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De l’ambiance et de l’action au Extreme Fight For Heroes #6

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Crédit photo Philippe Jeulland Full Philippe Jeulland II

Samedi soir, la Maison des Sports et de la Jeunesse de Draguignan accueillait la sixième édition du Extreme Fight For Heroes. Sébastien Gueit et Patrick Iyakisadio n’avaient pas ménagé leurs efforts pour faire de cette soirée un vrai show pieds-poings. Et il faut bien admettre que les boxeurs présents ont clairement aidé au succès sans oublier la belle ambiance venue des tribunes. Il ne faut pas oublier l’élan de générosité envers les blessés de l’armée de terre puisqu’un chèque de 30000 euros a été remis à l’association qui leur vient en aide. La réussite est totale pour ce 6ème opus qui en appelle un 7ème. Entre surprise, engagement et KO, retour sur une soirée pas comme les autres.

Ketaieb – Jabri, LE choc de la soirée !

Ce combat a été d’un engagement total entre deux hommes connus pour être offensif et ils n’ont pas failli à leur réputation. Bien au contraire, Hakim Ketaieb et Karim Jabri se sont lancés dans un mano à mano intense voir débridé. Il fallait se faire front et c’est ce qu’ils ont fait, Jabri usant du low kick à souhait, Ketaieb redoutable en poing. Ce dernier a accepté le travail de sape pour pouvoir imposer sa boxe destructrice et variée. Et c’est dans la variation que le sociétaire de l’AJSR a fait la différence. En changeant de zone de frappe, tout en s’appuyant sur des combinaisons pieds-poings genoux, Hakim s’est détaché de Karim qui n’aura eût de cesse de travailler dans les jambes en oubliant un peu trop ses poings. Ces deux-là ont offert un match qui marque clairement cette fin d’année et de toute évidence, le public attend déjà une revanche, rien que pour le spectacle.

Bérichon et Ménereuilt, Fabra expéditif !

Il était écrit que Frédéric Bérichon, Cédric Ménereuilt et Quentin Fabra ne passeraient pas longtemps sur le ring. Le premier nommé était opposé à Abderrezaq Djaadane, un représentant de la Team Nasser Kacem. Dès les premiers échanges, Bérichon touche avec un crochet chirurgical. Compté, Abderrezaq repart au combat sans avoir récupérer. Il essuie une série conclue par un nouveau crochet qui mettra fin à la rencontre. Victoire en 1 round pour Frédéric Bérichon qui signe son deuxième KO à la 1ère reprise en l’espace de quelques semaines.

Pour Cédric Ménereuilt, la victoire a eût un goût de frustration. Touchant d’emblée en low kick son adversaire Jean Philippe Ghigo, il suit de nouveau avec une frappe dans les jambes qui obligera l’arbitre à compter et mettre fin au combat. Cédric n’était clairement pas satisfait de gagner de la sorte, son envie de montrer sa boxe était un des objectifs qu’il s’était fixé pour ce premier combat pro. Quentin Fabra n’a pas laissé traîné les choses face au hongrois Janos Gonczi, transfuge du pieds-poings qui a démontré de belles qualités au sol. Le français a rapidement compris qu’il ne fallait pas rester debout. Patiemment, il a tenté à plusieurs reprises de prendre l’ascendant avec différentes clés face à Janos qui s’en est sorti. Le marseillais a tout de même trouvé les failles de nouveau sur une clef qui a obligé son adversaire à taper. Fin du combat et belle victoire pour le français du Sambo Saint Pierre.

Le métier de Yazid Boussaha

Yazid Boussaha est un homme de défi, pas forcément respecté en tant que tel. C’est un nakmuay qui a fait ses preuves et qui mérite ce genre de programmation. Opposé au hongrois Mark Hegedius, le français a construit sa victoire patiemment, variant les techniques autorisées par le muay thai. Solide, Hegedius est resté dangereux avec ses frappes des deux mains ou ses low-kicks. Mais « Yaz » est resté le patron, rappelant avec des frappes puissantes (middle, low kick) qu’il n’était pas disposé à laisser filer le gain du match. Malgré les coudières à remettre, le débat a été clair et il y a eût beaucoup de respect entre les deux hommes. Victoire méthodique pour Yazid Boussaha qui prouve encore une fois que même dans une catégorie qui n’est pas la sienne, il est capable de remporté ce genre de challenge.

