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Dark Fights 1 : Lidon, Aurieng en mode patron

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6Crédit photo : Guillaume Leclercq . Un autre regard

Qu’il était beau l’espace Mosaïque de Saint Priest. Paré de ses plus beaux atours, l’enceinte accueillait la première étape du Dark Fight, concept réunissant sous un même label quatre shows pieds-poings. Le MFC a pu ainsi s’appuyer sur l’expérience de promoteurs chevronnés mais également d’acteurs majeurs du pieds-poings hexagonal pour peaufiner et essayer de s’améliorer. Live oblige, la soirée s’est pliée aux exigences du diffuseur pour obtenir une fenêtre dans le paysage audiovisuel français. Devant Olivier Muller, Jérôme Le Banner, parrain du Dark Fight, Marie France et Erick Roméas, Kader Marouf, Pascal Arène, Hadj Bettahar, Djamel Yacouben … la liste est longue, les acteurs principaux que sont les boxeurs, ont tenu leur rôle.

MC Lidon

En maître de cérémonie, Yohan Lidon a assumé son statut de promoteur mais aussi celui de boxeur, ce qui n’a pas été le plus simple. Face au thaïlandais Panom, le français a dû se montrer patient et solide. Le métier du thaïlandais était flagrant, le boxeur du Siam cherchant l’ouverture tout en évitant le fight musclé. Verdict, une victoire sur le fil pour le français mais une victoire. Auteur des coups les plus précis, c’est son efficacité qui fait la différence auprès des juges malgré une prestation intelligente de Panom.

Aurieng dans un duel d’hommes forts !

Fabrice Aurieng est en forme et il fallait l’être face à un Luca Panto habitué des shows français. Ce dernier a offert une copie plus limpide qu’a l’accoutumée, envoyant de véritables missiles sur les bras du français. Big boy n’est pas le premier venu : il s’appuie sur un métier immense et trouve des failles en poing, use du high kick. Le marseillais voulait cette victoire plus que tout et malgré les bonnes répliques de l’italien il s’impose logiquement aux points, dédiant son succès à son petit garçon qui fêtait son anniversaire.

Hassen Sediri apprend son métier

Hassen Sediri confirme son statut de jeune à suivre. Face au très solide thaïlandais Kriengkrai, il a fallu rester concentré jusqu’au bout car ce dernier n’a rien lâché bien au contraire. Dur au mal, il se montre terriblement percutant, compliquant comme il se doit la tâche des juges qui devaient rendre un verdict. Hassen ne s’est pas dérobé, rendant les coups, variant un peu plus son travail. C’est ce qui fera la différence auprès du corps arbitral qui lui donnera le gain du match.

Karim Bennoui, chirurgical

Karim Bennoui a encore confirmé son surnom de chirurgien. Le chirurgien est de par sa fonction méticuleux et il doit prendre son temps, c’est un peu comme cela que nous avons envie de résumer le combat de Karim face à l’espagnol Daniel Puertas Gallardo. Daniel s’est montré entreprenant, résistant et résolument volontaire dans les échanges, rendant coup pour coup dans les premières minutes du débat. Cela étant, le travail au corps en crochet des deux mains du français, a fait son oeuvre. Karim a usé son opposant, cassant les appuis avec ses low kicks. Il s’impose logiquement aux points.

Hamech, Berthely, Reghi avant la limite

Trois boxeurs se sont imposés avant la limite. Dans l’ordre chronologique des faits, le premier était Christian Berthely. Opposé au vaillant Cédric Colombo, le sociétaire de l’USV Villejuif a poussé le coin de son adversaire à jeter l’éponge dans la deuxième reprise avec une boxe terriblement efficace. Le second est Issam Reghi qui n’a pas eu le temps de faire beaucoup. En effet, suite à un coup de genoux, son adversaire Akalkoni Kaled a commencé par protester avant de quitter le ring tout simplement. Enfin, Hakim Hamech s’est défait pour sa part de l’espagnol Javier Lantaron Vizcaino. Malgré un poids supérieur et un changement de règles (le coin espagnol n’a pas voulu faire le combat en muaythai), Hakim a fait parler la poudre avant de conclure la rencontre sur un coup de genoux.

