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Faut-il interdire le cutting ?

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La question nous est venue après avoir vu le combat d’Amel Dehby. Clairement, les deux femmes n’avaient rien à faire sur le même ring, tant la différence de gabarit était significative. Le cutting est arrivé en France et fait peu à peu des adeptes. Il prête à débat et pour cause. Au-delà d’une perte de poids que l’on peut qualifier de raisonnable et naturelle, il est urgent de prendre en considération les dangers de cette pratique de plus en plus extrême.

Quels en sont les dangers ?

Au-delà de 3 ou 4kg, la perte de poids sur une durée courte pose problème. En premier lieu pour l’athlète qui s’adonne à la pratique. On voit de plus en plus dans les pesées des athlètes au bord de l’agonie pour faire le poids et afficher deux physiques différents. Celui de la pesée officielle et celui du combat. L’interrogation s’impose autour de la performance par la suite car comment être quasiment amorphe et être productif sportivement 24 heures après ? C’est un danger pour l’adversaire qui ne s’adonne pas à la pratique car les coups ne sont pas les mêmes lorsque tu fais 65kg ou 75kg. Cela fosse complètement les combats et donne un niveau erroné des boxeurs et sanctionne celles et ceux qui font l’effort de perte de poids sans se déshydrater par exemple (c’est la méthode la plus connue). Il y a quelques mois, une jeune australienne de 18 ans est décédée des suites de cette pratique.

Doit-on l’interdire ?

