Fight Night One 8 : une date dans les annales

La semaine précédent la huitième édition de la Fight Night One a causé bien des nuits blanches à Nabil Mazari. Tel un capitaine à la barre d’un navire en pleine tempête, le promoteur stéphanois n’a rien lâché ! Il a accepté bon nombre de contraintes pour permettre aux boxeurs de combattre.

Seuls 350 spectateurs ont été autorisés par la préfecture de la Loire

Réduction de la jauge, changement de lieu, protocole drastique sont autant d’éléments qui aurait pu le faire abdiquer. Il faut ajouter à cela des restrictions plus strictes pour cause de Coronavirus plus virulent dans la région de Saint Etienne, l’absence de soutien fédéral, l’espérance des haters à le voir se ramasser. Tout cela a eût pour effet de le motiver et faire de ce 8ème opus, un moment historique.

Le mot pourrait paraître fort mais pourtant il correspond à la situation. Les annulations ou reports ont été légion ces dernières semaines, le pieds-poings français traverse un des moments les plus tristes de son histoire et il fallait une étincelle pour donner de l’espoir. C’est fait ! En suivant les consignes préfectorales à la lettre, l’organisation a réussi un véritable tour de force et insuffler une nouvelle énergie. La vie presque normale a repris le dessus et les 350 spectateurs présents ont participer à un 3 octobre 2020 entré dans les annales.

Il faut saluer la discipline des spectateurs présents qui ont joué le jeu du masque et la distanciation réglementaire. L’ambiance a pourtant été belle et la communion entre les boxeurs et le public a été totale. C’est finalement possible de faire des choses même avec des règles contraignantes. Il ne s’agit pas ici de polémiquer mais bien de démontrer que finalement c’est possible de faire des événements malgré la crise sanitaire actuelle. Les pouvoirs publics vont devoir se nourrir de cette édition de la Fight Night One pour comprendre une fois encore, que le pieds-poings a été exemplaire !

Tout cela ne s’est pas fait avec le seul Nabil Mazari. A défaut d’avoir bénéficié d’une union sacrée de toute la « grande famille du pieds-poings », il a pu s’appuyer sur ses partenaires privés et publics et s’il y a un homme qu’il faut mettre en exergue, c’est bien le maire de Saint Etienne, monsieur Gael Perdriau. Il a su faire montre de courage et de soutien, assurant au passage son attachement à toutes les disciplines sportives de sa ville. Il est clairement un pilier de ce succès et il faudra se souvenir de la confiance qu’il a su placer dans ce projet même si pour lui aussi ça n’a pas été simple.

En conclusion, Nabil Mazari y laisse des plumes mais en sort grandi. Qu’on l’aime ou pas, on doit bien lui reconnaître cette passion exacerbée du ring. Et ceux qui pense que pour lui c’est simple, il faut répondre que ce n’est finalement le fruit d’un travail sur plusieurs années. Au fil du temps, en faisant les choses de manière concrètes, intelligentes mais surtout régaliennes, il a pu se tailler une réputation solide auprès des pouvoirs publics qui ont surtout reconnu son sérieux. Ce succès lui donne de la dimension et de toute évidence, on ne le regardera plus du même oeil. Si aucun homme n’est parfait dans ce bas monde, il faut accepter qu’avec de la volonté, beaucoup de travail, une équipe fiable, il a su apporter quelques instants de joie et de bonheur dans une période de morosité absolue. C’est déjà beaucoup !

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