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Cage Encounter 4 : le MMA a-t-il enfin trouvé sa place ?

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Peut-on faire des shows MMA en France ? La question est posée depuis hier soir et le Cage Encounter 4 qui a eût lieu hier soir au cirrque d’Hiver à Paris. En effet, des combats en cage avec frappes au sol ont été proposé. De-là à penser que le MMA est légalisé en France, une utopie hélas vite partager sur les réseaux sociaux. Il n’en est rien ! Et c’est vers Younes Ibnou Laïd plus connu sous le nom de Lenoir IKUSA, un spécialiste de la discipline que nous nous sommes tournés pour savoir de quoi il en retournait exactement et vous allez le voir, le chemin vers la légalisation est encore long.

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Peux-tu te présenter pour les lecteurs ?

Bonjour, Lenoir IKUSA, j’occupe la fonction de rédacteur sur le site d4informations sur les sports de combats et arts martiaux IKUSA (www.ikusa.fr), depuis octobre 2011 maintenant. J’ai également rédigé quelques piges sur le MMA dans un numéro du magazine Karaté Bushido.

Alors ça y est, le MMA est légalisé ?

Pas vraiment non ! S’il y a effectivement eu un événement de grande envergure hier soir, cela ne veut pas dire que c’est gagné pour autant. C’est comme si un entraîneur de football déclarait que son équipe avait gagné le match, lorsque celle-ci ouvre le score… Il existe encore un monde entre organiser en MMA et obtenir des autorités que ce soit officiellement possible.

Comment doit-on percevoir le Cage Encounter 4 ?

Le Cage Encounter 4 doit être perçu comme ce qu’il est, à savoir, le premier événement de vrai MMA moderne, de grande envergure, organisé en France… et non pas comme le premier événement tout court… En effet, à ce titre, Mohamed Temmar est précurseur puisqu’ayant organisé une forme qui s’en rapproche plus tôt au début du siècle, où l’on voyait entre autre Makhtar Gueye faire ses débuts. En 2011, Franck Lopez, dans la ville de Tours, organisait le PMT (Private MMA Tournament) qui n’est autre qu’un tournoi de MMA dans le même style que les Contenders. La grande différence, c’est que ça n’était pas sur la capitale, pas dans un lieu aussi mythique que prestigieux que le cirque d’hiver, et pas avec une aussi grosse fightcard.

Peut-on parler de jurisprudence ?

Définissons d’abord ensemble ce qu’est la jurisprudence. Il s’agit des décisions juridiques qui ont été précédemment prises, et qui decrivent comment le problème juridique dont il était question a été réglé. Elle se constitue d’abord des décisions que les instances judiciaires les plus élevées d’un pays ont rendu, mais aussi à plus basse échelle, celles rendues par n’importe quel tribunal. La question n’est donc pas selon moi de savoir si jurisprudence il peut y avoir mais qu’est-ce qu’elle apportera… À mon humble avis, rien du tout !

Quels signes peut-on voir avec ce qui s’est passé hier soir ?

On peut voir plusieurs choses… La première d’entres elles est le fait que le MMA se légifère officiellement ( ce qui est une utopie selon moi). Mais qui peut le meilleur peut le pire, donc il se peut aussi qu’il soit interdit officiellement désormais (ce n’est pas simple à faire mais pas impossible). La deuxième est que les organisateurs de pancrace, voir même des autres sports de percussions modernes telles que le muay thaï, soient soumis à des contrôles de plus en plus strictes, compliquant ainsi l’organisation d’événements, et l’expansion du sport en France. Et de manière plus étendue, cela pourrait aussi empêcher certains événements de voir le jour. Mais il n’y a pas que des points négatifs, car les organisateurs ont su prouver que c’était possible d’encadrer correctement un événement de MMA, avec un public discipliné, des athlètes préparés et respecteux, des médecins qui savent faire leur travail…. bref du sport quoi ! Ils ont également permis au public français de voir ses stars internationales s’exprimer dans leur art. Parmi elles, Fayçal Hucin demi-finaliste du Cage Warriors, Karl Amoussou vainqueur du tournoi du Bellator et ancien challenger pour le titre, Christian Tonton M’Pumbu ancien champion du Bellator. On a également pu voir les futurs pépites de demain telles que Samir Faiddine par exemple. Tout ça, sans sortir du pays.

Le net s’enflamme, que peut-on répondre aux lecteurs qui pensent que l’Etat a franchi le pas en ce qui concerne le MMA ?