Laurie Catherin se révèle

Laurie Catherin passait un véritable test face à Laetitia Bakissy. Dans un cadre aussi agréable, Laurie s’est imposée aux points dans un combat où la volonté des deux femmes a été bien présente. Il y avait un réelle envie d’en découdre dans le respect des règles il fallait le préciser. Catherin a fait la différence avec plus de précision dans ses coups dans un style qui lui convenait mieux (ndlr : K-1 rules). C’est une belle performance pour Laurie qui devra confirmer par la suite.

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  1. Pingback: Dark Fights : Fabrice Aurieng sur les 4 dates ! – Les Infos Du Fight

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Monica Torchio : à l’assaut !

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Par Luxo – Photos Droits réservés Tonino Crapiz

Se tenir éloigné des rings, quand on est atteint par le virus du combat de longue date, n’est pas toujours chose facile. Ni souhaitable, quand on est doué…  Il n’est pas rare de croiser des athlètes qui, malgré les difficultés que connaissent les athlètes du pieds-poings en France, gravitent près des rings à attendre leur heure. La jeune femme du jour a le sens des priorités et a su prioriser ses études puis sa carrière professionnelle…
Mais, quand les conditions le permettent, pourquoi résister à l’envie de briller quand on déborde de tonus ? Désormais, le punch naturel de Monica Torchio s’exprime et la combattante bordelaise signe une grosse saison 2018/2019 !
Rencontre avec la combattante du club « Impacts 33 » : championne de France classe A en Full Contact/Kick Boxing/K1.
Ajoutons à cela de belles prestations en Savate PRO et une victoire nette à l’Open de France de Savate BF, bref…. 52 kg de tonus à revendre !

Salut Monica ! Comment présenterais-tu ton parcours pugilistique à nos lecteurs ? De la façon la plus simple possible, en évoquant ma vie d’adolescente plutôt sportive, je pense que cela parlera à beaucoup ! Je vivais alors avec ma famille dans le 13ème à PARIS et j’ai découvert les sports pieds-poings avec Philippe MAGNOL au club CENVINT, au départ juste pour le plaisir. La vie de club et la passion du professeur m’a conduit assez rapidement vers la compétition, un an après mes débuts, en Savate Boxe Française, en Full Contact aussi.
J’ai de bons souvenirs de ce parcours parisien et je me rends compte que j’ai toujours eu affaire à des coachs passionnées…et passionnants. Cela m’a sans doute influencé pour la suite.

Quand t’es tu décidée à boxer en combat ? Dans une transition articulée avec ma vie d’étudiante, où j’avais d’une part besoin d’une pause, pour profiter de la vie avec insouciance. Et d’autre part, en toute sincérité, je n’ai pas su m’adapter à l’époque aux coups portés avec impact. Les choses sont venus peu à peu, et c’est ce qui fait ma force aujourd’hui : j’ai appris à aimer la « violence » de ce sport, j’ai appris à me remettre en question en profondeur et assumer pleinement mes envies. Ce que je n’étais pas capable de faire à l’époque. Après une longue pause de 5/6 ans, en lien avec mes études d’ostéopathie, j’ai repris car le sport faisait partie de mon équilibre personnel et au contact de Mo KOULEON et de Willy BORREL à Bordeaux, j’ai vite constaté que les boxes pieds-poings me manquaient… Je voulais surtout reprendre dans une logique d’insertion sociale, pour rencontrer des gens à Bordeaux mais au bout d’un an, Willy BORREL m’a présenté son approche et celle du club IMPACTS.
Dans ce club, on valorise une pratique multidiscipline au sein d’une même structure, en vue de gagner en expérience et en adaptabilité sur le ring. Cela m’a séduit a rappelé mes débuts à Paris, j’y ai vu aussi des opportunités pour boxer plus régulièrement.

