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Cédric Doumbe et Jimmy Vienot enflamment le Glory 60

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A Nabil Mazari

Lyon accueillait pour la deuxième fois hier soir le Glory. Le 60ème opus n’a pas réussi aux français qui ont connu essentiellement des revers et il fallait attendre le main event pour vois l’étendu du made in french en matière de pieds-poings. Cédric Doumbe et Jimmy Vienot ont enflammé le palais des sports de Gerland dans un match où l’engagement était un mot maître. Il faut bien admettre que le public attendait ces instants forts après avoir vécu une soirée oscillant entre les instants forts de la carte préliminaire et les victoires expéditives qui ont plombé clairement l’ambiance d’une salle qui ne demandait qu’a briller.

Doumbe diplômé ES de gestion !

Cédric Doumbe est un de nos plus beaux représentants au Glory, il faut apprécier cela. Dans l’affiche inattendue qui l’opposait à Jimmy Vienot a démontré à quel point son sens de la gestion du combat. Après une entrée digne du showman qu’il est, Cédric Doumbe a rapidement fait preuve de réalisme en infligeant un premier knock down à Jimmy avec ses crochets larges, très larges, qui arrivent sans que l’on puisse réagir. Jimmy, piqué dans son orgueil va d’abord répliquer avec la même arme avant de secouer Doumbe avec un genoux en contre. Le ton est donné ! « Doumced » a bien compris le danger. Vienot ne lâchera rien. Doumbe décide donc de laisser venir acceptant de prendre des coups, composant avec les esquives fantastiques de son opposant galvanisé par le public entièrement acquis à sa cause. Cédric est un champion, Jimmy en est un également ! Le match est débridé voir fou car la folie s’est emparer du ring. Jimmy chambre, projète se fait sermoner. Doumbe fait de même ! La stratégie est lancée et finalement le dénouement se fait dans l’ultime reprise. Avec un point négatif et un décompte, les affaires de Vienot sont compliqués d’autant que Doumbe « les envoie grave » ! Après une dernière reprise où jusqu’au bout Cédric a brouillé les cartes pour placer ses poings, il s’impose aux points dans un match qui aura eût le mérite de faire chavirer Gerland.

Jimmy Vienot, sans complexe

Jimmy est un seigneur. C’est un boxeur qui ne doute et ceux qui l’ont vu prendre une leçon en sont restés quittes pour revoir leur copie en matière de pronostique. Non seulement Jimmy a bousculé le roi mais il est reparti en tant que champion du peuple, un titre qui ne s’acquiert qu’au prix de sacrifices comme celui de la générosité. Vienot n’est pas venu tenir la distance, il est venu se battre en homme avec les codes imposer par le ring, sans se dérober devant ses obligations de boxeurs. Bravo et merci à lui car avec cette prestation il confirme pouvoir rivaliser avec les meilleurs de sa catégorie en K-1. Il est impensable que le Glory ne se tourne pas vers lui pour l’avenir car le futur ce sera avec lui dans ces règles comme en boxe thaïlandaise. Clairement, hier soir une star est née !

Ezbiri et Palandre sauvent l’honneur

A chacun sa stratégie ! Car il ne faut pas se mentir, à ce niveau Abdellah Ezbiri et Mickael Palandre avaient préparé les échéances comme il se doit. Ezbiri tout d’abord pouvait s’appuyer sur le sens aigu de son stratège de frère pour trouver le game plan adéquat face à Victor Pinto. Le retourné au corps a été décisif et il n’en a fallu qu’un pour permettre au lyonnais d’abréger la rencontre rapidement. L’honneur dans cette confrontation a pris tout son sens avec Abdellah. Vaincu par KO lors de son dernier combat au Glory, il fallait revenir avec un KO histoire de laver l’affronter de ce revers qui ne démontrait le réel niveau du concerné. Le contexte était différent pour Mickael Palandre en plein essor. Lui aussi a laissé venir pour mieux contrer et faire mal même si son adversaire sera contraint à l’abandon (épaule démise). Palandre était déterminé comme jamais et a bien expliqué par la suite que la victoire ne pouvait pas lui échapper. La détermination était le mot clef de ce combat comme celui d’Abdellah Ezbiri qui comme Palandre ne voyait qu’une issue : la victoire !

