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Boxing For Legend : Karim Aliliche affronte Souleymane M’Baye

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L’histoire des sports de combats est ainsi faite ! Les œuvres de fiction s’abreuvant à la source des clichés, qui n’a pas en mémoire ces images de l’entraîneur au grand cœur, du footing du champion dans le froid de l’hiver, du champion qui peine à arrêter sa carrière, du jeune espoir soucieux de tout emporter sur son passage…
Mais ces stéréotypes ne sont-ils pas dépassés, malgré le succès qu’ils remportent dans les salles de cinéma ? Ne faut-il pas présenter avant tout nos athlètes comme des hommes et sportifs exemplaires, vivant à plein leur passion sportive ?
LIDF jette un œil sur une organisation originale de Boxe Anglaise, qui mettra en lumière le Samedi 10 Juin 2017 deux boxeurs, que l’âge oppose désormais mais qui sont passés tous deux par la belle école du pieds-poings. De façon bien pensée et avec retransmission sur « L’équipe TV », DN Challenge organise en main-event de cette soirée la ceinture du Championnat de France des poids welters. Souleymane « The Sensation » M’Baye, déjà Triple Champion du Monde par le passé, tentera à 42 ans de remporter une nouvelle ceinture de Champion de France.
Si nous avouons notre admiration pour ce défi au temps qui passe, il n’est pas nécessaire d’en dire plus sur M’BAYE, si ce n’est pour vous renvoyer à la belle interview de la chaine Youtube de Fabrice Allouche « FUNKY BOXING », qui vous permettra de comprendre ses motivations.
Il manquait néanmoins, à quelques jours du combat de DEAUVILLE, une interview détaillée du champion en titre, peu exposé depuis l’obtention de son titre à PAU contre Steven Bloyer en Février 2017. Connaisseur et passionné par son sport, Karim ALILICHE a construit sa carrière avec beaucoup d’abnégation, avec des soutiens fidèles et compétents et sans fuir les défis sportifs risqués à l’étranger. Au retour d’une semaine de préparation en Angleterre, il prend quelques minutes pour aborder son prochain combat.

Salut Karim, peux tu évoquer ton parcours et tes débuts en Boxes ?

Un parcours relativement classique mais pas épargné par les incidents, celui de plein de jeunes qui se sont construits dans les sports de combats. Dans mon cas, des débuts en Savate Boxe Française puis Kick Boxing dans les années 1995 environ. Didier TREMOLADA, mon premier entraîneur, a su me transmettre sa passion pour le combat et sa science des déplacements, j’ai su utiliser cela à bon escient quand cela a été nécessaire. J’ai été marqué par le décès d’un ami du club, Nabil ASFI, lorsque j’étais très jeune, mais la vie de club à PAU et l’envie de me confronter au plus haut niveau m’a fait rester dans le sport jusqu’à aujourd’hui.

As-tu obtenu des titres en pieds-poings ? As-tu toujours mené de front Boxe Anglaise et sports pieds-poings ?

Je n’ai plus les dates en tête mais en Boxe Française Savate et Kick Boxing chez les juniors, ainsi qu’en Full Contact avec le club de CENON et LOURDES, j’ai pris beaucoup de plaisir et je me suis maintenu en activité sur les rings. Jusqu’en 2008, on peut parler de double parcours enre Boxe Anglaise et Pieds-poings, cela me permettait d’obtenir des dates de combats supplémentaires. Mais j’avais en tête depuis mon passage chez les professionnels d’aller le plus loin possible, le choix s’est en réalité imposé à moi.

Quand as-tu cru en tes chances d’être champion de France Pro en Boxe Anglaise ?