Duangyai Adisak, la belle surprise

On ne savait pas grand chose du thaïlandais Adisak Duangyai avant le combat qui l’opposait à Tarek Guermoudi. On en sait un peu plus désormais. Avec 250 victoires en 300 combats, ce nakmuay est un frappeur hors pair. Avec des middles version missile, un coup d’oeil aiguisé, un sens de la remise aussi précis qu’efficace et un timing parfait, le thaïlandais s’est montré intraitable face à un adversaire qui n’a pas réussi à entrer dans son match. Destructeur, Adisak a été patient et c’est sur un high kick dans la 4ème reprise qu’il va abréger la rencontre. Ce nakmuay est une belle surprise proposée par Sébastien Gueit qui entend le promouvoir en France. Le message est passé.

Fort comme Corentin Jallon !

Il fallait être fort face à l’italien Angelo Mirno et quand nous annonçons fort, nous pouvons le traduire par solide mentalement, physiquement mais aussi dans l’initiative. Et Corentin Jallon a été dans ce registre là pour aller arracher une victoire. Le travail en ligne vers lequel il s’est tourné était la bonne solution même si ce n’était pas simple pour le mettre en place. Angelo s’est montré redoutable en contre des deux mains et il fallait être solide à chaque impact. Corentin a été branlé à plusieurs reprises mais il est bel et bien celui qui a imprimé le rythme du match. C’est en toute logique qu’il s’est imposé dans cette rencontre qui mérite là aussi un re-match, toujours pour le plaisir du public.

Bignell et Torrent lancent comme il faut la soirée

Fabien Bignell et Alexandre Torrent s’affrontaient pour la 4ème fois et cela ne s’est pas vu durant les échanges. Boxant en premier chronologiquement parlant dans la carte principale, les deux s’en sont donnés à coeur joie durant les trois reprises. Les deux hommes ont beaucoup débité dans ce match, prenant à tour de rôle l’initiative avec un débit constant. C’est un score de parité qui est donné dans cette rencontre malgré un bon finish de Torrent.

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Guillaume Warth, artiste sur le ring

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».

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Par Luxo
Photos : copyright Mathieu Rondel
hanslucas.com

Remerciement au team Tamas pour l’accueil lors de leur gala

Il est parfois dit que les sports de combats n’ont rien d’autre à offrir que « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».
Tel Churchill, auteur de cet adage durant la seconde guerre mondiale, le coach El Hiamine Mansouri est un véritable chef d’équipe au sein du « Boxing Savate » du Sporting Club de Graulhet (81). Un entraîneur qui conduit ses élèves avec compétence et dévouement au plus haut niveau de leur potentiel sportif. Aussi, quand ce passionné vante l’engagement d’un de ses élèves, on sait que le boxeur concerné vaut le déplacement.
Mais quand le coach ajoute que Guillaume WARTH est une « personnalité atypique dans ce milieu, un vrai artiste », on sait que le déplacement dans le TARN sera un moment intéressant. Cette interview est illustrée par les photos de Mathieu RONDEL, photographe toulousain à découvrir ici. Fight Infos a voulu mettre en lumière le parcours de ce combattant polyvalent (Kick Boxing,  K 1 et Savate PRO) mais aussi évoquer son travail d’auteur, déjà reconnu via son premier ouvrage sur le milieu du football : « SUPPORTERS », concernant son expérience et sa vision du football en milieu « ultra ».
Au fil des ans et de sa pratique sportive, le sport concerné change mais le coup de crayon reste : Guillaume WARTH a ainsi bien voulu livrer une part de ses croquis préparatoires, en vue d’un ouvrage à venir sur le milieu de la Boxe pieds-poings.
Au final, voici un échange à la croisée des chemins de l’art, du sport, du rapport à la nature ou des choix de vie de chacun. C’est cela que permet ce portrait et le site « Fightinfos.com ».