Guerric Billet enflamme la carte préliminaire

Guerric Billet a marqué dans tous les sens le public présent dans une carte préliminaire qui n’avait rien à envier au reste de la soirée, le sociétaire du Full Fc Creusotin a enflammé avec une boxe proche de la perfection. Rappelons qu’il disputait son premier combat pro hier soir ! C’est un détail qui a son importance et qui ne s’est pas vu tant sa maîtrise du ring a bluffé son monde. Avec Hafed Romdhane, ils ont livré le match de la soirée titre qui aurait pu être pris par Saïd Ahamada et Geoffrey Vivies qui ont offert une véritable guerre des tranchées. Saïd a réussi imposé une épreuve de force qui a pris tout son sens dans cette affrontement. Cette première partie de soirée a lancé comme il se doit ce 60ème opus du Glory qui n’a pas réussi aux français par la suite. Il faut ajouter l’intelligence de Mehdi Kada qui a laissé passer l’orage avant de trouver la faille et s’y engouffrer, le fighting spirit de Yoann Mermoux qui a boxé en patron sans jamais sortir du schéma tactique prévu. Coup de chapeau à Victor Bordage courageux à souhait malgré la défaite face à un thaïlandais usant des jambes comme jamais.

Time line de la soirée

 

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Choc Des Gladiateurs 18 : Dehby retrouve son rang !

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Crédit photo : Marc Santoni

Marc Notari l’avait annoncé : « Cette 18ème est la plus belle que j’ai proposé dans toute l’histoire du Choc Des Gladiateurs ! » Le 18ème opus lui a donné raison. Quelle soirée, quelle ambiance, quelles sensations.Tout a été parfait même le timing malgré un programme fleuve et de nombreuses animations.  La soirée a eût sa reine, Amel Dehby. La championne a ravi la vedette, statut oblige mais également en offrant un combat de haute volée. Retour sur une soirée qui conclue la saison de bien belle manière.

Rien n’était simple pour Amel Dehby. Le contexte dans lequel elle se trouvait avant le match en aurait perturbé plus d’un, pas elle. Sa force de caractère lui a permis de démontrer que son statut d’icône n’est pas usurpé. Face à la turque Irem Akin et son anglaise redoutable, la française a construit patiemment tout en donnant une leçon de mental à son adversaire. Indéniablement, c’est un match abouti qui va servir pour la suite avec en ligne de mire, la ceinture du Enfusion à la fin de l’année. Irem est une boxeuse qui était invaincue avant la rencontre et cette situation n’était en rien usurpée. Pour Amel, la victoire est acquise intelligemment même si elle a su ponctuer avec des frappes solides et de la justesse technique. Sans oublier sa fraîcheur physique qui démontre à quel point elle a travaillé pour retrouver son niveau.

En bon chef d’orchestre, Marc Notari, qu’il ne faut pas remercier (il ne veut pas), était partout et même parfois dans le coin de ses boxeurs, quand il le pouvait. Passionné comme à la première heure, le promoteur varois a offert un show à son image : généreux et entier. Merci à lui !

C’était le main event de la soirée : Grégoire Gottardi affrontait Thibault Arias dans les règles du K-1. Et le public en a eût pour son argent là-aussi. Quel match ont offert les deux hommes durant trois reprises d’une belle intensité. Arias n’a jamais lâché et même pris systématiquement l’initiative. Le marseillais a rendu coup pour coup, faisant fi de l’allonge supérieur de Grégoire. Ce dernier choisi de s’appuyer un peu plus sur son allonge ce qui va poser problème peu à peu à Thibault, qui a laissé quelques plumes physiquement avec un très gros début de fight. Gottardi en profite tout en restant méfiant. Touché sur un blocage, il lui a fallu composer dans ce match où les débats sont restés serrés jusqu’au bout.

28.000 euros ont été récolté, somme qui a été redistribué à sept association qui s’occupent d’enfant malade, de victime d’accident, de soutien au pompier etc….L’organisation avait promis de reverser tout, elle a tenu parole remettant sur le ring les chèques qui concrétisent la sueur et l’engagement de nombreux bénévoles, de partenaires qui ont soutenu à leur manière.

Chez les hommes forts, Freddy Kemayo affrontait Hassen Otman, boxeur auquel il rendait plusieurs centimètres. Hassen a été comme toujours courageux à souhait et même parfois dangereux avec ses genoux mais face à lui, il avait un boxeur d’expérience, rodé à l’exercice du combat pro depuis 18 ans. Pour l’anecdote, Freddy a disputé son premier combat à ce niveau lors de la première édition du CDG. Malgré l’absence de préparation, Kemayo a fait parlé le métier, fauchant la jambe d’appui, durcissant avec ses poings. Il s’impose aux points et pense clairement à une troisième participation.

