Connect with us

Reportages

Faut-il encore gagner ?

Published

on

La question est assez succincte en soit mais elle mérite clairement réponse tant elle devient évidente. Faut-il encore gagner ? Car force est de constater que la victoire est de plus en plus placée au second plan au profit du désormais incontournable buzz et du lucratif !

Au regard des différents programmes glanés ici et là, il est regrettable de ne plus avoir la nécessité de s’imposer en terme de performances pour pouvoir prétendre au devant de la scène. Chacun à son niveau y trouve désormais son intérêt au détriment une fois de plus de l’aspect sportif. Après la multiplication des ceintures, le pieds-poings n’avait vraiment pas besoin de ça. Et c’est bien triste car en toute logique, c’est un nivellement par le bas qui se fait déjà. Cela deviendra même compliqué de s’imposer à l’étranger pour celles et ceux qui prétendent faire carrière hors de nos frontières.

Nous ne reviendrons pas sur l’armada d’auto-proclamés spécialistes qui sont arrivés en masse ces dernières années. Pour ceux-là, inutile d’écrire ou d’analyser : seul le buzz compte peu importe ce qu’il peut engendrer. Hélas, beaucoup trop sont peu regardant quand il s’agit de faire parler d’eux !

De manière plus large, nous continuerons à passer pour des guignols auprès du grand public et des médias généralistes plus attirés par les faits divers autour du pieds-poings que par le pieds-poings lui-même. Comment expliquer qu’un boxeur qui reste sur X revers est le leader incontestable d’une catégorie ? Comment expliquer la programmation d’un athlète quand sa place n’est dû qu’à un simple relationnel ? Comment ? Difficile après de trouver une certaine crédibilité nécessaire pour évoluer vers le haut.

Le pieds-poings a cette capacité à scier la branche sur laquelle tout le Monde est assis. Car ceux qui sont de bonnes volontés et font le choix du logique passent presque pour des pestiférés.

Le pieds-poings a ce don de se permettre tout ce qu’il veut dans l’indifférence générale ou presque. Une fois encore c’est triste de voir combien il est difficile de tirer les choses vers le haut sans passer pour un trublion ou un illuminé.

Tout est fait pour que l’excuse de la défaite soit reine, pour que le fameux « c’est la faute de l’autre » soit imposé au détriment du travail d’introspection nécessaire pour avancer. Désormais aucune remise en question est nécessaire tant que l’intérêt est trouvé.

Le plus grave, c’est le nombre de bons boxeurs laisser sur le côté même quand ils battent ceux qui crèvent l’actualité. C’est très, très compliqué de rester motivé et nombre d’entre eux n’hésitent pas à mettre fin à leur carrière, d’où ce nivellement par le bas que nous évoquions.

Il est grand temps de tirer la sirène d’alarme même si le doute nous habite quant à une véritable réaction d’orgueil. Bien sur que la notoriété peut être un des facteurs de sélection mais elle ne doit pas aveuglé. Bien sur qu’un boxeur à le droit de connaître une mauvaise passe. Nous parlons d’humain mais il a le devoir, s’il aime son sport, de prendre le temps d’analyser ce qui ne vas pas pour mieux rebondir comme cela se faisait avant. Il a également le devoir de refuser ce qui n’est pas en adéquation avec ce qu’il vit durant une période de sa vie sportive. Le changement ne pourra se faire que si le héros de l’histoire (ndlr : le boxeur) l’impose auprès de tous. Il faut arrêter de se mentir ce qui serait déjà un premier pas. La carrière d’un sportif est belle que quand elle se fait au prix de sacrifices et non grâce à une voie royale tracée.

Nous finirons par une citation de l’écrivain Shan Sa qui avait dit “Un héros se révèle dans l’adversité, et non dans la facilité.” A bon entendeur ….

 

Continue Reading
Advertisement

Reportages

Tri Star, Georges Saint Pierre : le fantastique périple de Jimmy Vienot

Published

on

By

Un énorme merci au sphynx

Depuis quelques jours, Jimmy Vienot est au Canada avec Xavier Lafaye (qui est à la base de ce projet) pour y dispenser un stage à la Tri Star, team phare du MMA mondial. Si le montpelliérain a pu échanger avec la légende du MMA, Georges Saint Pierre, il a également découvert un véritable univers en matière de logistique et de sport.

