Cédric Vitu, l’ingratitude d’une passion

Cédric Vitu aime passionnément la boxe. C’est sans aucun doute plus intense encore lorsque l’on devient le boxeur qu’il a été et qu’il est toujours finalement. Avec 51 combats professionnels et 315 rounds disputés, avec des titres de champion de France, d’Europe et plusieurs ceintures internationales, avec 15 années de carrière dans l’élite française de la boxe, il aurait dû s’inscrire dans les mémoires.

La désillusion est grande pour ne pas dire immense pour un homme de conviction, un sportif de caractère qui n’a reculé devant rien. « VIE DE BOXEUR » Depuis ce soir de défaite je n’ai plus vu grand monde a part ma Mère… Cette phrase dans un post Facebook en dit long sur l’ingratitude de cette passion qu’il a assouvi depuis tant d’années. Même si le titre mondial lui a échappé lors de sa dernière sortie, il a tant donné, il a tant à transmettre qu’il ne mérite certainement pas l’oubli.

Le boxeur est un gladiateur des temps moderne qui donne au public ce qu’il vient chercher : des sensations fortes. Et ça, on ne peut pas oublier lorsque l’on prétend aimer les combattants peu importe leur discipline. Chaque coup donné, chaque coup reçu est une empreinte indélébile dans l’histoire du pugiliste comme dans celle de l’inconditionnel. Ce devrait être une règle et ça ne l’est pas toujours.

Hélas, trois fois hélas, c’est devenu monnaie courante dans une société où tout va très vite, trop vite finalement. On prend, on utilise, on se délecte et on jette. A une époque de consommation excessive, l’humain s’oublie, se perd dans des pulsions déshumanisantes. Cédric Vitu a pourtant du charisme et de la générosité lorsqu’il boxe mais il se heurte à un phénomène croissant où peu de choses ont de la valeur désormais.

Sa carrière n’est pas finie ! Une défaite n’est pas la fin et ce revers face à Michel Soro ne peut pas être l’ultime acte de son parcours sportif même à 35 ans. Dans chaque guerrier il reste toujours un grand combat, il ne faut pas oublier cet vérité populaire qui s’est vérifiée tant de foisIl ne faut pas oublier Titi Vitu, ne serait-ce que pour lui dire merci de sa contribution au noble art français.

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