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Reportages

Fight Night Saint Tropez : de l’action que de l’action

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A Pascal. Ringraziarli assai

En collaboration avec Mika Saint Tropez n’est décidément pas un lieu comme les autres. Olivier Muller, Vincent Pelat et Mathieu Irles ont su saisir la quintessence même de ce village hors du commun, pour offrir un show rodé à la perfection, au timing parfait. Chacun des 14 boxeurs conviés a mis sa pierre à l’édifice d’une soirée qui affichait 1700 spectateurs, un record souligné par monsieur le maire en personne, Jean Pierre Tuveri. Cette sixième édition de la Fight Night St Tropez faisait sans aucun doute partie des grands crus de cette année 2018 en terme de boxe pieds-poings et sans aucun doute la plus belle édition s’il fallait choisir. Sur et en dehors du ring le spectacle était au rendez vous avec un choc très attendu entre Yohan Lidon et Yohann Kongolo pour clôturer le show à l’issue des 9 combats prévus au programme. En effet , la Citadelle avait revêtu son habit de lumière pour accueillir la revanche entre le Français et le Suisse qui s’étaient précédemment rencontré au Glory. (Un match soldé par une victoire du représentant du Fight District.) Retour sur la Fight Night, événement phare tout domaine d’activités confondus, qui a clairement assis sa supprématie dans l’histoire des VIP Shows !

Yohan Lidon conserve son titre face à Yoann Kongolo

Le Bûcheron avait du beau monde dans son coin avec Nasser Kacem et Jérôme Le Banner qui faisaient office de chefs de file pour donné de la voix. La team de Saint Fons s’était déplacé en nombre et cela se bousculait dans le coin rouge pour soutenir le Français. Après une belle première reprise, Lidon a laissé s’installer Kongolo qui a montré de belle chose lors des reprises qui ont suivi, usant durement avec ses poings, sans compter ses lows-kick à la Kaman. Seulement, un championnat du monde se déroule en 5 rounds et Yohan est un rouleau compresseur qui monte en régime au fil des minutes. S’appuyant sur son redoutable travail en zone médiane, il s’est montré patient pour trouver la faille. Ce dernier détruit les appuis de Kongolo grâce à des low-kick dévastateurs. La lumière est venu ensuite par le biais d’un superbe high-kick envoyant le représentant du Fight District au tapis. Le Suisse ne reviendra pas dans le combat et finira même en souffrance, ce qui scellera définitivement l’issue du résultat final . Yohan Lidon s’impose aux points et conserve sa ceinture de Champion du monde WKN. Discret avant le match, Yohan a pu savourer et apprécier l’engouement du public tropézien qui en a fait son favori depuis plusieurs années maintenant.

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Madjène – Kalachnikoff, LE match de la soirée

La boxe féminine a un bel avenir, c’est certain. Laetitia Madjène, nouvelle championne du Monde WKN et Mallaury Kalachnikoff qui détient le titre WAKO, ont offert un des plus beaux combats de la saison, un duel dans les règles de l’art qui appelle une revanche. Il ne peut en être autrement. Madjène – Kalachnikoff s’inscrit dans l’histoire des grands chocs. C’est le genre de confrontation qui est dans la lignée d’un Le Banner –  Aerts, d’un Lamarre – Mathis, d’un Bennoui – Hernandez. Aucune n’a voulu lâché, c’était écrit avant le combat, elle sont comme ça. Dans cette guerre des tranchée, c’est la fraîcheur de Laetitia qui a fait la différence même si Mallaury s’est montrée solide et dangereuse durant les 5 rounds prévus. Madjène s’est sorti d’un piège au forceps, c’est la règle dans une épreuve de force comme celle-ci. Chaque game plan a été préparé avec en finalité une opposition épique qui suscitera bien des vocations auprès des jeunes. Chaque technique proposée a été fait avec classe des deux côtés même si en définitive, celle qui a pris le titre à la suite de ces 5 rounds épiques a su imposer son rythme. Laetitia Madjène est une belle championne du Monde qui a fait honneur à son sport. A la régulière, ce ne sera pas simple d’aller la chercher, c’est un fait. Quant à Mallaury Kalachnikoff, elle est tout simplement hors norme, signant une saison folle conclue à Saint Tropez avec la manière.

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Arnold Oborotov en mode costaud

Le tournoi des 105 kg était plus que relevé avec des garçons de très grandes qualités avec notamment le Basque Stéphane Sussperegui qui était en lice mais aussi l’impressionnant Arnold Oborotov qui dominait de la tête et des épaules tous ses adversaires. Après une demi finale rapidement expédiée face à Pavel Voronin blessé au bras, il retrouvait Stéphane Susperregui pour une finale souhaitée par tous. Le français s’est vite rendu compte que le poids lui était préjudiciable, chaque coup de son opposant étant destructeur à souhait. Néanmoins, le Basque a posé de nombreux problèmes avec ce rythme qui le caractérise notamment dans les deuxième reprise. Mais Arnold a accentué son travail en puissance dans l’ultime reprise s’adjugeant ainsi un tournoi attractif à souhait.