L’Etat n’a franchi aucun pas… du moins pas celui que l’on croit. Les organisateurs ont été extrêmement courageux en organisant un événement à pertes (car oui l’événement sera déficitaire) et bousculer les pouvoirs publics. Les répercutions du Cage Encounter 4 seront récoltés au moins la semaine prochaine ou la semaine d’après, le temps que les autorités et les lobbies organisent leur contre attaque. Une chose est certaine, le MMA n’est toujours pas légiféré et si le Cage Encounter 4 peut permettre à ce que cela se fasse, ce ne sera pas avant 6 mois le temps qu’un débat s’organise au sein du parlement car nous sommes dans un pays soumis à des lois malgré tout, et l’arsenal politique et judiciaire est assez complexe…

Pour finir, est-ce que le CE4 est annonciateur de bonnes choses pour l’avenir du MMA en France ?

Le CE4 est annonciateur de bonnes choses oui, mais malheureusement pas que… On voudrait tous qu’il annonce la venue de l’UFC en France… comme il peut annoncer la promulgation officielle d’une loi contre le MMA (n’étant pas très calé en droit, je ne peux pas dire si cela relève du possible ou pas). Je suis comme tout le monde : j’attends de voir… Je veux également voir si les personnes qui ont crié « Youpi on a du MMA en France, on a le droit » assumeront en gardant le même soutien indéfectible si les conséquences.

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Villejuif Boxing Show : Pascal Arène sait ce qu’il veut !

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C’est un homme passionné qui propose le Villejuif Boxing Show le 15 mars à venir. Pascal a la passion du ring et des boxeurs à tel point qu’il fait de son engagement un vrai sacerdoce. Représentant de la WMC en France, il n’en oublie pas son rôle de coach et celui de promoteur. Malgré un emploi du temps chargé à souhait et à quelques jours de la soirée, il a répondu à nos questions dans une entrevue exceptionnelle.

Pascal Arène et Xavier Lafaye (arbitre international WMC)

Comment ça va ? Ca va bien Jérôme, très bien.

Où en es-tu à quelques jours du Villejuif Boxing Show ?  On est en plein boulot, c’est la dernière ligne droite, les derniers réglages, entre l’organisation et la fin de préparation de nos boxeurs.

Le main event est le jubilé de Bakari Tounkara face à Karim Benmansour. Quelle est ton histoire avec « Bak » ?  Tout d’abord, je tiens a remercier Karim d’avoir accepté ce combat, c’est toujours difficile pour un entraîneur qui est a la fois le promoteur d’un gala de préparer la fightcard et encore plus quand il s’agit du dernier combat de son premier grand champion.
Mais avec la belle et longue carrière de Bakari, je ne pouvais pas présenter au public un combat contre un faire valoir, il fallait un champion, un champion avec des valeurs. Karim correspondait a ce que je recherchais et il était disponible.
Ils se sont déjà rencontrés tous les deux, c’était un très beau combat, je suis certain que cette revanche et donc ce jubilé sera sensationnel.
Bakari est avec moi depuis qu’il fait des combats au KO, aujourd’hui son palmarès affiche 115 fights, cela fait plus de 20 ans !
On s’est construit ensemble, lui en tant qu’athlète moi en tant que coach ! Bakari a boxé sur les plus grands plateaux Français, les Bercy de l’époque du grand Canal+ et de Samy Kebchi, les TK2 de Aix… et voyagé dans de très nombreux pays et pris
des titres, des ceintures, des médailles, jusqu’au SportGames à Pékin. On a gagné, on a perdu mais on s’est toujours régalé. On a pris du plaisir et c’est cela le plus important comme ce magnifique gala Ile-Maurice Vs France avec Johnny Halliday en parrain de la soirée avec nous dans les vestiaires !

C’est un événement où dans tous les combats il y aura un boxeur de ta team, l’Academies des Boxes de Villejuif. Ca te tenait à coeur de promouvoir les membres de ton club ? C’est clair, nous avons une grosse team, mais il nous manquait notre gala, chez nous a Villejuif. Je tiens a remercier Monsieur Le Bohellec Maire de notre commune pour son engagement à notre côté, sans son appui le VBS n’aurait pas vu le jour.
Je remercie également nos deux élus aux sports et les Services de la Jeunesse et des Sports et de la Communication pour l’énorme travail et soutien qu’ils nous ont apporté depuis le début de l’organisation de ce grand gala International.

Quelle relation il y a entre toi et les membres de ta team ? C’est un lien fort essentiel dans ton fonctionnement ? Nous avons une relation forte entre entraîneurs et boxeurs, pour moi je dirais même qu’elle est essentielle.
Avec l’ensemble du staff de l’Académie, messieurs Sidy Koné, Laurent Lutz, Samake Tomboron, Florent Guilon, Mamadou Diambang et Flavien Granet nous veillons à conserver cet état d’esprit. Nous sommes un club formateur, une famille d’ailleurs après le départ de notre président historique Francis Hamdaoui, c’est son neveu Jeremy qui a pris la présidence.
Les Berthely, Reine, Kébir, Saoudi pour ne citer qu’eux ont étés formé chez nous et sont encore là, des années et des années après…c’est cela notre force. C’est aussi ce que nous voulons transmettre. Nos coachs aussi sont d’anciens compétiteurs de notre team, ils ont choisis de rester, de passer leurs diplômes et de continuer le boulot.