Si je te dis depuis mes débuts, cela te parait prétentieux ? Plus sérieusement, j’ai joué à fond ma chance en 2006 pour les sélections de PEKIN, je perds en quart de finale du championnat Amateurs contre le regretté Alexis VATSINE, à LAVAL. J’avais l’opportunité par la suite de boxer pour le Maroc mais de longue date, mes proches me poussaient vers la Boxe « Pro », qui correspond davantage à mon style. L’idée était sans doute bonne mais le timing a été contrarié par un grave accident de moto, suite auquel j’ai subi une opération du poignet et du genou… Un coup d’arrêt qui laisse encore un goût amer aujourd’hui, tout un travail a été à refaire sur le plan physique et mental.

Tu parlais de ton style de boxe, qu’en est-il exactement ?

En me fiant à ce que j’ai entendu à Londres ces derniers jours, «  very strong » ! Je ne suis pas un puncheur au sens initial du terme, plutôt un frappeur qui a une bonne gestion de l’espace, peut être en lien avec mon vécu en pieds-poings ? Pour m’adapter à la Boxe Anglaise Pro, j’ai fourni un gros travail technique, pour faciliter la recherche d’efficacité. J’ai toujours voulu retirer le meilleur de toutes mes expériences, pour gagner en adaptabilité et varier ma boxe selon mes opposants. Avec l’aide de divers coachs, j’ai essayé d’être à l’écoute des diverses visions du combat « pro », je veux citer ceux qui ont beaucoup œuvré pour cela, Eric LARROUY et Pascal KUENZI DUVAL. J’ai mis environ cinq combats à avoir de bonnes sensations et je suis resté invaincu jusqu’à mon huitième combat Pro.

Et par la suite, que s’est il passé ? Quels sont les combats marquants dans ta carrière ?

Les joies des décisions litigieuses, qui constituent une vraie douleur à chaque fois et qui sont trop fréquentes dans notre sport. J’ai de bons souvenirs de ma victoire en Coupe de la Ligue, chez les supers légers, par la suite, je me suis dirigé vers les poids welters (soit – 66,600 kg). J’ai surtout en tête le respect de l’adversaire et du public anglais après un combat à Sheffield contre Scott Cardale, qui fut champion du Monde Amateurs en 2012. Certaines défaites dans ce contexte valent bien des victoires, je valorise les parcours des boxeurs non protégés, qui se construisent dans leur coin et prennent des risques, sans gestion de carrière menée par un tiers.

L’accès au titre chez les professionnels, cela s’est joué comment ?

Assez logiquement vu le parcours explicité ci-dessus, dans les grandes lignes. J’avais repris sur de bonnes bases avec un combat de rentrée en 2015/2016 que je gagne par KO, j’enchaine sur un une décision mitigée contre le très bon Yazid Amghar, puis un combat à Londres… Je voulais rester actif malgré la rénovation de la salle de Boxe que je dirige à PAU, et vu que le champion en titre Mohammed MIMOUNE se dirigeait vers l’Europe après sa belle victoire en Espagne, il était temps de me mettre sur les rangs ! Cela s’est bien déroulé, dans un combat exigeant sur le plan tactique, dans la belle salle du Palais Beaumont à PAU, un lieu magique qui a vu défiler plusieurs centaines de supporters ! La boxe a ce soir là fait jeu égal avec l’Elan Béarnais (Basket) et la Section Paloise (Rugby) et dans ma ville très sportive, cela aussi est une grande fierté.

Le combat à venir contre Souleymane M’Baye, c’est une affiche inattendue, que peux-tu en dire ?

J’ai en effet en tête qu’un champion du Monde par trois fois, qui après ses 40 ans veut regagner le titre national, c’est un pari qui mérite du respect. J’ai vu ce boxeur avec des yeux d’enfant, il y a bien longtemps. Sauf que pour ma part, la maturité est là, j’ai lutté durement pour remporter ce titre et il devra réellement venir le chercher, comme on le dit habituellement ! En boxe, il n’y aucun combat facile, je suis certain que Souleymane sera fin prêt, comme je pense l’être après une semaine éprouvante en Angleterre où j’ai pu trouver des sparrings partners à la hauteur.

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