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Old School : Samir Mohamed, le 5 juin 2004

En cherchant dans mes archives, j’ai retrouvé quelques pépites qui nous ramènent il y a quelques années déjà. Aussi je vous propose de revenir de temps en temps sur un moment fort du pieds-poings français à travers une ou plusieurs photos.

Le 5 juin 2004, Samir Mohamed allait marqué l’histoire du pieds-poings français bien malgré lui. Le nîmois, habitué des combats à l’étranger, affrontait Jean Charles Skarbowsky dans les règles du kick boxing, pour ce qui constituait son baptême du feu dans l’hexagone. Car finalement, le grand public en savait peu sur ce boxeur qui ne perdait jamais et faisait soulever les foules partout où il passait.

A l’époque les combats en boxe thaïlandaise n’étaient pas les bienvenus et cette confrontation en « terrain neutre » (ndlr : le kick boxing) était en adéquation avec la volonté des deux camps. Pur produit du full contact, Samir avait déjà boxé dans les disciplines avec low-kick mais ce match-là face à un tel champion avait fait beaucoup de bruit en France. Car pour beaucoup, Samir Mohamed était le fulleur qui ne les prends pas dans les jambes.

Les réseaux sociaux en étaient à leurs balbutiements mais les discussions allaient bon train et finalement, ils étaient peu nombreux à croire aux chances du nîmois. Discret, celui que Pascal Iglicki avait appelé le « Petit Prince » , a réservé sa réponse sur le ring. Et quelle réponse dans ce show de Samy Kebchi qui se déroulait au Zénith de Paris.

Le combat fût serré entre Samir technicien hors pair et un Jean Charles destructeur. Les 7 rounds règlementaires ont tous offert quelque chose au public, sans jamais que l’intensité ou l’engagement ne baisse. Le débat entre la technique et l’efficacité existait déjà ! Pourtant Samir s’était mis le Zénith dans la poche à grand coup de front-kick visage, de coup de pieds-retournés-sautés et d’un fighting spirit à toute épreuve. Pour l’anecdote, un officiel m’avait confessé : « Ca m’emmerde parce Samir est un fulleur mais il a gagné ! ». Clairement, malgré tout ce qu’il avait fait auparavant, un mythe naissait ce soir de juin 2004. S’il avait eût le succès modeste, Jean Charles Skarbowsky avait été lui aussi exemplaire malgré la déception.

Quand je pense à nouveau, je me dis qu’il fallait voir cette ambiance de folie avec le clan Acariès qui avait donné de la voix pour « le Petit Prince ». C’était surréaliste ! Que dire de son entourage : son manager de l’époque Stéphane Cabrera ne tenait pas en place tant l’intensité du combat dépassait le cadre du ring. Samy Kebchi offrait à la France du pieds-poings, une des plus belles pages de son histoire, lui aussi s’étant pris au jeu durant tout le combat, donnant même des conseils !

C’est sans aucun doute un des souvenirs les plus forts car arrivé en bord de ring en expliquant que l’on relayait des infos sur le net n’était pas forcément bien vu et je ne remercierai jamais assez Pascal de m’avoir pris sous son aile. Je n’oublie pas Fabrice Allouche qui était celui qui m’avait intronisé dans cette grande messe parisienne. Merci mille fois encore ! Les photos étaient approximatives, les textes passables mais la passion était déjà dévorante. Si je devais retenir une seule chose de ce combat, ce serait sans aucun doute l’émotion qu’il y a eut avant, pendant et après la confrontation. C’est quelque chose que je vis de temps en temps et qui me ramène à ce Zénith parisien qui avait accueilli en son sein, un match d’anthologie.

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