Tu restes néanmoins un coach exigeant. C’est une qualité fondamentale pour amener des boxeurs au plus haut niveau ? Oui l’exigence et la discipline, sans ces 2 éléments tu ne peux pas avoir de très bons résultats, c’est même impossible. La boxe demande beaucoup, de sacrifices, du temps, de la souffrance mais au bout c’est tellement beau que cela mérite de les faire, mais il faut avoir faim !

Quel est le rôle le plus dur : coach ou promoteur ? Promoteur tu montes un plateau, une organisation, tu as une date, un objectif, tu bosses dessus et une fois que c’est fait tu souffles.
Coach c’est un engagement, tu as des boxeurs à faire évoluer qui ont confiance en toi, tu les accompagne dans leurs choix, dans un moment de leur vie plus ou moins long mais pendant cette durée tu vies avec eux. Tu les vois plus que ta famille et eux la leur ! C’est autre chose…

Quel est ton but avec le Villejuif Boxing Show ?  Mon but avec le Villejuif Boxing Show est de donner à nos boxeurs un gala à la hauteur de leur team, de notre Académie et de permettre comme le souhaitait également Monsieur Le Maire aux Villejuifois de voir leurs champions boxer à domicile.

Quelques mots pour finir ? Pour terminer Jérôme, je tiens a remercier ceux qui ont toujours étés à nos cotés, et j’ai une pensée pour ceux qui ne sont plus là. Merci à l’ensemble de nos partenaires et je vous donne rendez-vous le 15 mars. Nous sommes déjà à guichet fermé mais pour ceux qui ne peuvent assister à notre gala Canal+ notre diffuseur proposera un premier passage le mercredi 20 mars.

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Matthias « The Fire » Riccio

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Par Luxo . Crédit photo : Facebook de Matthias Riccio avec son aimable autorisation 

Pionnier du MMA français, enseignant, compétiteur dans l’âme et toujours prêt pour un défi sportif, sa parole fait autorité car il transpire sur les tatamis et les rings du Sud-Ouest depuis plus de 20 ans… et n’est pas prêt de s’arrêter.
Fort de sa gouaille, de son verbe haut mais surtout de sa posture d’expert du combat sous toutes ses formes, Matthias se prête pour fightinfos.com au jeu de l’interview, après un titre mondial en Jiu Jitsu aux côtés de son coach et compère Thomas Loubersanes.

Salut Matthias ! L’interview publiée en 2017 te donnait la parole sur des thèmes divers, ton parcours et celui de ton frère Damien, ta vie de coach et ton point de vue sur les sports de combats en France … Alors, quoi de neuf en cette fin 2018 ? Pour un homme qui comme moi rajeunit à vue d’œil, tout est neuf !
Depuis le gala-hommage à mon frère Damien, en Avril 2017, j’ai opéré un léger « délestage » de quatorze kilos… Durant cet évènement hautement symbolique, j’avais repris un kata qui m’avait valu un titre de champion de France de Karaté par le passé, ma sœur l’ayant appris aussi, nous avions traversé cela avec nos valeurs martiales, en famille.
J’avais par contre remis les gants « au talent » et avec tout le respect dû à mon partenaire ce soir là, j’avais boxé sur mes acquis…. tout en ayant peut être conscience d’un chemin restant à mener pour retrouver ce que je suis aujourd’hui.
Après, sur le plan personnel ou en terme de résilience, il y a eu du bon et aussi du mauvais, ce gala a consacré mon besoin viscéral d’échéances pour me prendre en main.
J’ai par le passé stoppé ma carrière à 27 ans et aussi étonnant que cela soit pour les non initiés au combat, j’avais en moi l’idée qu’à 40 ans, mon lien avec la situation d’opposition n’était pas fini !

Quelle forme cela a-t-il pris, concrètement ? Par des choses peu connues ici mais qui m’attirent, au Pérou et dans un voyage axé sur le chamanisme. Ce voyage a clôturé une période de deuil très dure, un cap à passer par rapport à l’évolution de la relation avec mon frère, dont la présence dans tout ce que je fais est une évidence.

