en sa faveur et c’est un coup dur pour Ulrik Bokeme qui méritait mieux. L’efficacité et la précision des coups dont il a fait preuve auraient dû lui octroyer le gain du match. C’est un coup d’arrêt pour celui qui restait sur une belle dynamique de combats victorieux. L’homme a du tempérament et si la déception était de mise, il aura le coeur pour relancer rapidement la machine.

Carton rouge à Ruby Mesu

Avec 2,6kg de trop sur la limite fixée par le contrat qu’elle avait signé pour ce combat, Ruby Mesu n’a clairement pas respecté son adversaire, Amel Dehby. Pire encore, on a senti une certaine habitude dans la façon de la part de son coin dans la discussion qui a suivi la pesée pour trouver un accord. Rien ne peut être reproché à la française qui avait fait le job en honorant ses engagements. Si des adversaires ont été évoqué, hélas, il a fallu se résoudre à l’annulation d’un fight qui aurait dû être important pour Dehby qui veut affronter les meilleures de sa catégorie.

Rachid Magmadi et son high kick !

Il y a beaucoup à dire sur Rachid Magmadi et son high kick. Déjà c’est une technique qui fait des merveilles chez le sociétaire du club Ebam car c’est la troisième fois qu’il signe un KO à la première reprise avec ses jambes. Son adversaire, Antonin Marconi en a fait les frais malgré une belle entame de match. La force de Rachid c’est son sens du timing : il sait placer ce coup au moment où il faut pour abréger la rencontre. Pour l’anecdote, c’est la deuxième fois de la saison qu’il s’impose de cette manière et de toute évidence, ce succès va lui faire faire un bon au classement Fight Infos – Canal+ chez les -67kg où l’attendent plusieurs défis.

Gross – Iseli, trop électrique

Giovanni Gross et Milan Iseli se retrouvaient pour une revanche avec à la clef la ceinture du Enfusion des -57kg. L’enjeu a clairement paralysé les débats qui se sont fait finalement dans les règles K-1 à la française et non celles plus permissives du Enfusion. Le match a été tronqué par les clinchs à répétition de Milan, perdu dans ce règlement bien trop complexe. Il y a eût de l’énervement chez Gross qui en a oublié sa boxe au grand regret de son coin qui lui demandait de rester concentré. Ce qui a donné au final un match parfois border line, trop même pour laisser décanter les quelques belles actions que l’on a pu voir. En finalité, le français s’est imposé aux points, au bénéfice justement de tentatives plus lisibles malgré un menton en béton du suisse bien malheureux après le match, de ne pas avoir pu s’exprimer comme il le voulait.

Du talent et de l’envie

Dans la carte préliminaire, le talent et l’envie étaient bien présents. Et le match le plus âpre et le plus disputé fût celui qui opposait Chafia Djouahra à Majda Amassafi. La française a dû batailler devant les charges incessantes de l’italienne qui a confondu parfois vitesse et précipitation. Chafia a fait la différence sur un travail varié (genoux, low kick) en réponse au pressing constant des deux mains de Majda qui a tout de même séduit. Thierry Mosimann a lui aussi solide et entreprenant face Adriano Tripoli. Le suisse, a réalisé un finish en puissance pour obtenir le gain du combat. Yoann Mermoux obtient un succès aux forceps face à Victor Bordage qui mérite vraiment une revanche car il s’est montré entreprenant à souhait. Enfin Jaouadi Abderrahim a dominé aux points Hamza Sahli dans un match très animé.

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