Salut Guillaume, peux-tu te présenter en quelques mots ?  En tant qu’auteur et que pratiquant de sports de combats ? Salut à tous les passionnés de boxes ! Je suis Guillaume WARTH, boxeur en classe «A», du club de GRAULHET, résidant dans le Sud Ouest…Plutôt heureux de mon sort, vivant au cœur de la nature et selon les choix que j’avais fait il y a quelques années, en quittant la région parisienne où j’ai beaucoup d’attaches, familiales et amicales. Il y a quelques années, j’avais une autre passion sportive mais comme supporter, concernant le Football. Comme j’avais de tout temps pratiqué le dessin via le graffiti, un jour j’ai eu la chance, suite à une rencontre, de proposer un projet dessins et textes sur le milieu des ultras, que j’ai pu fréquenter durant deux ans aux Parc des Princes. J’ai ainsi été publié par les « éditions des Ronds dans l’O », en 2015 et les retours de la presse étaient plutôt bons (ndr : http://www.desrondsdanslo.com/Supporters.html ).
Ce livre s’est fait un peu sur un coup du hasard, tandis qu’aujourd’hui, je prends mon temps pour produire à nouveau un livre d’art sur mes perceptions « in situ » à propos du Kick Boxing.

Qu’en est-il de ton amour pour le football, tu en parles au passé ? Oui, on peut dire ça, en tant qu’ancien «ultra». J’étais plus dans le cadre de la vie de mon groupe de supporters que du « footeux » pointu, faut avouer. Donc les discussions sans fin sur les qualités d’un avant-centre, j’avoue que ce n’est pas trop mon truc !
En 2010, suite à la mort d’un supporter, ce fut la fin des abonnements. La réaction face à ce choc violent d’être mis à la porte, sans aucune prise de partie des joueurs, fut de m’obliger à stopper la passion du foot. Ce choix a été dur, mais lorsque je vois la pompe à fric qu’est devenu le PSG, je n’ai aucun regret sur mes choix.
Cela m’a permis de me recentrer avec mon crew sur le graffiti et individuellement sur la boxe. En revanche, mon groupe d’amis, le « Picol Crew », incarnons toujours des ambiances festives de supporters, auprès de n’importe quel prétexte (anniversaire, concert, week-end…).

Le dessin semble faire partie de ta vie, que peux-tu nous en dire ? Et en quoi est-ce relié à tes autres centres d’intérêts ? J’ai en effet, toujours dessiné, ou presque. A partir de 2004 via le « graffiti », je passais toutes mes soirées à dessiner et tous mes week-ends en usine désaffectée. Par la suite, j’ai réalisé une année d’école d’art où j’ai rapidement décroché. Ce fut la même période où j’étais supporter. Bien plus tard, en prenant des cours de dessin (aquarelle exactement), ma prof a découvert mes carnets de croquis sur les supporters et m’a poussé à monter le projet.
Aujourd’hui je me donne à fond pour illustrer ma passion de la boxe. Je souhaite à l’avenir faire du dessin mon activité principale. Elle permet d’illustrer mes centres d’intérêts, mais surtout des univers souvent méconnus de tous.
Sur le reste, j’ai toujours été curieux de diverses choses, et j’aime essayer pour me faire un avis, cela concerne divers secteurs comme la permaculture ou ma pratique du Yoga Vipassana, par exemple.

Sur le plan sportif, quel est ton parcours ? Tout jeune, une belle passion pour le Tennis mais une aversion certaine pour la compétition. J’ai détesté ces attitudes où certains pratiquants sont prêts à faire un match « de merde » simplement pour gagner, je dois être trop entier j’imagine. Par la suite, pas mal de Hand Ball et la découverte de l’esprit d’équipe.
Et à 17 ans, la découverte de la Boxe Française puis du Kick Boxing à FRANCONVILLE, dans une belle mentalité, l’idée de repousser ses limites, avec un bon coach ancien militaire. Les premiers combats amateurs m’ont séduit, on constate qu’on n’est pas « en sucre » et on se donne à fond, une belle approche. Dans ces années là, de 2013 et 2014, je pratique en région parisienne même si je ne valorise pas intrinsèquement la compétition, c’est plus le hasard qui m’y conduit.