Alors doit-on l’interdire. De toute évidence oui ! Il faut clairement fixer une limite raisonnable de poids en dehors des combats et instaurer un système de contrôle avant l’échéance. Badri Rouabhia fait même une proposition intéressante : « Je suis pour une pesée la veille et une autre le lendemain vers 18h avec une tolérance de 2 à 3 kg maximum de différence par rapport à la pesée du matin ou de la veille ». La France, comme pour les contrôles anti-dopages, pourrait bien être esseulée si elle se lançait dans cette réforme. Nous nous sommes tournés vers des coachs, des boxeurs et des promoteurs pour savoir ce qu’ils en pensent.
Xavier Lafaye Je pense que le problème est pris à l’envers. Je ne suis pas contre si il est fait de manière correcte et professionnelle sans mettre en danger la santé du combattant. Que demande t on à un athlète ? d être à un poids donné à un instant T. La grande différence entre le pied poing/l’anglaise et le MMA sont les catégories de poids. En MMA elles sont beaucoup trop espacées (7kg) déjà. Cependant les coupes de poids sur le continent nord américain sont bien différentes des nôtres « européennes » : pour l’avoir vécu, pendant 1 semaine et jusqu’à 24h avant la pesée ils boivent entre 5 et 7 litres d’eau par jour, la méthode est complètement différente. Alors que pour certains la méthode est je ne mange plus et ne boit plus une semaine avant la pesée avec les risques que l’on connait. L’important est de bien déterminer sa catégorie de combat (prendre en compte son poids de forme, facilitée à perdre et à rester efficace, etc..) Après il faut une volonté des instances, pouvoirs publics, organisations et mettre des solutions si on estime qu’il y a danger : Je pense que le « yoyo » des athlètes est néfaste : reprendre entre 10 et 20 kilos après un combat, se laisser trop aller en se disant « je me suis privé ». Si on est pro on doit surveiller son poids à l’année et éviter les grosses variations entre poids de forme et combat Solutions envisageables : pour le mma : augmenter les catégories (8) alors qu’il y en a 18 en anglaise ! – réduire le temps entre pesées et combats – interdire une reprise de poids trop importante avec controle poids le lendemain (max de 3/5 kg avec penalité ou interdiction de combattre) – controle inopiné du poids toute l’année comme pour le dopage – interdire la rehydratation par Intra Veineuse (interdit au UFC depuis 2015) Apres les organisations seront elles prêtes à suivre ? Les grosses peut être mais à notre niveau national il sera très difficile de mettre cela en place. Cela viendra uniquement d une prise de conscience des coachs et boxeurs. Peut être une meilleure « formation » ou aide des coachs dans ce domaine afin d’éviter des accidents. Vaste débat
Cindy Silvestre Je ne suis pas totalement contre. Effectivement dans la vie de tous les jours, on peut peser un certain poids (suivant l’appétit de chacun ou les activités annexes de chacun ou même une simple préférence physique) mais ne pas être à l’aise à ce poids sur le ring. Donc perdre quelques kilos pour fighter je ne suis pas contre. Par contre le cutting extrème, là je suis contre. Perdre un nombre élevé de kilos pour aller chercher des personnes plus légères et monter exprès sur le ring avec une grosse différence de poids ce n’est pas juste, et en plus c’est extrêmement dangereux, on le voit au nombre de décès dû à cette pratique.
Yohan Lidon Bien évidemment je suis contre car j’ai perdu pas mal de fights à cause de ça !
Badri Rouabhia (AJSR) Voilà je reviens sur le combat de Amel (ndlr : Dehby) qui s’est déroulée en Hollande ce week-end. Elle a perdu au premier round, elle se fait prendre à froid sur un genou. Amel a voulu reprendre le combat mais avec son père on a pris la décision d’arrêter pour pas jouer avec sa santé. Elle a voulu accepter un challenge de combattre une catégorie au-dessus de la sienne malheureusement nos sports sont pollués par ces gens qui n’acceptent pas de boxer dans leur catégorie qui perdent jusqu’à 10 kg pour être en dessous. Nous avons eu le cas ce weekend où le jour du combat nous avons retrouvé une adversaire complètement métamorphosé. Le CUTTING est la mort des sports de combat c’est aussi dangereux pour celui qui le pratique que pour les adversaires qui ne le pratique pas; on s’est retrouvé le soir du combat face à un mur de un 1, 80 et au moins 70 kg c’est bien ce que j’avais dit David contre Goliath. On ne s’attendait pas du tout à ça, on pensait que c’était quelqu’un qui tournait autour des 67 kg et qui boxait à 65 juste pour ajouter que cette défaite malheureuse n’enlève en rien les qualités extraordinaire de combattante de Amel qui reste pour moi l’une des meilleures combattantes au monde. Pour tous ceux qui ne retiendrons que cette défaite c’est que vous n’avez vraiment rien compris à la boxe.
Yazid Boussaha Evidemment je suis contre quand on parle de cutting de 4kg et plus. Jusqu’à 2kg je trouve ça correct car il y a toujours des impondérables. On n’a pas le suivi des professionnels du sport. Nous en pieds-poings, on ne vit pas de la boxe donc à côté on n’est pas aussi bien suivi qu’un footballeur ou autre sportif pro.
Samir Mahjoubi (Queensburry BC) Moi je suis contre sans aucun doute. Je considère ça comme de la tricherie parce que même si la balance annoncera le même poids lors de la pesée, le poids est faussé. Nous avons par exemple des boxeurs qui sont à 72 kg en temps normal sans trop faire attention à leur poids et boxe à – 70kg, vous avez ceux qui sont en temps normal à + 80kg et ils arrivent à – 70kg en réalité nous avons pas le même poids, il y a 8 kg de différence ce qui se ressent à la frappe car même si tu cutes tu ne perds que de l eau le muscle est toujours là. Il suffit de lui donner un booster pour le mettre en pleine forme. C’est ce genre de chose qui se passe et on pense découvrir un puncher soi disant, mais en réalité c’est juste une mascarade, car c’est le poids qui est différent. Alors moi je suis et je vote pour qu’on fasse une pesée le jour même car là nous serons plus proche du poids du combat et ainsi réduire le temps de rebooster le corps au poids initial. Après c’est mon avis moi je pars du principe nous sommes des professionnels et respectons notre santé chacun est maitre de ses actes car quand tu vois les effets secondaires tu te dis : Je préfère perdre quelques combats du fait de la malhonnêteté des gens et garder ma santé le plus longtemps possible que le contraire. Les victoires sont éphémère la santé aussi mais elle peut être maintenue plus longtemps que des victoires. Avoir une bonne santé est la plus belle victoire qu’on peut célébrer jusqu’à la fin de nos jours. J’espère qu’une solution ou une décision sera prise car ça devient du grand n importe quoi. Ce qui pourrait faire perdre le charme de notre magnifique sport et donner plus de valeurs aux parieurs et au business.
Romain Falendry Je suis pour, dans la limite du raisonnable. Le cutting est quand même relativement mauvais pour le corps. De plus les répercutions le jour du combat peuvent être importante : manque d’explosivité, fatigue, manque de lucidité, du à une importante perte de poids. Sachant que tous les organisme réagissent différemment. Après je pense que jouer sur la perte d’eau pour éliminer le dernier kilo ou kilo et demi avant la pesée est une chose non négligeable.
Eddy Nait Slimani Je pense qu’il faut rester dans la limite du raisonnable, tous les combattants ont un poids de forme et hors combat sont plus lourds. Pour ma part quand cela n’excède pas entre 3 et 4 kg nous sommes dans le raisonnable. Hélas en France nous ne sommes pas des professionnels, et n’avons pas recours au même produit, inutile de vous faire un dessin, quand nous sommes confrontés à des combattants étrangers, il y a des « surprises » … Généralement entre la pesée et le jour J les combattants doublent de volume. Je pense qu’une seconde pesée devrait avoir lieu le jours J avec un certain nombre de kilogrammes à ne pas dépasser, comme en boxe anglaise.
Mohamed Amara En ce qui concerne le cutting je serai très clair là-dessus : je suis contre tout simplement car tout le monde ne connaît pas cette méthode et parfois elle peut être mal utilisée. La santé des boxeurs est mise en jeu à chaque combat lorsque ils perdent jusqu’à 10 kg voir plus pour certains en 24 ou 48 heures… Le lendemain de la pesée, le risque est trop grand. Je pense qu’il faut mettre en place une contre pesée le lendemain donc le jour du combat avec  une tolérance de 3 kg maximum et d’ailleurs la fédération WAKO l’impose et pour les amateurs c’est une pesée le jour même de la compétition ce que ne font pas d’autre fédération mondiale. Aujourd’hui les contrôles antidopage permettent de minimiser ce genre de pratique car les boxeurs Pro en France sont quasiment tout le temps contrôler au pied du ring, à la descente du ring et comme ils le savent ils ne peuvent pas prendre le risque de recharger les batteries la veille ou le jour même… D’ailleurs beaucoup de boxeur pro français se sont retrouvés arrêtés pendant 3 ans suite un contrôle. Alors pour la santé des boxeurs et pour notre sport il faut mettre en place une seconde pesée le jour J avec une tolérance de 3 kg voilà la seule choses à faire si je peux me permettre. D’ailleurs je serais partant de l’imposer aux boxeurs de la Stars Night afin de ne pas prendre le risques d’accident lors de ma soirée car je serai le seul responsable finalement…
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Guillaume Warth, artiste sur le ring