Mohamed Hendouf et Maximo Suarez étaient attendus. Le premier parce qu’il est un habitué du public français, le second parce qu’il aspire à l’être. Les deux hommes ont connu des soirées différentes. Mohamed croisait le fer avec l’italien Ovidio Mihali. Ce dernier s’est montré dur au mal et déterminé mais ce n’était pas suffisant pour battre un boxeur comme Hendouf. Le pensionnaire du Queensburry s’est appuyé sur des combinaisons chirurgicales des deux mains. Un vrai travail de sape au corps sans oublier des remises en jambes bien senties qui lui offre la victoire dans un match qu’il a dominé de la tête et des épaules. Maximo est ressorti déçu de sa prestation face à l’italien Roberto Sacco. Ce dernier a rapidement constater la puissance de l’espagnol et opté pour un combat où le clinch a été une solution le temps d’un round. Blessé à la main, Roberto abandonnera dans la deuxième reprise, incapable d’utiliser sa main.

Luc Genieys a pris sa revanche sur Gebril Chaibi en signant un KO magistral dans la première reprise. Dans un match très électrique, Genieys a trouvé la faille avec un crochet large aussi précis qu’efficace. Romain Gagioli s’est imposé par abandon dans la deuxième reprise de Tony Espade. C’est pourtant ce dernier qui avait bien démarré son combat, infligeant un knock down sur une belle série des deux mains. Blessé au tibia, Tony va poursuivre et encaisser des frappes lourdes dans les jambes. Clairement gêné par la coupure qu’il avait sur le tibia, Tony ne pouvait plus poursuivre, les low-kicks de Romain compliquant sérieusement les débats.

Opposition de styles en règle entre Nazim Djennadi et Adam Ghaleb. Plus grand, Nazim s’est appuyé sur son allonge avant de constater la puissance de frappe vitrollais. Le scénario est assez simple, Djennadi distribue un nombre incalculable de jambes, alors que Ghaleb fait le forcing à mi-distance pour placer ses crochets monstres. Game plan payant pour lui puisqu’il s’impose aux points au profit justement de cette efficacité. Coup de chapeau à Nazim Djennadi, auteur d’un match intelligent.

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Glory : Mickael Palandre, se révèle et intègre le Top 10 !

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S’il y a un boxeur qui a marqué le Glory à Paris le week-end passé, c’est bien Mickael Palandre qui a donné bien des leçons en 3 rounds de 3 minutes. Bien sûr que Wlad Tuinov était le favori de cette rencontre mais il fallait être ignorant pour ne pas voir la possibilité d’une victoire en faveur du français. En même c’est un sport national chez nous que de « dézinguer » un boxeur là où la solidarité devrait être de mise autour de lui.

Palandre et sa team ont fait fi de tour pour répondre sur le ring, rien que sur le ring. Les rois du clavier n’ont pu que constater que « Mikk » n’était pas là par hasard. Par le passé il avait déjà battu des solides comme le russe. Gaëtan Dambo, Yazid Boussaha sont de ceux-là. Palandre a une qualité maîtresse dans sa panoplie de boxeur : un mental à toute épreuve. Cette force de caractère lui a servi tout au long du match qu’il a mal démarré.

Mais quel retour dans la deuxième reprise où ses frappes en zone basse et médiane ont été efficace sans oublier ses genoux. Malgré les missiles des deux mains de Tuinov, le pensionnaire du BT 42 a boxé en patron, imposant sa distance et son rythme ce qui n’était pas au goût de son rival qui s’énervait à la minute de repos. Palandre s’est transcender durant le match poussé par les siens, motivé à l’idée de gagner et gravir les échelons.

Le Glory l’a bien compris et l’a intégré dans le Top 10 des -70kg (il est classé challenger numéro 9). C’est une belle récompense qui plus est méritée pour le français qui voit que le travail porte ses fruits même si le plus dur reste à venir. Il a franchi un cap mais il y a encore du chemin à faire.

Mickael est nié entouré avec Irwyn Baltazar Dias qui sait se montrer patient. La leçon à retenir de ce que réalise Palandre actuellement est là : il faut construire et ne pas se précipiter en écoutant le chant des sirènes. Les faits donnent raison au duo et leur team qui n’ont pas fini de faire parler d’eux !

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