Jimmy Vienot n’oubliera pas de sitôt ce périple canadien. Le multiple champion du Monde qui a également détenu la ceinture du Lumpini a pu constater que sa réputation avait dépassé les frontières. Il a été accueilli en champion par le Head Coach Firasz Zahabi et la Tri Star muay thai qui a respecté comme il se doit Jimmy. Rien n’a été négligé et Jimmy a pu assister à un match de hockey en loge au Centre Bell et ses 31.000 spectateurs. Une autre dimension.


Dédé Thibaut la bienveillance d’un coach

Incontournable coach de Jimmy Vienot, Dédé Thibaut ne peut être oublié dans le succès de son boxeur. Il y a un vrai travail effectué depuis des années pour en arriver là. Très ami avec Xavier Lafaye, il n’a pas hésité à donner son feu vert pour ce stage exceptionnel.


Evidemment; l’actualité de Jimmy est 100% muay thai et rien que le muay thai. Néanmoins, il a pu tourner au sol avec Xavier Breadman Alaoui (TKO et ACB et proprietaire du gym 360 Punch) qui est un combattant professionnel en MMA. Si tout a été fait pour ne pas blesser Jimmy qui a des échéances à venir, le constat effectué est qu’il a des aptitudes au sol. Il ne s’agit pas ici d’annoncer que Jimmy Vienot se lance en MMA ! Non ! Mais il y a eu de bonnes phases pour lui et si le coeur lui en dit de faire ce choix un jour, ce sera sa décision et rien d’autres.

Ce voyage au Canada est finalement très instructif pour Jimmy. Il a pu constater son envergure au niveau internationale. A travers cela, c’est la France qui est impactée de manière positive en envoyant un de ses représentants phares dans une team de renommée mondiale. Le succès est total donc et il faudra en mesurer les effets dans les semaines qui viennent.

Continue Reading

Reportages

J+7 Nuit Des Champions : retiens la Nuit !

Published

on

By

En raison des attaques ciblées à l’encontre de Fight Infos, nous avons été contraint de reporter la diffusion de ce reportage

Il y en a des choses à retenir sur cette Nuit Des Champions 26ème du nom proposée par Erick et Anthony Roméas. Dans un Palais des Sports qui affichait complet, cet opus 2019 a livré son lot de passions, sensations en tous genres dans une ambiance de feu. Dans un timing parfait, avec des confrontations qui n’ont pas manqué d’intérêt. Cette soirée n’a pas manqué de rebondissements ni d’engouement avec de nombreux temps forts qui ont fait de cette édition un bon cru.

Le métier de Superbon

Superbon aura fait parlé le métier dans ce combat face à Wilson Varela. Le français a trop « respecté » son adversaire qui a maîtrisé son sujet. Wilson n’a pas bousculé mais accepté les missiles du thaïlandais qui a « cassé » les bras pour empêcher son opposant de placer ses poings. Varela a connu un soir sans, lui qui avait habitué le public à des exploits. Ce main event lui a échappé parce qu’il est humain. Et s’il faut retenir la victoire d’un immense champion, il faut également souligné l’état d’esprit de son jeune rival qui a assumé sa prestation et aspire à rebondir désormais.

Eddy Nait Slimani fait preuve de discipline

Les discussions sont allées bon train autour de ce match. La décision, l’attitude de Serghei Kuliaba, le style plus posé d’Eddy Nait Slimani autant de sujet qui mérite quelques explications. La décision est logique ! Sanctionné d’un point négatif au grand damne de son coach, Serghei avait pourtant démontré qu’il pouvait mettre à mal le français avec ses poings. Il a hélas oublié trop souvent les règles avec une boxe plus que limite au niveau de la tête et des accrochages qui l’étaient tout autant et qui auraient du lui couter une sanction supplémentaire. Il en a un peu oublié sa boxe pour finalement laisser le gain du match pour cause d’indiscipline. Eddy a su resté dans le match et livré une bonne deuxième partie de rencontre même si finalement, l’explication est restée serrée jusqu’au bout. Ce genre de match se gagne sur des détails, ce point négatif en est un d’importance qui a changé la donne et donné la victoire à ENS qui a conservé sa ceinture.