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».

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Par Luxo
Photos : copyright Mathieu Rondel
hanslucas.com

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala

Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».
Tel Churchill, auteur de cet adage durant la seconde guerre mondiale, le coach El Hiamine Mansouri est un véritable chef d’équipe au sein du « Boxing Savate » du Sporting Club de Graulhet (81). Un entraîneur qui conduit ses élèves avec compétence et dévouement au plus haut niveau de leur potentiel sportif. Aussi, quand ce passionné vante l’engagement d’un de ses élèves, on sait que le boxeur concerné vaut le déplacement.
Mais quand le coach ajoute que Guillaume WARTH est une « personnalité atypique dans ce milieu, un vrai artiste », on sait que le déplacement dans le TARN sera un moment intéressant. Cette interview est illustrée par les photos de Mathieu RONDEL, photographe toulousain à découvrir ici. Fight Infos a voulu mettre en lumière le parcours de ce combattant polyvalent (Kick Boxing,  K 1 et Savate PRO) mais aussi évoquer son travail d’auteur, déjà reconnu via son premier ouvrage sur le milieu du football : « SUPPORTERS », concernant son expérience et sa vision du football en milieu « ultra ».
Au fil des ans et de sa pratique sportive, le sport concerné change mais le coup de crayon reste : Guillaume WARTH a ainsi bien voulu livrer une part de ses croquis préparatoires, en vue d’un ouvrage à venir sur le milieu de la Boxe pieds-poings.
Au final, voici un échange à la croisée des chemins de l’art, du sport, du rapport à la nature ou des choix de vie de chacun. C’est cela que permet ce portrait et le site « Fightinfos.com ».

