Ce Victory a tenu bon malgré les nombreux événements non loin, et c’est de toute évidence le show où il fallait être samedi soir. Le mythique Palais Des Sports Marcel Cerdan a accueilli une soirée où le mettre mot fut intelligence. Il y en a beaucoup dans les combats proposés mais également dans la gestion du show de Dominique Maraninchi. Avec une pesée officielle accueillie dans l’hôtel où étaient reçus les boxeurs, avec une organisation millimétrée où rien n’a été laissé au hasard. Et finalement, le hasard n’a pas eût sa place en dehors du ring et sur le ring. Tout a été fait dans les règles de l’art avec le succès que l’on connaît désormais.

Chingiz, maître en son domaine

Que dire sur Chingiz Allazov ? Il a gagné, c’est un fait. Il a encore fait l’unanimité auprès du public. C’est vrai aussi ! Mais alors Chingiz a fait du Chingiz ? Pas tout à fait. Blessé à la main lors de son combat face à Bruce Codron, cette blessure s’est réveillée dès les premiers instants face à Mohamed Hendouf. Il lui a fallu s’adapter et s’appuyer sur une boxe moins puissante mais parfaitement gérée. Le bélarus a démontré qu’il savait se montrer stratège qui plus est face à un boxeur qui n’a jamais lâché et qui a tout donné pour battre cette icône. En vain ! En France il boxe à la maison et impossible d’abdiquer devant les siens. Il avait un deuxième game plan, preuve s’il en est qu’il avait préparé cette échéance avec succès. Mohamed Hendouf n’a pas de regret à avoir. Affronté le véritable numéro 1 mondial était un challenge en soit. Il fallait se battre avec ses armes pour ne pas avoir de regrets, c’est ce qu’il a fait, il faut l’en féliciter pour ça. Néanmoins, une question reste posée : qui peut battre Chingiz Allazov ? Rien n’est simple quand il s’agit du bélarus et c’est encore vrai quand il s’agit de lui trouver un opposant car les plus chevronnés hésitent !

Benzaquen passe son test avec succès

Il était attendu Cyril Benzaquen face à Alexander Stetsurenko. Ce test grandeur nature sur l’échiquier mondial, il l’a passé en construisant, en mettant du rythme sans tomber dans le piège du combat à mi-distance que voulait imposer le russe qui n’a jamais coupé la route. Il a suivi le français, c’est là où il perd le combat. Le jab de Cyril a fait des dégâts sur le visage d’Alexander, preuve qu’il sait user. Benzaquen a mis un pied dans la cour des grands même s’il doit concrétiser par la suite. Sa prestation démontre qu’il prend en maturité et qu’il sait s’adapter à ses adversaires. C’est sans aucun doute une qualité essentielle chez lui.

Nait Slimani a conquis Levallois

David Mejia est un véritable guerrier qui n’aura jamais lâché son adversaire mais ce Eddy là est inébranlable. Du grand art, c’est  ce qu’il a sorti sur le ring du Palais des Sports Marcel Cerdan. Coup de pied retourné, front kick visage, travail en variation c’est un panel qu’il maitrise à merveille même s’il s’est fait rappeler à l’ordre par son coin qui lui demandait de la concentration. Eddy a conquis Levallois, remportant au passage le trophée du meilleur boxeur de la soirée, trophée remis par Albert Kraus qui ne tarie pas d’éloges sur le français. Eddy a séduit et s’est trouvé un public car l’histoire entre les parisiens et lui ne peut s’arrêter là !

Ehouo méritait mieux

C’est vrai que le match était serré entre Yuri Bessmertny et Djibril Ehouo. Les deux hommes ont marqué tour à tour leurs points à tel point que la décision a été donnée à la majorité. Le français a livré une bonne copie face à un bélarus qui a peiné à rentrer dans son match même s’il a fini fort. C’est ce qui nous fait dire que l’extra round aurait du être utilisé. Il aurait mis tout le monde d’accord puisque les deux boxeurs repartaient de zéro. Qu’à cela ne tienne, Djibril a prouvé qu’il n’usurpait pas sa place dans les grand shows de la planète.

Célestin Mendes, une vraie révélation

Célestin Mendes ! Retenez bien ce nom car c’est sans aucun doute la révélation de la soirée. Opposé au rugueux Gordon Kalakhyan, lui aussi s’est appuyé sur une intelligence de ring pour mystifier son opposant, rageur à souhait. Technicien à la frappe solide, Célestin a construit mais surtout a fait preuve d’un stoïcisme absolu face à un adversaire qui perd ses nerfs et oublie de boxer. Victoire presque facile de Célestin Mendes qui mérite sincèrement la lumière des grands shows.

Cédrick Peynaud a enflammé la première partie

Face Dino Kacar, Cédrick Peynaud a littéralement enflammé Levallois. Peynaud est au sommet de son art car il a réalisé le match parfait face à un opposant puissant et généreux. En accélérant au fil des rounds, accentuant le travail en poing, le parisien a offert une partition parfaite et prouvé une fois encore l’étendu de son talent. Il a souhaité affronter Eddy Nait Slimani par la suite. Affaire à suivre !

Tout en puissance

De la puissance, il y en a eût avec Dexter Suisse face Abderhaman Coulibaly. On attendait le hollandais en jambes, nous l’avons eût en poing puisqu’il a axé sur l’anglaise pour venir à bout du français, vaillant à souhait mais qui n’était pas dans catégorie de poids. Mansur Vaduev a gouté aux frappes en jambes de Gary Anad. Malgré les hématomes sur les cuisses du russe, ce dernier a fini fort avec des frappes de bucheron. Gary avait assuré l’essentiel dans les 2 premières reprises poussant à bout nerveusement, son opposant du jour. Le chinois Song Shaoqiu a lui aussi eût les mains lourds face au roumain Stefan Irimia. Véritable cavalier seul livré par le représentant de la Chine, Song a fait vibrer le public avec un match mené tambour battant. Hamayak Avetisyan avait lancé la soirée version frappeur face à Zubaira Suleymanov. Impressionnant de part sa plastique, c’est un cogneur hors pair qui a tout de même dû se contenter d’une victoire aux points face à Suleymanov encaisseur hors pair.

Kichima Yattabare et Foued Jebari ont bien lancé la soirée

Ce n’est jamais simple d’ouvrir un événement comme le Victory. Kichima Yattabare et Foued Jebari ont tout donné sans tricher, faisant à la tradition qui veut que le premier combat est toujours très animé dans le show de Dominique Maraninchi. Les deux hommes y sont allés de bon coeur même si finalement, c’est la fraicheur physique de Foued qui a fait la différence.

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