Gongorra garde sa ceinture, Moussadak gagne le public

Quel match ont offert Emma Gongorra et Sarah Moussadak. Quel match et que de rebondissements entre les deux femmes qui ont tout donné. Il y a eût beaucoup de passion, d’animosité sur le ring, Gongorra offrant un match plus mobile que d’habitude. La marseillaise était attendue dans un match à mi-distance, il n’en fut rien. Avec raison, elle a fait le choix de prendre l’initiative même si à aucun moment ça n’a été simple. Sarah a fait le choix de la percussion et gratifié le combat de techniques efficaces et spectaculaires. Le verdict est tombé juste même si finalement, la challenger au titre a obtenu les grâces du publics qui a su mesurer le talent de cette boxeuse. Dans ce combat, chacune a eût son graal même si  seule la victoire reste importante !


Quand Moktar Benkaci est aussi déterminé, c’est compliqué, vraiment compliqué. Philippe Salmon en a fait les frais et pourtant ! Ce showman hors pair est un habitué  de ce genre de match mais ! Mais Benkaci est un monstre de détermination et d’efficacité. Son 2ème combat en K-1 a été plus abouti encore que le premier et on attend déjà le prochain.


La détermination de Valverde

Anthony Valverde a joint la parole aux actes. Retrouvant, Anthony Leroy, le seul boxeur qui l’a battu dans sa carrière, Valverde a bousculé, dominé, étouffé avant de faire mouche, son anglaise étant clairement un atout hors norme. Ce combat était un vrai symbole pour le protégé de Christophe Tendil qui a fait preuve d’une détermination hors du commun.  Physiquement monstrueux, il n’a laissé aucune chance à son adversaire qui n’a pu qu’admettre sportivement la supériorité dans ce match de gentlemens.

Fiorenti s’impose aux points

Djany Fiorenti et Hicham Moujtahid  peuvent se rencontrer 10 fois. A chaque fois le match sera engagé, étriqué et débridé. Cette deuxième confrontation est quasiment la copie conforme du premier, le français s’étant montré plus entreprenant néanmoins. Les deux hommes ont un profil similaire qui explique qu’ils arrivent à se neutraliser autant. Aucun protestation n’a été faite à l’annonce d’un verdict juste et qui correspond à la physionomie du match.


De toute évidence, Arman Hambaryan se plaît en France où il enchaîne les bonnes performances. Impressionnant face à Geysim Derouiche, le belge a été  efficace à souhait et conquis lui aussi le public marseillais.


Benahmed assume ses qualités

Tarik Benhamed a encore bluffé son monde. Il progresse à chaque match  et a progressé face à Louis-Roy Bley. Une fois encore le vitrollais a géré les temps forts et les alertes comme ce coup de genoux direct au menton dans la première. Benahmed a démontré au passage qu’il était solide à souhait. Invaincu chez les amateurs, invaincu chez les pros, chaque match à venir sera plus dur encore. Tarik résiste à la pression d’un grand show et s’accommode des grandes affluences. Autant d’éléments qui laisse entrevoir un bel à venir.

Le coeur et l’envie de Thibault Arias

Dans cette revanche, le marseillais Thibault Arias a encore fait preuve de coeur, beaucoup de coeur. Face à Grégoire Gottardi, Arias a  imposé son physique puissant qui est une autre de ses qualités. L’envie de Thibault a été également un facteur déterminant et démontré au passage qu’il ne manque pas de ressources . Dans ce combat, il a bousculé malgré les middles puissants de Grégoire. Il a aussi lirvé un finish fantastique qui n’a pas échappé aux organisateurs.

Oganessian et Medsal brillent en pancrace

S’ils ont ouvert la carte pro, Haik Oghanessian et Samuel Medsal  ne savaient qu’ils allaient être les seuls à défendre leur discipline (le match entre Araïk Margarian et Alioune Nahaye a été annulé en raison d’un problème de diffusion télévisuelle). Là encore, le spectacle a été total, les deux hommes offrant un match débridé. Sans temps morts, sans calcul mais avec méthode, ces deux-là ont offert un match, peut être le match le plus intense.

Continue Reading

Evénements

Pas d'événement actuellement programmé.

Best