Choc Des Gladiateurs 18 : Dehby retrouve son rang !

Crédit photo : Marc Santoni

Marc Notari l’avait annoncé : « Cette 18ème est la plus belle que j’ai proposé dans toute l’histoire du Choc Des Gladiateurs ! » Le 18ème opus lui a donné raison. Quelle soirée, quelle ambiance, quelles sensations.Tout a été parfait même le timing malgré un programme fleuve et de nombreuses animations.  La soirée a eût sa reine, Amel Dehby. La championne a ravi la vedette, statut oblige mais également en offrant un combat de haute volée. Retour sur une soirée qui conclue la saison de bien belle manière.

Rien n’était simple pour Amel Dehby. Le contexte dans lequel elle se trouvait avant le match en aurait perturbé plus d’un, pas elle. Sa force de caractère lui a permis de démontrer que son statut d’icône n’est pas usurpé. Face à la turque Irem Akin et son anglaise redoutable, la française a construit patiemment tout en donnant une leçon de mental à son adversaire. Indéniablement, c’est un match abouti qui va servir pour la suite avec en ligne de mire, la ceinture du Enfusion à la fin de l’année. Irem est une boxeuse qui était invaincue avant la rencontre et cette situation n’était en rien usurpée. Pour Amel, la victoire est acquise intelligemment même si elle a su ponctuer avec des frappes solides et de la justesse technique. Sans oublier sa fraîcheur physique qui démontre à quel point elle a travaillé pour retrouver son niveau.

En bon chef d’orchestre, Marc Notari, qu’il ne faut pas remercier (il ne veut pas), était partout et même parfois dans le coin de ses boxeurs, quand il le pouvait. Passionné comme à la première heure, le promoteur varois a offert un show à son image : généreux et entier. Merci à lui !

C’était le main event de la soirée : Grégoire Gottardi affrontait Thibault Arias dans les règles du K-1. Et le public en a eût pour son argent là-aussi. Quel match ont offert les deux hommes durant trois reprises d’une belle intensité. Arias n’a jamais lâché et même pris systématiquement l’initiative. Le marseillais a rendu coup pour coup, faisant fi de l’allonge supérieur de Grégoire. Ce dernier choisi de s’appuyer un peu plus sur son allonge ce qui va poser problème peu à peu à Thibault, qui a laissé quelques plumes physiquement avec un très gros début de fight. Gottardi en profite tout en restant méfiant. Touché sur un blocage, il lui a fallu composer dans ce match où les débats sont restés serrés jusqu’au bout.

28.000 euros ont été récolté, somme qui a été redistribué à sept association qui s’occupent d’enfant malade, de victime d’accident, de soutien au pompier etc….L’organisation avait promis de reverser tout, elle a tenu parole remettant sur le ring les chèques qui concrétisent la sueur et l’engagement de nombreux bénévoles, de partenaires qui ont soutenu à leur manière.

Chez les hommes forts, Freddy Kemayo affrontait Hassen Otman, boxeur auquel il rendait plusieurs centimètres. Hassen a été comme toujours courageux à souhait et même parfois dangereux avec ses genoux mais face à lui, il avait un boxeur d’expérience, rodé à l’exercice du combat pro depuis 18 ans. Pour l’anecdote, Freddy a disputé son premier combat à ce niveau lors de la première édition du CDG. Malgré l’absence de préparation, Kemayo a fait parlé le métier, fauchant la jambe d’appui, durcissant avec ses poings. Il s’impose aux points et pense clairement à une troisième participation.

Mohamed Hendouf et Maximo Suarez étaient attendus. Le premier parce qu’il est un habitué du public français, le second parce qu’il aspire à l’être. Les deux hommes ont connu des soirées différentes. Mohamed croisait le fer avec l’italien Ovidio Mihali. Ce dernier s’est montré dur au mal et déterminé mais ce n’était pas suffisant pour battre un boxeur comme Hendouf. Le pensionnaire du Queensburry s’est appuyé sur des combinaisons chirurgicales des deux mains. Un vrai travail de sape au corps sans oublier des remises en jambes bien senties qui lui offre la victoire dans un match qu’il a dominé de la tête et des épaules. Maximo est ressorti déçu de sa prestation face à l’italien Roberto Sacco. Ce dernier a rapidement constater la puissance de l’espagnol et opté pour un combat où le clinch a été une solution le temps d’un round. Blessé à la main, Roberto abandonnera dans la deuxième reprise, incapable d’utiliser sa main.

Luc Genieys a pris sa revanche sur Gebril Chaibi en signant un KO magistral dans la première reprise. Dans un match très électrique, Genieys a trouvé la faille avec un crochet large aussi précis qu’efficace. Romain Gagioli s’est imposé par abandon dans la deuxième reprise de Tony Espade. C’est pourtant ce dernier qui avait bien démarré son combat, infligeant un knock down sur une belle série des deux mains. Blessé au tibia, Tony va poursuivre et encaisser des frappes lourdes dans les jambes. Clairement gêné par la coupure qu’il avait sur le tibia, Tony ne pouvait plus poursuivre, les low-kicks de Romain compliquant sérieusement les débats.

Opposition de styles en règle entre Nazim Djennadi et Adam Ghaleb. Plus grand, Nazim s’est appuyé sur son allonge avant de constater la puissance de frappe vitrollais. Le scénario est assez simple, Djennadi distribue un nombre incalculable de jambes, alors que Ghaleb fait le forcing à mi-distance pour placer ses crochets monstres. Game plan payant pour lui puisqu’il s’impose aux points au profit justement de cette efficacité. Coup de chapeau à Nazim Djennadi, auteur d’un match intelligent.

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Author: Admin

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