C’est une question qui a toujours fait débat et qui a est de nouveau au centre de l’actualité avec le décès d’un quadragénaire sur le ring il y a quelques jours en Thaïlande. Et c’est un vrai débat contradictoire qui s’impose puisque Jérôme Le Banner s’est imposé avant la limite au Fight Legend. Avec 56 de oui, c’est un résultats finalement serré qui répond à cette interrogation où les arguments pour et contre ne manquent pas. A tel point que je ne suis pas parvenu à trancher (ce qui est assez rare).

La France a tranché ! 

La Fédération Français de Kick boxing Muaythai et disciplines associées a tranché en fixant une limite d’âge à 40 ans pour le combat et 50 ans pour le light. C’est une décision qui fait office de loi puisque la FFKMDA est délégataire et doit donc se conformer aux textes législatifs. Evidemment, cela peut paraître stricte mais c’est une position compréhensible : une fédération a pour première mission de protéger les boxeurs y compris face à leur volonté de repousser le temps. S’il y a des cas exceptionnels de longévité (hygiène de vie), il y aussi l’insouciance chez certains boxeurs qui doivent être ramener à la raison.

Le libre arbitre

Il y a tout de même le libre arbitre : chacun est-il en droit de faire ce qu’il veut de sa personne ? De Xavier Vacaris à Kader Marouf en passant par Grégory Tony, Jérôme Le Banner sont des exemples bien malgré de voir des quadragénaires boxer et rester en plein forme. Et il faut bien admettre que leur prestation n’étaient pas pour déplaire au public qui le temps d’un instant retrouvait leur favori en action. Au-delà de l’effusion de joie, chacun d’entre eux s’était préparé comme il fallait pour cela et pour une majorité ce fût un « one shot ». Ce qui amène à penser que finalement, il est compliquer d’interdire à un boxeur un dernier baroud d’honneur au regard du chemin parcouru jadis. Difficile de ne pas parler de Johny Tancray, phénomène de longévité qui affiche la même plastique qu’à ses premiers jours et un fighting spirit inébranlable qui lui a permis de « renverser des montagnes ». Difficile de lui interdire de combattre alors qu’il passe tout les tests médicaux avec succès !

Ne pas aller trop loin

Le corps fixe néanmoins la limite et rappelle peu à peu au boxeur qu’il est temps de tourner la page. Une majorité le fait et n’a finalement pas besoin d’interdiction pour arrêter. Il est toujours difficile de stopper ce qui vous fait connaître et fait de vous une icône ou un personnage reconnu dans votre région. C’est en cela que le législation a du bon : il faut raison garder avant de vivre un drame.

Au cas par cas 

Et si finalement il pouvait y avoir des cas exceptionnels. Il est aisé d’imposer une batterie de tests médicaux, un nombre limité de combats par saison et s’appuyer sur les dernières performances pour prendre la décision ou non du permis de combattre. La France se distingue encore par un règlement que l’on ne voit pas ailleurs et elle ne doit pas être blâmer pour cela. Encore une fois, on ne peut reprocher à une fédération de vouloir protéger ses athlètes mais faire preuve d’ouverture d’esprit et étudier au cas par cas pourrait être une solution.

Publicités