Je me confronte ceci dit à des notions utiles, je veux performer sans vouloir briller, je me rends compte que la charge de travail peut et doit être massive, la notion d’engagement aussi… J’ai parfois des encouragements de mes professeurs ou partenaires, tel un grand nom comme Elijah BOKELI avec lequel je mettais les gants. Bref, j’apprends avec humilité et toujours du plaisir, malgré le stress parfois.
Par la suite, j’ai quitté Paris pour me tourner vers des solutions à ce système qui ne me plaisait pas. J’ai alors réalisé une année de « woofing » pour découvrir d’autres modes de vie. Cela m’a plu et je me suis installé dans le TARN en 2016. J’ai repris la boxe de façon « cool », El Hiamine MANSOURI a su m’attirer à nouveau vers la compétition, où je prends du plaisir malgré les sacrifices nécessaires.

Ton projet professionnel touche aussi ton mode de vie je crois ? Exactement, je ne m’épanouis pas en ville, j’ai un besoin viscéral de nature, sans être un sauvage pour autant ! Je me tiens loin d’internet, de l’omniprésence des téléphones portables, je dépense peu et cherche à mettre mes idées en cohérence avec mon quotidien.
Pour certains, ma façon d’être peut paraître originale mais je me réapproprie ma vie, mon temps libre, et je recherche l’autonomie en tout point. Je ne vis pas hors du système, et je ne dois rien à personne, je bosse et j’élabore des projets en phase avec cet état d’esprit. Pour illustrer sans trop en dire sur moi-même, je pense que les photos de Mathieu donneront une illustration pertinente, comme l’exemple des 50 arbres fruitiers plantés et l’élaboration d’un potager.

Ton projet artistique sur la boxe pied-poings, où en est-il ? Je me donne encore une petite année pour fignoler les choses, car je veux articuler mon propos entre une vision journalistique, concernant le rôle de l’entraîneur, les boxeurs, les « à côtés » du ring et, par ailleurs, une vision plus autobiographique. Je veux exprimer dans mon futur ouvrage mes ressentis en tant que combattant. Je me suis nourri de lectures diverses, comme les nouvelles de Jack London ou le livre de Loic Wacquant « Corps et âme, carnets ethnographiques d’un apprenti boxeur », et je digère je crois tout cela par mes dessins.
Je veux aussi parler du groupe, de la dimension sociale du club et des aspirations de ses membres, tu le vois il me reste encore du boulot ! J’espère que cela plaira au plus grand nombre, merci de l’intérêt pour ce projet en tout cas.

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La nouvelle vie de Frédéric Ficet !

Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résume le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté.

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Frédéric Ficet a perdu son titre hier soir en Slovénie par jet de l’éponge à la 8ème reprise. Tony Côté a résumé le combat en prenant une décision, difficile à prendre d’ailleurs, chacun sait que le boxeur n’aime pas être arrêté. Mais finalement, la raison l’a emporté et il faut félicité Tony d’avoir eût le courage. Courage de préserver la santé de son boxeur et ami mais aussi de le lancer dans une nouvelle vie.

Car pour Frédéric Ficet, il ne s’agit pas de fin mais bien d’un début. Il l’a lui-même annoncé : dans les jours qui viennent, il commencera à transmettre son savoir en matière de full contact auquel il a voué sa carrière sportive. Couronné à plusieurs reprises que ce soit au niveau national et international; le normand ouvre un nouveau chapitre de son parcours sportif, sans regret, ni amertume même si cette échéance hors de l’hexagone aurait dû lui être proposé bien avant.

Qu’a cela ne tienne, Frédéric va de l’avant avec le plaisir. Lui même reconnaît s’être posé des questions sur le ring, la pire des choses pour un boxeur en plein match. A chaque moment sa place et finalement, Frédéric sait plus que jamais où est la sienne. C’est un constat honnête et à son image qu’il a fait après le combat. Un constat qui fait du bien à une époque où on se cache généralement derrière son petit doigt quand les résultats ne sont pas là.

Ficet est fidèle à l’image qu’il s’est forgé à travers ses combats : honnête et droit ! Evidemment, pour ses supporters, il y a une pointe de tristesse mais finalement, en bon guerrier qui se respecte, Frédéric mérite ce choix-là ! Bravo à lui pour sa carrière de compétiteur. Longue vie désormais en tant que coach. A titre personnel, j’ai un message pour lui : « Mon p’tit bézot, je te fais un gros boujou ! »

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