Salut Guillaume, peux-tu te présenter en quelques mots ?  En tant qu’auteur et que pratiquant de sports de combats ? Salut à tous les passionnés de boxes ! Je suis Guillaume WARTH, boxeur en classe «A», du club de GRAULHET, résidant dans le Sud Ouest…Plutôt heureux de mon sort, vivant au cœur de la nature et selon les choix que j’avais fait il y a quelques années, en quittant la région parisienne où j’ai beaucoup d’attaches, familiales et amicales. Il y a quelques années, j’avais une autre passion sportive mais comme supporter, concernant le Football. Comme j’avais de tout temps pratiqué le dessin via le graffiti, un jour j’ai eu la chance, suite à une rencontre, de proposer un projet dessins et textes sur le milieu des ultras, que j’ai pu fréquenter durant deux ans aux Parc des Princes. J’ai ainsi été publié par les « éditions des Ronds dans l’O », en 2015 et les retours de la presse étaient plutôt bons (ndr : http://www.desrondsdanslo.com/Supporters.html ).
Ce livre s’est fait un peu sur un coup du hasard, tandis qu’aujourd’hui, je prends mon temps pour produire à nouveau un livre d’art sur mes perceptions « in situ » à propos du Kick Boxing.

Qu’en est-il de ton amour pour le football, tu en parles au passé ? Oui, on peut dire ça, en tant qu’ancien «ultra». J’étais plus dans le cadre de la vie de mon groupe de supporters que du « footeux » pointu, faut avouer. Donc les discussions sans fin sur les qualités d’un avant-centre, j’avoue que ce n’est pas trop mon truc !
En 2010, suite à la mort d’un supporter, ce fut la fin des abonnements. La réaction face à ce choc violent d’être mis à la porte, sans aucune prise de partie des joueurs, fut de m’obliger à stopper la passion du foot. Ce choix a été dur, mais lorsque je vois la pompe à fric qu’est devenu le PSG, je n’ai aucun regret sur mes choix.
Cela m’a permis de me recentrer avec mon crew sur le graffiti et individuellement sur la boxe. En revanche, mon groupe d’amis, le « Picol Crew », incarnons toujours des ambiances festives de supporters, auprès de n’importe quel prétexte (anniversaire, concert, week-end…).

Le dessin semble faire partie de ta vie, que peux-tu nous en dire ? Et en quoi est-ce relié à tes autres centres d’intérêts ? J’ai en effet, toujours dessiné, ou presque. A partir de 2004 via le « graffiti », je passais toutes mes soirées à dessiner et tous mes week-ends en usine désaffectée. Par la suite, j’ai réalisé une année d’école d’art où j’ai rapidement décroché. Ce fut la même période où j’étais supporter. Bien plus tard, en prenant des cours de dessin (aquarelle exactement), ma prof a découvert mes carnets de croquis sur les supporters et m’a poussé à monter le projet.
Aujourd’hui je me donne à fond pour illustrer ma passion de la boxe. Je souhaite à l’avenir faire du dessin mon activité principale. Elle permet d’illustrer mes centres d’intérêts, mais surtout des univers souvent méconnus de tous.
Sur le reste, j’ai toujours été curieux de diverses choses, et j’aime essayer pour me faire un avis, cela concerne divers secteurs comme la permaculture ou ma pratique du Yoga Vipassana, par exemple.

Sur le plan sportif, quel est ton parcours ? Tout jeune, une belle passion pour le Tennis mais une aversion certaine pour la compétition. J’ai détesté ces attitudes où certains pratiquants sont prêts à faire un match « de merde » simplement pour gagner, je dois être trop entier j’imagine. Par la suite, pas mal de Hand Ball et la découverte de l’esprit d’équipe.
Et à 17 ans, la découverte de la Boxe Française puis du Kick Boxing à FRANCONVILLE, dans une belle mentalité, l’idée de repousser ses limites, avec un bon coach ancien militaire. Les premiers combats amateurs m’ont séduit, on constate qu’on n’est pas « en sucre » et on se donne à fond, une belle approche. Dans ces années là, de 2013 et 2014, je pratique en région parisienne même si je ne valorise pas intrinsèquement la compétition, c’est plus le hasard qui m’y conduit.