Stéphane Susperregui, une belle demi finale

Face à Vladimir Toktasynov, « Ippo » avait donné le ton. Frappant sous tous les angles sans se laisser enfermer, il a su prendre le match en main. Nous connaissons le rythme et le débit que le Basque est capable d’imposer à ses adversaires. Le début de cette rencontre ne déroge pas à la règle. Toktasynov travail beaucoup en anglaise mais Susperregui tiens bien à distance son adversaire grâce à ses kicks. La mesure est vite prise côté coin rouge, l’allemand est très souvent pris de vitesse par les combinaisons du français qui a le coup d’œil sur les offensives de son opposant. Dans la deuxième reprise Stéphane Susperregui place un droite, gauche, crochet (1-2-3), Low kick ponctué par un superbe coup de pied retourné qui fait s’enflammer le public de la Citadelle. Ce sera ensuite un combat à sens unique avec un Toktasynov qui se contente de chercher le coup dur avec de larges crochets. La domination du Français portera ses fruits dans la troisième reprise, les coups à répétition ont provoqué une ouverture imposante au dessus de l’œil gauche de l’Allemand qui obligera le médecin à stoppé le combat.

Greg Tony appliqué et efficace

Celles et ceux qui connaissent Greg Tony le boxeur le savent : ce n’est pas le genre de pugiliste a hésité avant un combat. Expéditif à Trets,au Phénix Muay thai d’Anthony Perrin, il montait d’un cran face au solide belge Frédéric Sinistra, coaché pour le coup par Jérôme Le Banner. Seulement, il est chez lui Greg Tony à la citadelle. De nombreux amis était présents pour venir encourager le gentlemen qui du haut de ses 40 ans affichait toujours la même détermination dans son regard au moment de monter sur le ring. Avec une allonge supérieure à son opposant, Greg avait toutes les cartes en main pour offrir du spectacle au public. Et bien cela a été le cas, le Belge aura fait bonne figure dans le premier acte mais se fera surprendre d’entrée de jeu lors du second round. Les poings de GT ont fait la différence puisqu’il cassera le nez du représentant du plat pays, déçu d’être arrêté de la sorte. Mission accomplie pour le Gwada man qui n’en a pas fini avec le ring !

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! Mabel méritait mieux

Plus tôt dans la soirée, le spectacle a débuté avec les demis finales du tournoi Eighty One Power Drink. Le duel entre Abdallah Mabel et Giuseppe De Domenico ouvrait les débats avant de voir ensuite Erik Matejovsky et Cyril Benzaquen faire leurs apparitions. Le schéma tactique du combat était clair pour Abdallah Mabel, il s’agissait de ne pas rester en face de l’Italien et de tourner afin de placer des contres. Après un début de premier round timide face un De Domenico conquérant, le Français rendre petit à petit dans son combat sans toutefois réussir à prendre le dessus, trop souvent bloqué dans les cordes le protégé de Nasser Kacem a un sursaut d’orgueil et place un belle enchaînement en Anglaise ponctué par un coup de genoux sautée qui est repoussée par un puissant low-kick de De Domenico. Plus entreprenant Abdallah Mabel termine cette fois-ci mieux le round . Giuseppe De Domenico a semblé plus entamé que le Français à l’appel du dernier round et a eu beaucoup de mal à bloqué les middle à répétition d’un Mabel poussé par son coin a poursuivre dans cette voie. Cela ne suffira malheureusement pas pour le combattant de Saint Fons aux yeux des juges, Giuseppe De Domenico s’impose à l’unanimité. Il semble que la marche avant perpétuel côté coin bleu ai fait la différence dans le pointage du corps arbitral même si le français méritait vraiment mieux.

 

…Benzaquen impose son rythme

L’Allemand Erik Matejovsky est un garçon solide et il l’a une nouvelle fois prouvé. Face à lui, Cyril Benzaquen avec son style aérien habituel a bien débuté la rencontre en distribuant de jolies combinaisons. Alain Zankifo demande à son protégé de rester posé sur ses appuis, de bloquer et de relancer derrière, ce qu’exécute parfaitement Benzaquen dans ce combat plaisant et équilibré. Même si l’initiative est coté Allemand, la précision des contres est côté Français avec des liaisons pieds poings parfaitement dans le timing des échanges. Le début du second round sera plus compliqué pour Benzaquen qui a du mal à sortir ses jambes et qui est parfois surpris par les offensives de Matejovsky sans toutefois être significativement touché. La jambe arrière monte très vite au visage côté coin bleu, Cyril reste très vigilant ! La deuxième reprise se terminera par un direct au visage de Cyril Benzaquen qui montre qu’il reste bel et bien présent dans le match. Dans la dernière reprise, Matejovsky continu son pressing mais ce dernier se découvre. Benzaquen en profite bien et connecte plusieurs fois grâce à son Anglaise. Le Français à montré plus d’efficacité dans les échanges et ne c’est pas laissé débordé tout au long du combat, il rejoint donc Giuseppe De Domenico en final du tournoi.

mais « perd » le tournoi…

Face à l’italien Giuseppe De Domenico, Cyril Benzaquen s’est montré mobile, entreprenant, gérant parfaitement les espaces pour annihiler toute tentative italienne. Seul bémol, son manque d’efficacité durant les trois rounds. Giuseppe pour sa part ne parvient pas à cadrer malgré quelques tentatives. Il sera le premier surpris du verdict qui lui est injustement favorable à l’issue de la rencontre. Le français n’a pas caché sa déception même si finalement, cette expérience constitue une bonne base de travail avec son nouveau coach, le légendaire Alain Zankifo, véritable stratège du ring !

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