Quelles conséquences au retour en France ? Des changements majeurs comme l’arrêt du travail de nuit par exemple et la mise en œuvre de projets divers, liés au sport sous toutes ses formes en tant qu’enseignant de Kick Boxing/ K.1 ou MMA. Parallèlement, en tant que pratiquant, je suis au cœur d’une étape de vie pressentie mais inespérée : mon retour en compétition en Jujitsu brésilien, où je redeviens « élève », en quelque sorte.

En quoi cela est-il possible et pourquoi à Toulouse ? Du fait d’une belle connexion humaine et sportive avec Thomas Loubersanes, un coach et pratiquant de haut niveau qui me malmène sur les tatamis et qui à 38 ans défie les plus jeunes en toutes catégories (et leur met des branlées d’ailleurs !).
Ce garçon m’a mis sur les rails d’un projet compétitif, en l’occurrence le championnat d’Europe de JJB à ROME en Avril 2018, en me poussant vers le haut et en constituant une belle équipe autour de lui et de son maître de Luta Livre (Roberto Leitao, légende vivante de ce sport au Brésil).
Ce dernier était présent suite à l’invitation de ses élèves français et retrouver la compétition dans ce cadre était parfait, sous le regard de Thomas qui m’a très bien coaché. Maître Leitao, du haut de ses 82 ans a insufflé un mental de vainqueur à tous…
Le résultat a dépassé nos espérances avec 19 médailles pour la délégation (essentiellement) toulousaine, et dans mon cas de belles sensations qui donnent envie d’aller plus loin.

Thomas Loubersanes et Matthias Riccio

Peux tu préciser les choses sur les compétitions de ROME puis aux USA il y a peu ? Il faut imaginer d’où je viens et mon style initial, qui valorise l’esprit guerrier et la recherche du KO, initialement…
En JJB, cela marche peu, il faut marquer des points et soumettre, c’est un renouveau complet pour moi que d’approcher un sport aussi tactique et d’admettre que parfois le passage en force ne marchera pas !
A Rome, j’ai entamé le plus mal possible les choses dans ma catégorie (Master 3, Ceinture Violette, de 41 à 44ans, en -97kg), j’ai essuyé une vraie raclée devant le champion d’Europe en titre en voulant passer tout en puissance, en m’échauffant trop… J’ai vraiment subi un déclic, en voyant l’aspect vain en JJB de mon approche, toujours trop liée à mon vécu en MMA ou Kick Boxing.
Suite à cela, Thomas a choisi de m’inscrire en « toutes catégories » et j’ai eu la chance de pouvoir prendre ma revanche contre le même adversaire que j’ai cette fois bien battu. Au tour suivant, contre un italien de 130kg, j’ai aussi vu que j’avais de belles attitudes et de la tonicité à revendre, qui me sera utile très bientôt.
En effet, après trois mois d’entrainement, j’ai su performer à Rome ! Donc, cela a guidé nos pas pour la suite : après une préparation intense en Thailande, nous sommes partis aux USA début Décembre 2018, en Californie pour les mondiaux de l’IBJJF.
Dans ma catégorie (Master 3 / Ceinture Violette), je finis champion du monde. Thomas lui est classé n° 5 mondial dans la catégorie reine (Adulte, Ceinture Noire Poids Lourds), il réalise un authentique exploit. L’objectif est atteint pour nous deux.
Cela nous engage à nous frotter aux meilleurs mondiaux, aussi nous irons en Février 2019 à SAN DIEGO où s’entraîne l’équipe ATOS, classée n° 1 mondiale. C’est là que nous comptons progresser, encore et toujours !
Cela me motive et m’engage même à revenir en MMA en 2019, voilà le scoop que je peux confier, sans entrer dans les détails pour l’instant…

Que retires-tu de ton actualité sportive ? J’y vois du sens sur le plan de la continuité d’une force, sur la nécessité d’effacer ma dette et sur ce que j’ai véhiculé pour ceux qui connaissent les Riccio.
De façon plus globale, pour les fans d’arts martiaux et de sports de combats, je sais que la vérité ne se trouve qu’en se mettant personnellement en question.
Car pour moi comme pour mes élèves, nous sommes notre seul et unique adversaire.
J’établis ainsi lorsque je rencontre les gens dans les salles où j’enseigne une forme de « bilan » initial : comprendre ce dont il a besoin et l’amener à la découverte de lui-même.
Cette formule n’est pas une vue de l’esprit, cela s’éprouve au quotidien, sur vos rings, vos tatami, devant vos sacs de frappe… Et à chacun de définir son exutoire, pour ma part la recherche de KO en était un, à chacun de visualiser sa part.

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01 juin 2019

Nuit du KBP 2

Complexe sportif Paul de Vivie, Pernes Les Fontaines, 391 Avenue René Char, 84210 Pernes-les-Fontaines

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