Je me confronte ceci dit à des notions utiles, je veux performer sans vouloir briller, je me rends compte que la charge de travail peut et doit être massive, la notion d’engagement aussi… J’ai parfois des encouragements de mes professeurs ou partenaires, tel un grand nom comme Elijah BOKELI avec lequel je mettais les gants. Bref, j’apprends avec humilité et toujours du plaisir, malgré le stress parfois.
Par la suite, j’ai quitté Paris pour me tourner vers des solutions à ce système qui ne me plaisait pas. J’ai alors réalisé une année de « woofing » pour découvrir d’autres modes de vie. Cela m’a plu et je me suis installé dans le TARN en 2016. J’ai repris la boxe de façon « cool », El Hiamine MANSOURI a su m’attirer à nouveau vers la compétition, où je prends du plaisir malgré les sacrifices nécessaires.

Ton projet professionnel touche aussi ton mode de vie je crois ? Exactement, je ne m’épanouis pas en ville, j’ai un besoin viscéral de nature, sans être un sauvage pour autant ! Je me tiens loin d’internet, de l’omniprésence des téléphones portables, je dépense peu et cherche à mettre mes idées en cohérence avec mon quotidien.
Pour certains, ma façon d’être peut paraître originale mais je me réapproprie ma vie, mon temps libre, et je recherche l’autonomie en tout point. Je ne vis pas hors du système, et je ne dois rien à personne, je bosse et j’élabore des projets en phase avec cet état d’esprit. Pour illustrer sans trop en dire sur moi-même, je pense que les photos de Mathieu donneront une illustration pertinente, comme l’exemple des 50 arbres fruitiers plantés et l’élaboration d’un potager.

Ton projet artistique sur la boxe pied-poings, où en est-il ? Je me donne encore une petite année pour fignoler les choses, car je veux articuler mon propos entre une vision journalistique, concernant le rôle de l’entraîneur, les boxeurs, les « à côtés » du ring et, par ailleurs, une vision plus autobiographique. Je veux exprimer dans mon futur ouvrage mes ressentis en tant que combattant. Je me suis nourri de lectures diverses, comme les nouvelles de Jack London ou le livre de Loic Wacquant « Corps et âme, carnets ethnographiques d’un apprenti boxeur », et je digère je crois tout cela par mes dessins.
Je veux aussi parler du groupe, de la dimension sociale du club et des aspirations de ses membres, tu le vois il me reste encore du boulot ! J’espère que cela plaira au plus grand nombre, merci de l’intérêt pour ce projet en tout cas.

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La nouvelle vie de Frédéric Ficet !

Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résume le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté.

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Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résumé le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté. Mais finalement, la raison l’a emporté et il faut félicité Tony d’avoir eût le courage. Courage de préserver la santé de son boxeur et ami mais aussi de le lancer dans une nouvelle vie.

Car pour Frédéric Ficet, il ne s’agit pas de fin mais bien d’un début. Il l’a lui-même annoncé : dans les jours qui viennent, il commencera à transmettre son savoir en matière de full contact auquel il a voué sa carrière sportive. Couronné à plusieurs reprises que ce soit au niveau national et international; le normand ouvre un nouveau chapitre de son parcours sportif, sans regret, ni amertume même si cette échéance hors de l’hexagone aurait dû lui être proposé bien avant.

Qu’a cela ne tienne, Frédéric va de l’avant avec le plaisir. Lui même reconnaît s’être posé des questions sur le ring, la pire des choses pour un boxeur en plein match. A chaque moment sa place et finalement, Frédéric sait plus que jamais où est la sienne. C’est un constat honnête et à son image qu’il a fait après le combat. Un constat qui fait du bien à une époque où on se cache généralement derrière son petit doigt quand les résultats ne sont pas là.

Ficet est fidèle à l’image qu’il s’est forgé à travers ses combats : honnête et droit ! Evidemment, pour ses supporters, il y a une pointe de tristesse mais finalement, en bon guerrier qui se respecte, Frédéric mérite ce choix-là ! Bravo à lui pour sa carrière de compétiteur. Longue vie désormais en tant que coach. A titre personnel, j’ai un message pour lui : « Mon p’tit bézot, je te fais un gros boujou ! »

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