L’agglomération bordelaise a été une place forte par le passé dans les sports de combats, est-ce toujours le cas ? Sur ce point, je ne peux répondre qu’en ce qui concerne mes ressentis, à partir de la saison 2015/2016 environ, où j’ai pu bénéficier du réseau de mes enseignants car j’étais alors bien impliquée.
Je te confirme que l’ambiance de travail est très saine dans la région, il n’y pas de concurrence stérile entre les clubs, et on s’aide en fonction de nos échéances. Nous faisons des mises de gants régulières avec d’autres structures et je peux compter sur des accueils utiles à ma préparation, par exemple chez Yassine MEITIRI (du club Chartrons Boxe) ou plus loin au club de PERIGUEUX. J’ai aussi la chance d’avoir un combattante de très bon niveau dans mon club (Ludivine GUILHOT, -48kg qui évalue en Elite A en BF).
En axant ma pratique surtout sur le K1, en 2015/52016 j’ai eu de bons résultats. J’ai participé au championnat d’Europe Amateurs WAKO avec l’équipe de France. Cela m’a démontré que j’avais le niveau mais qu’il restait encore une marge de progression pour briller.

On peut dire que la saison en cours est la plus aboutie ? Oui, j’utiliserais même à ce sujet une expression bordelaise typique ! Je me « gave » comme on dit ici ! Je profite des dates de combats, des expériences riches dans les disciplines que je pratique. Je remets les chaussons avec l’aide de mon coach actuel Clément BIBARD, passionné de BF qui reste néanmoins ouvert à l’esprit multiboxe qui a conduit mes débuts. On s’essaye à la Savate PRO et on s’interroge enfin sur une saison 2019/2020 avec d’autres objectifs plutôt …ambitieux dirais-je !

Le mot des coachs concernant Monica Torchio

Willy Borrel : « Monica est arrivée avec une bonne base de travail, elle a des qualités évidentes de souplesse ou d’agilité mais je crois avoir contribué à son explosivité. Dans tous les schémas tactiques que je lui ai proposé, elle exprime une frappe phénoménale en jambes et avec un bon entourage, elle aura un avenir probable à l’international.
Le potentiel et l’écoute en combat sont d’autres qualités, j’ai entraîné des boxeurs qui ont bien moins de lucidité que ce petit bout de femme de 52 kg. C’était pour moi une belle rencontre sportive, Monica mérite de réussir. »

Clément Bibard : «  Des ajustements techniques sont à parfaire mais clairement chez Monica, le punch est là ! Elle a aussi un sens technico-tactique évident, son intelligence lui permettra d’aller loin. C’est une bosseuse qui a tout compris de la pratique multiboxe et qui apprend de chaque discipline »

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Karim Ghajji, Alan Kermorvan : la belle histoire

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A une époque où l’éphémère est roi, la longévité et surtout la fidélité sont autant de valeurs sacrifiées sur l’autel de l’intérêt personnel. C’est même bien souvent devenu une règle. Pas pour Karim Ghajji et Alan Kermorvan qui ont signé pour une dixième année de collaboration. Ce n’est pas rien !

Il y a quelques jours, les deux hommes se sont rencontrés pour officialiser leur dixième saison de collaboration.. Evidemment, en une décennie, des liens se sont créés dépassant amplement le stade d’agent à sportif. Ces-deux-là sont liés par une belle amitié, symbole au passe de la nécessité d’avoir un manager pour prétendre à une belle carrière. Et ce rôle-là, Alan l’endosse à merveille. De la Nuit Des Champions en passant par le Glory, le Thai Fight, le Bellator etc… le contrat est parfaitement rempli.

Réaction d’Alan Kermorvan

Réaction de Karim Ghajji

Cette dixième année c’est d’abord la fin d’une décennie et le début d’une seconde qui part très fort. Alan Kermorvan a déjà annoncé une échéance importante pour Karim dans les semaines à venir.

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01 juin 2019

Nuit du KBP 2

Complexe sportif Paul de Vivie, Pernes Les Fontaines, 391 Avenue René Char, 84210 Pernes-les-Fontaines

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